Pic de l’Agnelin (2740m) par la Combe des Sept Laux

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1500m
Durée :
1 jour

Plus sauvage par ce versant que les topos précédents sur AltitudeRando, cette ascension par la Combe des Sept Laux demande un effort soutenu et une bonne expérience en orientation. Cette randonnée superbe et très sauvage est réservée aux randonneuses et randonneurs aguerris. – Auteur :

Accès

EN VOITURE

  • Départ de la randonnée, du lieu-dit " Cascades des Sept Laux", dans la Vallée de l’Eau d’Olle.
  • De Grenoble, prendre la D.1091 en direction du Bourg-d’Oisans. Passé Gavet, Rioupéroux et Livet, puis prendre à gauche la D.526 en direction d’Allemont et Col du Glandon. Peu après avoir passé le Rivier-d’Allemont, s’engager à gauche sur l’ancienne route du Col du Glandon, plus en service depuis de gros éboulements. Le départ se situe au lieu-dit Cascade des Sept Laux. Poteau directionnel.

Précisions sur la difficulté

  • Dénivelé important, pentes raides.
  • Prévoir le matériel adéquat pour franchir des névés suivant la saison.
  • Sur éboulis, et parmi les gros blocs dans les vallons, et hors sentier, sous le Col de l’Agnelin à partir du Lac de la Sagne.}}
  • * Un casque peut être utile en cas de chutes de pierres.

Les infos essentielles

  • Randonnée effectuée le 30/08/2014.
  • Participant : Patrick et moi-même.
  • Carte : IGN TOP 25 3335 ET Le Bourg-d’Oisans - L’Alpe d’Huez
  • Altitude de départ : 1267m
  • Altitude atteinte : 2740m
  • Horaire : à peu près 9 h00
  • Distance : non défini
  • Dénivelé : 1500m
  • Position GPS du Col de de l’Agnelin
    • Longitude : 6.1°
    • Latitude : 45.225°
  • Balisage :
    • jaune/rouge du GR. Du Tour des Lacs des Sept Laux jusqu’au Lac de la Sagne.
    • aucun pour la suite.

Itinéraire

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LE LAC DE LA SAGNE

Suivre les indications du poteau directionnel, en l’occurrence le Lac de la Sagne. Le panneau ici, indique 2h 00 et 3km 100.

Le sentier remonte contre la falaise, aménagée de mains courantes et d’escalier en béton. Peu après, il remonte en lacets parmi les blocs, avant de franchir à gué le Torrent des Sept Laux.

Il continue sa raide montée en lacets dans la combe, pour franchir à plusieurs reprises son torrent avant d’atteindre un replat à l’endroit même d’une gouille.

Notre sentier découvre soudain le Lac de la Sagne, premier des nombreux Lacs des Sept Laux.

LE LAC DE L’AGNELIN

Le GR. Du Tour des Lacs des Sept Laux se poursuit sur la rive gauche du Lac de la Sagne, donc à droite est.

Laisser le GR. se poursuivre vers le Lac de la Corne, pour s’introduire dans le vallon très minéral derrière l’abri réservé à EDF, qui remonte nord-est.

  • Il y a la possibilité de remonter sur l’arête momentanément pour dominer le Lac de la Corne.

Remonter alors ce vallon très minéral parmi de gros blocs, pour atteindre un premier col sans nom à l’aplomb du Col des Eustaches.

D’ici, poursuivre dans un second vallon tout aussi minéral, pour atteindre un second col sans nom coté 2356m sur IGN, qui lui, domine de quelques mètres le superbe Lac de l’Agnelin.

Descendre parmi les blocs pour prendre pied sur sa rive ouest en quelques minutes.

LE COL DE L’AGNELIN

  • Avant de poursuivre, repérer là-haut le Col de l’Agnelin si la visibilité le permet. Une trouée entre les nuages m’a permis de le localiser à l’est, avant d’effectuer son ascension.

Contourner le Lac de l’Agnelin par la gauche ouest, et en effectuer ainsi le tour.

  • Le tour par l’est est possible je pense également.

Remonter à l’est du lac, une rampe rocheuse sous les falaises. Cette rampe redescend bientôt et donne accès, après avoir franchi un névé persistant d’une combe, aux grandes pentes raides sous le Col de l’Agnelin.

A l’altitude de 2550m au-dessus d’une barre rocheuse, une large vire, donc un replat nous demande de réaliser une traversée vers le nord (grand cairn de pierres droites réalisé par mes soins).

Cette traversée vers le nord, nous permet de localiser le Col de l’Agnelin puisque nous sommes désormais à la base de son dernier éboulis.

La pente est relativement raide, et parmi les gros blocs une nouvelle fois. Puis les derniers mètres demandent un peu de sortir les mains des poches. Voilà le Col de l’Agnelin par ce versant.

LE PIC DE L’AGNELIN

Remonter à gauche sous le fil de l’arête, la roche dévoile ses nombreuses prises. De vire en vire, la grande dalle du Pic de l’Agnelin devient bientôt visible.

Rejoindre alors dès que possible, par une faille dans la dalle munie de bonnes prises et de marches, l’arête sud peu avant le sommet.

Le grand cairn sommital se rejoint facilement.

DESCENTE

Par le même itinéraire.

