Pointe de Chavasse (2012m), par la crête sud

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
520m
Durée :
demi-journée

Un petit itinéraire esthétique et sauvage pour monter à la Pointe de Chavasse... Avec quelques passages raides et aériens, à réserver à ceux qui ont le pied sûr sur les terrains à chamois. – Auteur :

Accès

Bonne ou Bonneville - Mieussy ou Taninges - Station de Sommand ou de Praz-de-Lys - col de la Ramaz, parking près de la route au niveau du télésiège des Pierres Rouges.

Itinéraire

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  • Altitude de départ : 1559m.
  • Altitude du sommet : 2012m.
  • Durée : 3h30.
  • Carte : IGN TOP25 3429ET Bonneville - Cluses - Faucigny.

Période

Praticable en période estivale, lorsque la neige a dégagé les crêtes de la Pointe de Chavasse, ainsi que la raide combe de descente vers le chalet Blanc, en général à partir de fin mai. Terrain sec fortement souhaitable.

Difficulté

Le parcours de la crête sud n’est quasiment pas tracé, si ce n’est quelques sentes à chamois peu marquées. Il comporte quelques passages de grimpe facile, ainsi que des passages aériens exposés au dessus de pentes raides. Le passage le plus délicat est une courte traversée descendante dans un raide mixte rocher et herbe où un pied sûr est nécessaire. Une corde peut être utile pour assurer les moins aguerris. Plus haut, un raide couloir herbeux se remonte facilement, mais avec précaution. La descente s’effectue sur sentier.

Itinéraire

Du col de la Ramaz, repérer le chemin se dirigeant vers le nord-est en direction du chalet Blanc, et prendre le sentier peu marqué s’élevant progressivement en traversée dans la pente herbeuse juste à gauche. Ce sentier se fait plus raide en remontant des chaos rocheux en forêt. Il rejoint une raide clairière que l’on remonte.

Lorsque la pente s’adoucit, quitter le sentier pour revenir vers le sud. On rejoint une sente à moutons qui remonte une large rampe herbeuse permettant de prendre pied sur les gazons situés sous la crête. Poursuivre la sente en traversée plus ou moins horizontale pour rejoindre la crête, couverte de quelques sapins. On peut poursuivre vers l’ouest jusqu’à l’extrémité de Pierre Rouge pour la vue sur la plaine de Sommand.

Suivre la crête vers le nord. Les premiers ressauts rocheux se contournent par la droite dans l’herbe. Les suivants se grimpent facilement proche du fil. On poursuit ainsi la montée par une série de petites bosses.

On finit par aboutir au sommet d’un raide ressaut. Pour le franchir, il faut désescalader à droite une raide pente de rocher et d’herbe exposée en traversant sous le fil. Le passage est assez délicat et il faut bien assurer les prises, d’autant plus que certaines roches peuvent parfois se desceller.

On revient ensuite sur le fil encombré de quelques sapins pour une section plus facile. Ensuite, un court passage en rasoir se traverse par le flanc gauche juste sous le fil. Puis, après une dernière bosse facile, la crête herbeuse devient large et débonnaire.

On bute sur un dernier ressaut. Après avoir contourné la première bosse par une traversée sur la gauche, on remonte une raide pente herbeuse assez facile, mais qui demande tout de même un peu d’attention. Finalement, après une courte partie herbeuse presque horizontale, on rejoint le sentier habituel qui mène au sommet.

La descente s’effectue facilement par le raide sentier menant au col de Vésinaz, au chalet Blanc, puis finalement par la piste ramenant au col de la Ramaz. Cependant, ce qui veulent prolonger la journée pourront monter, depuis le col de Vésinaz, à la Pointe de Chalune, par la belle sente de la face sud.

Détail de la sortie du 2 novembre 2015

Midi à Sommand, à la recherche d’inspiration pour profiter ce cette journée d’automne absolument magnifique... Cette crête dominant la plaine entre Pierre Rouge et la Pointe de Chavasse peut-elle se parcourir ? Je n’avais rien lu à ce sujet, profitons-en pour aller voir...

Montée rapide par la sente faisant un large crochet en direction des crêtes de Pierre Rouge. On improvise un peu l’itinéraire, mais les sentes à moutons facilitent la tâche...

Puis on aborde la crête elle-même. On contourne les premiers rochers, puis on grimpe sur le fil. Il faut parfois mettre un peu les mains, mais rien de difficile pour l’instant. Cependant, la crête est finalement plus complexe que l’impression qu’elle donne vue de loin. Pas de sente pour faciliter le parcours...

