Plateau de la Molière - Charande (1709m) par Roche Rousse et l’Échelle

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
770m
Durée :
1 jour

De tous les itinéraires menant à l’alpage de la Molière, celui passant par la crête du Peuil et l’Échelle (ou Pas de la Lose) est sans doute le plus sauvage et le plus ludique. Solitude garantie donc avant de rencontrer l'éventuelle foule dominicale du sommet. – Auteur :

Accès

  • Des Jaux (commune d’Engins), grimper une route passant devant la ferme des Rapilles (vente de fromages). Se garer au prochain carrefour (panneau « Rivet »).
  • Transport en commun : Bus Transisère n° 5100 arrêt "Engins les Jaux". Horaires sur www.transisere.fr

Précisions sur la difficulté

Les dalles calcaires de l’Échelle se surmontent facilement si l’on suit scrupuleusement le balisage en place. Cette varappe est toutefois déconseillée aux personnes sensibles au vertige et par temps humide.

Itinéraire

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  • Carte : IGN TOP25 3235 OT Autrans-Gorges de la Bourne
  • Tracé IGN
  • Altitude départ : 939m
  • Altitude arrivée : 1709m
  • Durée : 4h

Précautions

Prudence en période de chasse dans les environs du pas des Cuchettes vu que ce coin est très prisé pour cette activité.

Descriptif

Grimper l’étroite route de la Grande Combe se terminant à la ferme du même nom. Un chemin balisé jaune/vert part alors à sa droite (panneau "GR" en en bois à son départ) devenant un magnifique sentier en balcon . Mais on doit l’abandonner à la combe Bayard peu avant une piste forestière crée en 2011. Emprunter alors une bonne sente sur la gauche qui en retrouve une autre au niveau d’une clairière.

Dominant la Grande Combe, elle nous fait découvrir tout en grimpant doucement le pré du Chant du Pin, le passage de la Pioche, et un beau promontoire accessible par la rustique passerelle à Bébert. On finit donc par déboucher au belvédère de Roche Rousse, où la vue est remarquable sur les escarpements de la Grande Combe.

Poursuivre la crête du Peuil et, après un col, remonter jusqu’au pied de la falaise qui nous sépare du plateau de la Molière. En la longeant à droite sur quelques mètres, on découvre un panneau indiquant le passage dit de l’Échelle *, plus communément connu sous le nom du pas de la Lose. Se fier alors à des marques vertes, et parfois orange, qui nous invitent tout d’abord à escalader des dalles de lapiaz bien inclinées. Suivre ensuite une vire exposée sur la droite qui nous amène à remonter une raide trace dans les pentes herbeuses puis dans une ceinture forestière.

On arrive ainsi au plateau de la Molière, où en partant nord-ouest tout d’abord hors sentier, on rejoint le col bien marqué du pas de Tracollet. Suivre alors une ligne de crête débonnaire plein sud, entre clairière et forêt, pour arriver au sommet panoramique de Charande.

Continuer toujours cette reposante crête plein sud, avec plus de sous-bois mais offrant toujours par moment cette vue unique sur les Alpes. Arrivé à la brèche du pas de l’Ours, rebasculer côté plateau de la Molière pour déboucher rapidement au gîte de la Molière et sa bergerie.

Ensuite, pour la redescente sur Engins, les itinéraires classiques et parfaitement balisés sont celui de ce topo ou celui, plus au nord, du bois des Clapiers. Mais j’ai un coup de cœur pour cette ancienne sente pour mules qu’est le pas des Cuchettes.
Son départ n’est pas évident à trouver : on ne découvre la sente que 100 m vers le sud-est après le gîte précédemment cité au-dessus d’un bosquet d’arbres (cf.cette photo). Après une chicane, elle passe brièvement par une vire facile à proximité des Rochers de la Grande Combe puis descend tout en douceur jusqu’à un col boisé.

Dévaler alors plein sud une combe aérée pour retrouver le chemin classique issu de la Montagne de la Graille à la cote 1329m. Le suivre alors à gauche pour gagner le hameau des Merciers. De là, vers le nord, poursuivre un nouveau chemin bien balisé jaune/vert ** passant par le calvaire de la Madone puis se terminant à notre point de départ.

* Ce genre d’artifice existait en ce lieu autrefois pour faciliter l’accès au plateau de la Molière, d’où le nom.

** Peu après la croix en acier des Merciers (500 mètres après le hameau du même nom), on peut s’amuser en 30mn à longer - plein sud, hors sentier et en aller-retour - la base de barres rocheuses. On aboutit à une courte vire exposée où l’on peut découvrir deux belles aiguilles rocheuses dominant les gorges d’Engins et, plus précisément, la combe de Chenevoye.