Ou en traversée, seulement avec une navette de véhicule ou en stop.
ICI OU ICI

DESCENTE PAR LE LAC DU COS

Revenir sur la large vire au cairn des pierres droites. Laisser la descente à gauche vers le Lac de l’Agnelin. Plonger directement dans la Combe de l’Agnelin.

Poursuivre nord-ouest en suivant le vallon de l’Agnelin où coule son ruisseau. Suivre la rive droite du Ruisseau de l’Agnelin, le Lac du Cos est visible en contrebas.

Traverser le ruisseau, pour suivre par une bonne trace la rive est, du Lac de Cos. Cette bonne trace nous guide au Col des Sept Laux à l’extrémité sud du lac pour récupérer le GR. du Tour des Lacs des Sept Laux.

Le GR. descend vers le Lac Jeplan, suivi du Lac de la Corne, pour finalement retrouver le Lac de la Sagne.

LE 30/08/2014

Patrice m’a proposé d’atteindre le Pic de l’ Agnelin, par la combe des sept Laux.

Un parcours à défricher, explorer, découvrir.

C’est en espérant que la brume et les nuages se dissipent, qu’au départ du Rivier d’Allemond (8h40), nous entamons la montée vers le lac de Sagne (7 Laux). Bien qu’encombré de blocs et rochers, le chemin, bien tracé dénivelle vite. Les 800 m sont avalés, ils nous semblent presque faciles : le lac est là...sans ride.

Mais très vite, nous comprenons que le Pic, qui se cache au loin, résistera. Le contraste surgit car nous quittons les rives paisibles pour nous jeter sur une première pente raide, en herbe et rochers, prolongée par un invraisemblable amas chaotique de blocs , fruit de million d’années d’érosion, et de poussées tectoniques.

Sur la plus haute crête, de fiers chamois ,compatissants, nous défient : « pauvres bipèdes, que venez vous violer notre territoire ! » Se souviennent-ils même d’en avoir déjà vus ?

L’arrivée au premier col nous permet de découvrir enfin, le lac de l’Agnelin, lisse, timide, en contrebas.

Au bord du lac, nous convînmes que ce premier épisode ne serait pas notre chemin de retour : trop dur !

Là-bas, sur notre gauche, la brume nous laisse entrevoir parfois le bleu des lacs(Cos ?, Cottenpens ? ) ; le vallon (ou la vallée ) qui y mène sera plus accueillant.

De loin, ce que nous pensons être la combe des 7 Laux n’est qu’un gigantesque éboulis très vertical :
nous ne sommes pas inquiets, mais nous nous interrogeons...comment l’aborder ?

Nous continuons à progresser dans un dédale de rochers, traversons prudemment quelques névés, contournons pointes et éperons rocheux....
Nous y sommes : nous levons les yeux, haut, très haut, pour tenter de voir le col de l’Agnelin qui se dérobe.

C’est raide, très raide ; c’est long, très long, c’est dur, très dur....mais jamais dangereux.

Et puis nous aussi, avec nos 4 pattes au sol (même sans sabots)...c’est parfois devenu plus facile !

L’arrivée au col est joyeuse ; de l’autre côté, le lac de l’âne, la pente est douce ….ce doit être çà, un effort gratuit et inutile, oui, mais,

PATRICE pourra rentrer un nouveau topo sur ALTITUDERANDO !

L’escalade jusqu’au cairn sommital est facile : de gros blocs, de bonnes prises...

Il fait doux, nous pique-niquons, nous observons la crête déchiquetée qui rejoint le pic des Eustaches : nous avons eu la même pensée : nous reviendrons la chevaucher .

C’est le moment que choisit Patrice, pour m’annoncer qu’il avait oublié de me dire, qu’il devait être rentré chez lui (à 85 km du Rivier !) à 19 h pour recevoir sa famille.

Ah, quel farceur !

Mes semelles sentaient déjà le caoutchouc brûlé, mais maintenant, mes pieds allaient gonfler !

La descente fut aussi raide ,longue et difficile.
Mais pour nous récompenser, ZEUS fût magnanime : il écarta les nuages, et le soleil nous accompagna généreusement jusqu’au bout.

En délaissant le lac de l’Agnelin à G, nous rejoignîmes le ruisseau de l’Agnelin, qui dévale les pentes jusqu’au lac de Cos. L’eldorado promis : le GR de pays des 7 Laux n’était pas là, mais de l’autre côté ; pas de chance !

Encore un peu de hors piste...ce retour fût plus long, mais aussi plus agréable, plus doux.

Puis chemin classique par le lac de Sagne , et les 800 m de descente vers le Rivier.

C’est fini, nous remballons vite.Peu de mots : mais la même satisfaction.

Quelle journée : du brut, du rude, de la solitude, un silence total, une orientation parfaite, un rythme bien soutenu, un parcours inconnu découvert, aucune erreur ou bégaiement : 100% réussite : merci.

Dernière modification : 7 juin 2018
Pic de l’Agnelin (2740m et 2714m) par le Vallon de l’Âne

A propos

Auteur de ce topo :

"va avec confiance dans la direction de tes rêves, vis la vie que tu as imaginé". "Laisse ton esprit s’évader et tes pieds suivre tes rêves".

Topo publié le 31 août 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

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