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Pointe Blanche (2438m), par le passage Pellier

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
850m
Durée :
5h

Le passage Pellier est un raide couloir traversant la barre sommitale de la Pointe Blanche, permettant d'accéder au sommet de celle-ci depuis le haut de la combe de Balafrasse. Ce passage est particulièrement utile pour ceux qui font la traversée de la chaîne du Bargy. Il peut aussi servir de voie d'ascension alternative à la Pointe Blanche, que ce soit depuis l'hyperfréquenté lac de Peyre, ou alors après le parcours du crêt de Balafrasse, itinéraire difficile beaucoup plus sauvage et esthétique. – Auteur :

Accès

Cluses ou Bonneville - Le Reposoir ou le Grand Bornand - Col de la Colombière. Grand parking le long de la route au sommet du col, souvent encombré les weekends d’été.

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Précisions sur la difficulté

Le passage Pellier est un raide couloir rocheux et par endroits terreux ou gravilloneux. La partie la plus raide et difficile fait environ 30m, au niveau de la grotte. La grimpe n’y est pas difficile, le rocher offrant en général de bonne prises (quelques pas de II). Sans être vraiment aérien, il est tout de même assez exposé. Si une corde fixe permet de faciliter le passage, celle-ci est usée et peu sûre, mieux vaut ne pas s’en servir (été 2019).

Ne pas négliger les difficultés de la descente de la Pointe Blanche par les autres itinéraires.

Le passage Pellier et surtout l’itinéraire de descente de la Pointe Blanche par le col du Rasoir (en amont et en aval du col) sont exposés aux chutes de pierres. Attention à la présence de nombreux bouquetins et aux autres personnes engagées dans ces itinéraires.

Les infos essentielles

  • Altitude départ : 1613m.
  • Altitude sommet : 2438m.
  • Horaire : 5h (depuis le col de la Colombière).
  • Carte : IGN TOP25 3430ET La Clusaz - Le Grand Bornand.

Période

Praticable en conditions estivales, quand la neige a libéré le passage et les pentes raides de son accès (en général à partir de mi-juin). Terrain sec souhaitable.

Itinéraire

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Ascension

Le départ du passage Pellier s’atteint de plusieurs manières.

Par le lac de Peyre

Depuis le col de la Colombière, un sentier très fréquenté l’été monte rapidement au lac de Peyre en passant par le chalet de la Colombière (topo).

Depuis le lac, partir hors-sentier vers le sud-ouest au plus facile pour rejoindre une grande croupe herbeuse. Remonter cette croupe herbeuse jusqu’à venir buter sur les contreforts de la Pointe Blanche.

Par le crêt de Balafrasse

Cette option est la plus esthétique pour atteindre la Pointe Blanche depuis le col de la Colombière par un itinéraire sauvage et soutenu sur une bonne partie de sa longueur.

L’option la plus esthétique consiste à remonter le crêt proche du fil dans son intégralité depuis sa base au dessus du chalet de la Colombière (topo).

Une option plus facile consiste à rejoindre le crêt depuis une combe secondaire au départ des rochers d’escalade à la base du crêt de la Pointe Blanche (topo).

Après avoir franchi le sommet 2134m du crêt, on le poursuit en direction d’un autre petit sommet, puis jusqu’à venir buter sur les contreforts de la Pointe Blanche.

Depuis le col de Balafrasse

Ceux qui ont fait la traversée des crêtes de Balafrasse pourront rejoindre le passage depuis le col de Balafrasse en descendant quelques dizaines de mètres dans le pierrier sous la Pointe Blanche et ensuite traverser au mieux ce pierrier parfois malcommode vers le sud pour rejoindre le haut de la croupe herbeuse butant sur les contreforts de la Pointe Blanche.

Le Passage Pellier

Remonter la croupe jusqu’au plus haut de sa partie herbeuse pour atteindre une vire rocheuse et caillouteuse s’élevant à droite dans la base de la falaise (facile, mais attention aux graviers).

On se retrouve sous un raide couloir menant à une petite grotte. Remonter ce couloir très raide sur le haut. Une vieille corde fixe confirme l’itinéraire, mais a clairement passé sa date de péremption, si possible ne pas l’utiliser. On évitera les ressauts terreux du fond du couloir pour préférer grimper le rocher assez prisu de son rebord droit, ou éventuellement gauche.