Soudain, le rocher de la crête s’effile au dessus d’un ressaut qu’il va falloir franchir. Hésitations... Je ne suis pas certain que ça passe, étant donné qu’il n’y a pas de sente sur cet itinéraire qui ne semble décrit nulle part... La seule manière de passer semble être de descendre et traverser dans ce raide versant exposé d’herbe et de rochers... Ces derniers permettent tout de même d’assurer un peu les prises. L’ombre du versant contribue à l’ambiance austère, mais heureusement le terrain est sec et on franchit finalement le passage sans encombres...

Le parcours redevient un peu plus facile, soit sur le fil ou en petites traversées juste en contrebas, quelques sapins pouvant soit contrarier le passage, soit offrir des branches pour se tenir. Puis un court rasoir qu’il faudra contourner sous le fil... C’est facile mais exposé, on fait attention...

Les plus grosses difficultés sont derrière... Une montée tranquille, puis ce dernier ressaut... Le raide couloir herbeux se laisse facilement remonter grâce à une très légère sente à chamois, même si l’herbe jaune et sèche se révèle assez glissante, ce qui oblige à bien assurer les pas...

Enfin, on rejoint le sentier juste sous le sommet, qui est atteint vers 14h30. Grande pause casse-croûte, on profite du paysage dans cet atmosphère exceptionnellement claire...

15h, on descend le sentier en direction du col de Vésinaz. Avec cette météo exceptionnelle et ces lumières d’automne magnifiques, on va prolonger un peu le plaisir en montant à la Pointe de Chalune par le petit sentier de la face sud... Superbe parcours en balcon, puis sommet vers 16h... Contemplation, puis petite sieste dans l’air doux et le soleil jaune... Hélas, une fois encore, des voiles nuageux à l’horizon allaient gâcher un peu le crépuscule... 17h, on descend tranquillement dans le calme du soir... Fin de la balade vers 18h.

Dernière modification : 16 mai 2018
Pointes de Chavasse (2012m), de Chalune (2116m) et Lac de Pététoz

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Topo publié le 3 novembre 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 4 novembre 2015 à 07h40

    Un grand spécialiste des alpes suisses pourrait-il me nommer le sommet enneigé se trouvant tout au fond à gauche de la photo 42 (celle zoomant sur Avoriaz) ?

  • par Le 4 novembre 2015 à 19h45

    Bonsoir Pascal,
    Le Bietschhorn, me semble-t-il.
    http://s.camptocamp.org/uploads/images/1316466555_1236841944.jpg

  • par Le 4 novembre 2015 à 23h52

    Effectivement ! Un presque 4000 à environ 120km de distance...
    Merci !

  • par MaisonvieLe 29 août 2016 à 00h30

    Un grand merci à Pascal pour ce superbe cheminement, que j’ai parcouru le 25 août 2016, mais d’une manière un peu différente : je suis parti de La Ramaz et j’ai fait l’ascension par le col de Chavan et le couloir ouest, la descente par l’arête sud. Parcourir celle-ci à la descente a présenté pour moi deux intérêts : on descend face au panorama et au mont Blanc (on en profite dans les moments tranquilles ou en s’arrêtant ; dans les passages délicats, comme je tiens à la vie, je regarde mes pieds) et à la fin on peut rallier directement depuis l’arête le départ du chemin du Chalet Blanc en descendant une grande pente d’alpages hors sentier, ce que je n’aurais sans doute pas fait à la montée vu l’effort demandé. Comme j’étais très bien documenté grâce à l’excellent topo et aux très belles photos précises, j’ai reconnu les lieux et j’ai essayé et réussi à rester sur le fil de l’arête. Ainsi le gendarme qui se trouve au pied de la pente raide qui conduit au replat ramenant au sentier de la voie normale sous le sommet de gravit-il facilement, de même que se franchit sans trop de problèmes, à califourchon sur l’arête, le passage en lame de rasoir ou enfin la section rocheuse en dents déchiquetées. L’absence de grandes difficultés techniques n’enlève rien à l’exposition qui est très grande, surtout dans le dernier passage cité où le vide côté ouest est extrêmement présent. Mais lorsqu’on aime les itinéraires sauvages et gazeux et qu’on dispose d’un temps limité, cette arête est une petite merveille.

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