Remerciements

Aux cantonniers de la sente de Roche Rousse, ayant tracé avec amour ce magnifique itinéraire. Le randonneur de passage peut d’ailleurs laisser ses impressions dans l’un des livres d’or protégés dans un bocal en verre. Il est caché dans l’une des failles de la crête du Peuil, mais encore faut-il le trouver…

Dernière modification : 25 juillet 2018
Tour des gorges d’Engins et crète de la Molière

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 11 octobre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

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  • par Le 12 octobre 2013 à 14h21

    Bizarre cette empreinte, y a-t’il une explication car sur le plan géologique ça ne semble pas cohérent (pour ce qui est de mes connaissances et elles sont limitées !)

  • par Le 12 octobre 2013 à 17h53

    Il est fort problable que c’est l’œuvre d’un graveur attaché au pas de l’Ours et ses environs.

  • par heremeLe 13 octobre 2013 à 16h31

    L’ursus spelaeus, proche de l’ours moderne (l’ours brun et l’ours des cavernes ont cependant co-existé) est apparu vers -125000 et s’est éteint vers -12000 ans. Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une empreinte fossile. Question : comment imprimer une empreinte d’ours dans une roche datant de -130 à - 110 M d’années (urgonien) ?

    Mais dans les curiosités humano-géologiques, certains ont prétendu, avoir trouvé, en 1968 à Antilope Spring - Utah, des empreintes humaines dans des roches datant de 300 M d’années (qui plus est empreinte de pied chaussé d’une sandale, avec talon plus usé que le reste de la semelle)

    En 1976, on a découvert dans le lit de la rivière Paluxy (Texas) des traces de dinosaures. L’authenticité de ces traces le long de la rivière n’est pas contestée.
    Cependant, là où les paléontologues ne sont plus d’accord, c’est que ces traces sont accompagnées d’empreintes humaines.Mais une fraude a été révélée : plusieurs personnes de la région ont avoué avoir sculpté des empreintes humaines pour les vendre aux touristes pendant la crise de 1930.

    Ou alors c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours en 1937 qui a (bien) gravé cette empreinte ?

    Le dernier ours du Vercors aurait été aperçu (officiellement), de manière authentifiée, en 1937 au NO de Saint-Martin-en-Vercors (Marcel Couturier, L’ours brun dans les Alpes françaises - Revue de géographie alpine. 1942, Tome 30 n°4. pp. 781-790).

  • par Le 4 novembre 2013 à 12h49

    Salut Denis, bravo pour le topo de notre belle région. Sais tu que tu peux passé ces aiguilles, une belle vire contourne la falaise et il y a possibilité de sortir vers le hameau Les Merciers ?

    http://www.bivouak.net/topos/course.php?id_course=3722&id_sport=2

    Je possède des photos de cette vire.

    patrice

  • par Le 4 novembre 2013 à 13h38

    Oui, j’ai pu voir ta sortie sur bivouak après avoir réalisé cet aller-retour aux deux aiguilles. Mais ce sera une bonne occasion d’y retourner en visitant également le fond de la combe de Chenevoye.
    En face, côté pas de la Corne/pas du Curé, il y a aussi quelques surprises à découvrir comme la belle arche d’Engins que tu dois sûrement connaitre, mais une autre (surprise) assez étonnante qui nécessite de sortir la corde. Mais je n’en dis pas plus...

  • par Le 4 novembre 2013 à 13h54

    Oui l’arche d’Engins, j’en ai entendu parler mais je ne suis jamais monter la voir. Il y a beaucoup de choses à voir.

    N’en disons pas plus Denis.

  • par SalantLe 5 novembre 2013 à 20h03
  • par Le 6 novembre 2013 à 11h58

    C’est juste la première partie de la balade qui est en vidéo... mais bon, je chipote. En tout cas, merci beaucoup Antoine pour ce lien.

  • par SalantLe 6 novembre 2013 à 17h33

    C’est vrai, car je décris une autre boucle permettant de faire Charande Nord avec descente par le pas Du Tracollet. Voir la Vidéo
    http://www.matvpratique.com/video/1607-charande-nord-1709-m-vercors

  • par SylvianeLe 16 septembre 2014 à 22h19

    Je reviens de l’Arche d’Engins, mais je n’ai pas grimpé aujourd’hui jusqu’à la "surprise" de la vire supérieure. Je peux éventuellement donné quelques informations à des grimpeurs intéressés et respectueux des lieux.

  • par sammgratteLe 2 juin 2015 à 19h15

    Bonjour, j’ai fait la balade ce week-end, super paysage qui s’enrichit toute la montée. Bien mieux qu’une montée dans une tranchée de forêt. Par contre je confirme qu’il faut littéralement monter le pas de la lose en passant SOUS le panneau . . . et SE FIER aux peintures (il ne reste que les points oranges) Sinon attention aux personnes sujettes au vertige ou peu agiles, le rocher peut impressionner, sans véritable risque.

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