Une fois atteint la grotte (croix en mémoire d’Alexis Pellier, chasseur de chamois et découvreur du passage), il faut partir dans une courte traversée exposée sur la gauche pour rejoindre la suite du couloir. Ne pas utiliser la corde complètement usée, mais se fier aux bonnes prises sur le rocher.

Escalader le raide couloir (vieille corde et vieux câble douteux, quelques pas de II). La pente diminue et une rampe rocheuse fait suite, plus facile (les graviers ne devraient pas poser trop de problèmes à la montée). Après une dernière dalle rocheuse facile, on sort du couloir par une petite sente basculant sur le versant sud-est de la Pointe Blanche.

Rejoignant la sente en provenance de la crête sud-est, il n’y a plus qu’à terminer la montée en direction du sommet tout proche.

Descente

La descente du passage Pellier est faisable mais délicate, notamment sans l’aide de la corde fixe tant que celle-ci n’a pas été remise à neuf. Il est aussi fortement souhaitable d’avoir déjà parcouru l’itinéraire à la montée pour en connaitre les points de passage.

L’itinéraire le plus direct, et peut-être aussi le plus facile pour retourner au col de la Colombière est celui de la crête sud-est (topo). Si on souhaite revenir au lac de Peyre sans passer par le passage Pellier, il faut également descendre cet itinéraire jusqu’à rejoindre le plancher de la combe en amont des rochers d’escalade, puis remonter cette combe au mieux pour rejoindre la croupe herbeuse qui définit son rebord supérieur, au niveau d’un petit collet.

L’option habituelle pour redescendre de la Pointe Blanche est de descendre au col du Rasoir, puis dans la combe du Rasoir en direction du col de la Colombière (topo). C’est l’itinéraire le plus fréquenté, pas trop difficile, si ce n’est un ressaut délicat à franchir juste au dessus du col, puis une raide sente déversante en terre gravillonnée juste en dessous le col. Cet itinéraire est également le plus exposé aux chutes de pierres au dessus et en dessous le col, en raison de la fréquentation et de la possible présence de bouquetins. L’avantage de cette itinéraire est d’offrir la possibilité de faire l’ascension du Jallouvre en aller-retour depuis le col.

Détail de la sortie du 29 juillet 2019

Le passage Pellier, un "petit détail" qui manque à ma collection de voies d’ascension dans la magnifique chaîne du Bargy... Une météo correcte, un après-midi de disponible, bon, cette fois on s’y colle... Bien sûr, on va effectuer l’ascension par le crêt de Balafrasse, itinéraire reconnu l’année passée, histoire d’effectuer un parcours "intéressant" sur une bonne partie de sa longueur, et éviter les embouteillages estivaux sur le sentier du lac de Peyre.

Départ du col de la Colombière vers 14h. Les embouteillages estivaux, ils sont déjà là. Heureusement l’heure relativement tardive permet de profiter de places de parking qui se libèrent déjà sans avoir à se garer quelques kilomètres plus bas le long de la route du col.

On monte vite au chalet de la Colombière, puis à l’attaque du crêt. Et enfin c’est parti, sur un des beaux rochers de lapiaz agréables et ludiques à grimper, s’éloignant de la foule en prenant rapidement de l’altitude. Ambiance sonore "vacances à la montagne" provenant de la foule avec enfants, des meuglements, bêlements, et autres sonnailles... Pour autant, ici on est vraiment seul sur cet itinéraire.

On rejoint la partie herbeuse du crêt couvert de joubarbes en fleurs qui semblent avoir apprécié la canicule de ce début d’été. Les cumulus se font de plus en plus présents, vont et viennent, plongeant par intermittence le décor dans le brouillard. On aborde finalement la principale difficulté du crêt, le ressaut puis le fil rocheux dans le brouillard. Pas d’inquiétudes, le précédent parcours a été fait en conditions quasi-hivernales. D’ailleurs, le bruit de fond "colonie de vacances" provenant du versant lac de Peyre a vite fait d’atténuer l’ambiance austère du lieu.

