Pointe d’Orny (3269m)

Difficulté
Difficile
Dénivelé
1770m
Durée
1 jour
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Avertissements et Droits d'auteur

Une randonnée qui offre la satisfaction de gravir un beau sommet et le privilège de pénétrer dans l'univers de la haute montagne, avec un panorama sublime sur le plateau glaciaire du Trient et les cimes qui le bordent : Aiguille du Tour, Aiguille Purtscheller, Grande et Petite Fourches, Aiguilles Dorées...

Accès

  • De Martigny, emprunter la route du Grand Saint-Bernard (n° 21 / E 27), vers Sembrancher.
  • Après 3 km, aux Valettes, tourner à droite vers Champex-Lac.
  • Stationner sur l’immense parking aménagé 500 mètres environ avant le village, au col de Champex (départ du télésiège de la Breya).

Précisions sur la difficulté

  • Final un peu raide, avec nécessité d’utiliser les mains
  • Longueur et dénivelé non négligeables... Sauf à prendre le télésiège de la Breya (19 CHF aller-retour, tarif 2017), mais qui ne démarre pas avant 8 heures.
  • Il est possible de réaliser la randonnée sur deux jours en passant la nuit soit à la cabane d’Orny (2831m), soit à la cabane du Trient (3170m) -étant entendu que le terme de "cabane" désigne un refuge parfaitement moderne. Au lever du soleil, la vue sur le plateau glaciaire du Trient doit être inoubliable.
  • Cabane d’Orny
  • Cabane du Trient

Les infos essentielles

  • Swisstopo CN25 1345 "Orsières" (échelle 1/25000ème / En ligne : Swisstopo, un peu l’équivalent de notre Géoportail
  • Altitude minimum : 1498m
  • Altitude maximum : 2369m
  • Distance : environ 20km
  • Horaires : compter entre 7 et 9h00
  • Balisage : bleu et blanc jusqu’au refuge du Trient

Itinéraire

Du départ du télésiège (Breya 1), prendre la route de l’Arpette.

Après 600 mètres environ et un coude à gauche, prendre le sentier de la Breya (panneau), qui s’élève en forêt sur une crête, puis, en lacets, traverse à de multiples reprises un ravin raide et pierreux. Quand la pente s’adoucit, le sentier atteint un autre télésiège (Breya 2) puis se maintient en fond de thalweg jusqu’à ce qu’il rejoigne une piste de ski. Remonter celle-ci jusqu’à la gare d’arrivée des deux télésièges, au pied de l’arête nord-est de la Breya.

Prendre le sentier qui, bien visible et parfaitement balisé, part sur cette arête en direction d’une croix puis bascule dans le versant est de la Breya.

Commence alors une très agréable promenade en balcon au-dessus de la Combe d’Orny, qui se resserre peu à peu.

Vers 2450m, au pied d’un verrou glaciaire, on atteint le replat où naît le torrent du Darbellay. La pente se redresse ensuite, sous les contreforts de l’Aiguille de la Cabane (un vrai de vrai "presque 3000" : 2999m... pas de bol...).

Passé ce verrou, le sentier épouse le fil d’une moraine et longe, d’un côté, le lac d’Orny, caractérisé par sa belle et inattendue couleur verte, de l’autre, la langue du glacier d’Orny. Il quitte cette moraine pour gravir le promontoire où a été installée la cabane d’Orny (2831m). Celle-ci domine un second lac glaciaire, d’un bleu aussi profond que le vert du précédent, mais que personne, apparemment, n’a songé à baptiser.

Le chemin contourne ce lac par la droite, puis, par la gauche, l’éperon rocheux formant la base de l’Aiguille d’Orny. Dans le pierrier qui s’ensuit, il se fait plus discret, mais l’itinéraire est parfaitement balisé. On atteint un laquet, au pied d’un cirque rocheux que surmonte une croix blanche. Sauf à passer par le glacier (moins pentu mais très crevassé à cet endroit), il faut gravir ce dédale de rochers. C’est assez raide mais sans danger, et la vue est de plus en plus belle.

Enfin, on arrive à la cabane du Trient (3170m), environnée de singulières sculptures de Nikola Zaric (1961-2017), représentant des créatures mi-femmes mi-bêtes (mais sans inspiration mythologique).

La suite de l’itinéraire, jusqu’au sommet de la Pointe d’Orny, est à trouver soi-même. Il y a plus ni sente, ni balisage, seulement quelques cairns épars et pas forcément fiables. Il faut longer l’arête sud, sans chercher à en gagner le fil, puis cheminer au mieux dans la face sud parmi les gros blocs, heureusement stables. Les mains doivent être sorties des poches, mais ça n’est pas bien difficile et, du refuge, l’ascension demande à peine une vingtaine de minutes.

Au sommet, vue à couper le souffle.

Descente par le même itinéraire.

Dernière modification : 13 décembre 2017