Pointe d’Udine (3019m) et Pointe de Venise (3096m)

Difficulté
Difficile
Dénivelé
1450m
Durée
1 jour
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Avertissements et Droits d'auteur

Le Viso est une montagne fascinante à bien des égards, mais sa masse imposante fait ombrage aux autres cimes qui ne manquent pourtant pas d'attrait. Sur la ligne de crête déchiquetée qui marque la frontière entre l’Italie et la France, les pointes d’Udine et de Venise méritent d'être conquises.

Accès

  • Secteur : Haut-Guil et Parc Naturel Régional du Queyras.
    Direction Guillestre, Abriès et Ristolas par la D.947.
    Laisser à droite le parking de l’Echalp. Poursuivre en empruntant la piste qui mène au parking de la Roche Écroulée.

Précisions sur la difficulté

Pointe d’Udine : randonnée alpine avec quelques escarpements rocheux dans le final.
Pointe de Venise  : la véritable cime requiert un peu d’escalade facile mais aérienne (2b/2c). Le bastion rocheux étant équipé, un brin de corde permet d’accéder au sommet sans encombre.
Au-delà du Bivacco Venezia (3080m), le terme "randonnée" n’est plus adapté.

Les infos essentielles

  • Cartographie : IGN TOP25 3637OT Mont-Viso
  • Altitude des points culminants :
    • Pointe d’Udine 3019m
    • Pointe de Venise 3096m
  • Distance du parcours (A/R) : environ 21km
  • Dénivelée cumulée : 1450m
  • Balisage : pléthorique (jaune et/ou rouge et blanc)
  • Date de sortie : août 2017

Itinéraire

Réserve naturelle de Ristolas : zone interdite au camping. La randonnée hors sentier y est également interdite. Le trajet décrit par ce topo emprunte les sentiers balisés.

Marche d’approche - le lac Porcieroles

Départ : parking de la Roche écroulée (1787m)

Du parking, emprunter le sentier qui mène au grand Belvédère du Viso (poteaux indicateurs). Quelques escaliers en rondins de bois ainsi qu’une passerelle agrémentent le parcours.

Rejoindre la piste interminable que l’on quitte après quelques kilomètres en lui préférant le sentier pédestre (alt.2039m). Atteindre le grand Belvédère du Viso (2133m).

Poursuivre par le sentier muletier qui grimpe à flanc de montagne. Vers 2437m, laisser à main gauche le sentier qui prend la direction du Col de la Traversette. S’orienter sud-est pour rejoindre le Refuge du Viso (2460m).

De suite après le refuge, bifurquer à gauche en abandonnant le GR de Pays. Passer à proximité d’une bosse (cairns). Sur un terrain devenu rocailleux, suivre la sente qui s’infléchit progressivement à l’est.

Atteindre les eaux limpides du petit lac Porcieroles entouré de sa gangue minérale (2630m).

Vers le col du Porc

Grimper vers l’est par des pentes d’éboulis devenant de plus en plus escarpées.
Repérer une brèche profonde : c’est le fameux couloir du Porc !

  • Le balisage pléthorique : « Si des esprits chagrins, dont je fais partie, pourraient considérer que la wilderness en a pris un sale coup, reconnaissons que ça aide »

Abondance du balisage : blanc et rouge, jaune au choix... là où quelques cairns auraient suffi !

C’est parti pour une montée franche dans une pente d’éboulis plutôt redressée. Le port du casque est conseillé. Plus haut, le franchissement d’un ressaut rocheux est facilité par des marches en fer.

Monter la dernière rampe moins rude où serpentent de vagues traces. Le col du Couloir du Porc est tout proche (2918m).

La Pointe d’Udine (Punta Udine)

Historique (guide Vallot) : « Elle fut tardivement conquise en 1899, par Giuseppe Perotti guidant un certain Morassutti qui la baptisa en hommage à sa ville d’origine. »

Du col, remonter le pierrier de la crête nord-ouest (traces jaunes). Un escarpement rocheux se franchit en posant parfois les mains.
L’étroit pic (3019m) est orné d’une sempiternelle croix.

La vue qui s’étend du Viso à la plaine piémontaise mérite à elle seule le voyage. C’est troublant, car le Refuge Giacoletti semble se trouver à l’aplomb de la paroi. Ils n’ont peur de rien !

La Pointe de Venise (Punta Venezia)

Historique (guide Vallot) : « Son toponyme est dû à Ubaldo Valbusa et la première ascension notable à des géomètres topographes qui travaillaient pour les états sardes au milieu du XIXème siècle. »

Repérer une sente ténue qui traverse le dévers (nord-ouest). La trace cairnée atteint une ligne de crête que l’on franchit par un ressaut. Poursuivre au mieux en tirant plein nord jusqu’à l’antécime (3080m).

Sur un replat se trouve le Bivacco Venezia. Anciennement militaire, le minuscule abri se niche sous la cime.
Ce refuge de fortune offre une belle occasion de tester le charme du bivouac à l’italienne...

Le bastion rocheux : la véritable cime ne peut être atteinte qu’au prix d’une petite escalade. Le terme "randonnée" n’est alors plus adapté.
Passer par une vire équipée sur le versant italien. Escalader les blocs qui se présentent pour atteindre une faille (2b spits). Le dernier pas, plus aérien, est pourvu de bonnes prises (2c).
Sommet équipé pour un rappel à la descente.

Même trajet pour le retour.
Pour ceux qui trouveraient cette ascension longue à la journée :

  • Le Refuge du Viso se trouve à quelques encablures des deux cimes.
  • La longue piste peut être parcourue à vélo dès le début de la randonnée (variante).
Dernière modification : 19 septembre 2017

Photos « Pointe d’Udine (3019m) et Pointe de Venise (3096m) »

Belvédère du Viso. (au retour) Le Refuge du Viso. Vers l'Asti. Le petit Lac Porcieroles. Vers le Col du Porc. Le début de la grimpette. Dans le couloir. Passage équipé. Le couloir pierreux. Le Col du Porc. Udine nous tend les bras. Le sommet d'Udine. Le Roi de pierre. Punta Venezia est juste en face. Oufff... Le Refuge Giacoletti ! La descente du final escarpé. C'est parti pour Venezia. L'antécime de Venise. L'abri de fortune. Deux italiens très sympas vont y passer la nuit... Du cinq étoiles ! Dans la vire sous le bastion. Le final aérien. Dans la faille. Le sommet de Venise. La vue sur Granero et Meidassa. Dalle équipée. Un air de famille avec celui du Massour. Le pano pour «les nuls». Vue de Losetta. Sur la droite, toute la chaîne frontalière vue du Viso (photo 2009).