Fin provisoire de difficultés sur la tranquille croupe herbeuse dominant le lac de Peyre. Une pause s’impose, histoire d’attendre que les nuées se trouent pour laisser apparaître les falaises de la Pointe Blanche, et de pouvoir faire quelques photos autres que de brouillard pour illustrer le topo.

On aborde le passage Pellier. La première vire est beaucoup plus commode que de visu vu d’en bas. Puis vient le couloir montant vers la grotte. La corde fixe qui s’y trouve est vieille, on va éviter de tirer dessus et faire confiance aux bons rochers sur le bord permettant d’éviter de trop mettre les pieds dans la terre humide et glissante du fond du couloir. Juste un tour de bras autour de la corde, au cas où...

Voici donc la grotte. On poursuit dans la traversée exposée. Ici la corde est carrément abîmée, on ne va pas la toucher du tout et se donner la peine de chercher toutes les prises disponibles sur le rocher, il y en a largement assez. Puis la montée dans la deuxième partie du couloir, encore une escalade facile mais exposée sur de bons rochers, on ne s’éloigne pas trop du vieux câble au cas où...

Enfin, la rampe... Elle est beaucoup plus facile que ce que laissaient penser les descriptions, les graviers ne sont pas trop gênants. Puis la dernière dalle pour sortir de la rampe, suivi d’une petite sente pour basculer sur l’autre versant de la Pointe Blanche... Voilà, le passage est déjà passé.

Retour en terrain connu. Ici aussi, c’est la foule estivale des grands jours, mais en version quadrupèdes à cornes. On monte vite les dernier mètres en direction du sommet, qui semble baigner dans la lumière juste au dessus des nuées poussées par le vent...

Et voilà le sommet. La vue est magnifique, à peine plus haut que le sommet des nuages qui défilent en grosses masses cotonneuses. Superbe spectacle qui d’ordinaire durant la période estivale est un privilège réservé aux randonneurs matinaux. Un gros nuage est accroché au sommet du Jallouvre, qui semble faire office de "brise-nuages" permettant à la Pointe Blanche de rester entièrement dégagée. Pause photos puis casse-croûte, sieste...

18h. Bien plus d’une heure passée au sommet, on va commencer à descendre. Direction le col du Rasoir. Enfin le Jallouvre commence à se dégager des nuages. Il est plus que tentant d’y faire un tour, ne serait-ce que pour profiter de l’ambiance particulière de ces nuées qui défilent entre masse cotonneuses et trouées de soleil colorées... Crête du Rasoir, vire de la Cravate, puis un peu de grimpette pour arriver au sommet. Toujours cette vue magnifique des sommets entourés de masses cotonneuses discontinues encombrant les vallées, cette fois avec plus de couleurs dans le soleil descendant, nouvelle grosse pause...

Le vent tourne au sud. Les nuages qui semblaient se dissiper repassent à la charge et enveloppent le sommet de leur masse cotonneuses défilant dans le vent et laissant transparaître le soleil par intermittence. Mais ça ne va pas durer, le soir arrive, les cumulus vont s’y plier...

Effectivement, ça se dégage... 20h, encore quelques photos puis on commence tranquillement la descente tout en couleurs. On ira attendre le coucher du soleil sur la crête du Rasoir pour quelques dernières photos, avant de plonger dans la lugubre combe du Rasoir qui, après quelques passages un peu scabreux sur des dévers terreux, se laisse agréablement dévaler dans les éboulis. Descente tranquille dans la nuit arrivante, fin de la balade vers 22h au col de la Colombière qui a retrouvé son calme total.

Dernière modification : 1er août 2019
Pointe Blanche (2438m), par la crête sud-est

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Randonnée réalisée le 29 juillet

Topo publié le 3 août

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 3 août à 16h33

    Belle escapade ! Je connais cet itinéraire d’un autre Pascal (Sombardier, une fois n’est pas coutume !)
    Sacré ambiance sur les photos avec tous ces nuages !

  • par Le 4 août à 10h19

    Beau spectacle lorsque les nuages se dissipent on en prend plein les yeux, superbe sortie !

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