Raid Tinée, Vésubie, Fenestre, Gordolasque, Merveilles

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
5950m
Durée :
3 jours et plus
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Pour celles et ceux qui s'imaginent les Alpes du Sud comme des "montagnes à vaches", voici un périple d'Ouest en Est à travers le Mercantour, qui ne laissera sûrement pas insensible le bouquetin qui sommeille en vous...

Accès

De Nice, emprunter la vallée du Var par la RD6202 puis prendre à droite l’embranchement vers la Tinée et la RD2205. Remonter la vallée et dépasser Saint-Sauveur sur Tinée. A hauteur de l’usine hydro-électrique de Valabres, s’arrêter au niveau du panneau signalant l’entrée dans le Parc du Mercantour. La balise n°259 du départ se trouve juste de l’autre côté du pont enjambant la Tinée.

Itinéraire

Le raid en quelques chiffres :

  • Cartes : IGN TOP 25 n°3641ET "Moyenne Tinée" & n°3741OT " Vallée de la Vésubie"
  • Site IGN : Traversée Tinée-Vésubie-Fenestre-Gordolasque-Merveilles
  • Altitude de départ : Usine hydroélectrique de Valabres, 666m
  • Altitude maximale : Mont Bégo, 2872m
  • Altitude au point de retour : Col du Turini, 1602m
  • Distance : environ 60 kilomètres en traversée
  • Balisage : Variable : traits rouges et blancs du sentier de Grande Randonnée, rectangles jaunes du sentier de Petite Randonnée. Il y a quelques sentiers sans balisage, mais toujours aisés à trouver, et matérialisés par des cairns.
  • Période conseillée : Raid réalisé en juillet 2013. En cette année à l’exceptionnel enneigement, l’emploi de matériel d’alpinisme n’a pas été nécessaire. Cependant, il a fallu contourner quelques névés persistants, et quelques ponts de neige étaient présents le long du torrent de "l’autoroute touristique" du Vallon de la Valmasque.
  • Franchir les montagnes : Pour éviter justement d’être bloqué par la neige lors du passage d’une vallée à une autre, j’ai évité les "points hauts" de franchissement : Pas des Ladres entre Boréon et Fenestre, Pas du Mont Colomb de Fenestre à la Gordolasque, ou encore Baisse du Basto entre la Gordolasque et les Merveilles. Mais cela, bien sûr, constitue des superbes variantes possibles, si l’on est assuré de rester les pieds au sec ou que l’on est équipé comme il se doit...
  • Hébergement : J’ai réalisé ce raid en totale autonomie et 3 bivouacs. Cela dit, rien ne vous empêche de profiter des possibilités de gite et de couvert offertes dans les vallées successivement traversées.

Jour 1 : Tinée-Vésubie : Valabres, Mollières, Tête Mercière, Lac Scluos et Boréon

  • Dénivelé : 2070m D+, 1190m D-
  • Distance : environ 27 km
  • Sommet du jour : Tête Mercière, 2491m
  • Difficultés : Aucune, si ce n’est le dénivelé et la longueur du parcours

Une fois le pont franchi, passer par la balise n°259 qui marque le point de départ de la montée dans le Vallon de Mollières. Une grande piste va entamer ce parcours d’envergure, dont le dénivelé modeste est idéal pour se mettre en jambes ! On progresse rapidement jusqu’à atteindre la balise n°260 et sa petite usine hydroélectrique qui marque la fin de la piste carrossable pour laisser la place à un véritable sentier. Celui-ci étant dans un vallon ombragé et à proximité du torrent, les ombellifères, orties, et autres fougères risquent de déposer sur vos chaussures et pantalons la rosée qu’ils auront accumulé : prévoyez donc une tenue étanche :)

La pente s’accentue un peu et tandis que l’on monte, les pins sylvestres font leur apparition dans le vallon aux roches ocres qui s’évase peu à peu. On passe sous le Mont Saint-Sauveur situé très haut à main gauche, et dont on ne distingue que les plus bas contreforts, les barres rocheuses du Cayre Frémus. On finit par apercevoir vers l’Est le hameau de Mollières (Pour de plus amples informations sur ce singulier petit village, un lien utile ici). A l’aplomb de celui-ci au nord se trouve le sommet du jour, la Tête Mercière, à près de 1000 mètres au-dessus de notre tête. Une approche moins brutale que la montée en ligne droite s’impose...

Sortir du hameau par la balise n°261 et suivre la petite route goudronnée jusqu’à la balise n°263. Délaisser la route et s’engager sur la gauche par le sentier à la pente assez soutenue qui progresse à travers les conifères dans le vallon de Tavels. On suit ainsi le torrent que l’on franchit par un pont avant de se retrouver à un nouveau croisement à la balise n°265. Suivre la piste en direction du Col Mercière qui monte par de larges lacets à travers un magnifique replat peuplé de mélèzes. Cette piste carrossable atteint le Col. On remarque ici les vestiges de blockhaus postés sur la crête de la Tête de la Costasse, ainsi que les ruines des casernements sur les flancs des Baus Rouges que la piste traverse. Il est vrai que la frontière italienne n’est qu’à un ou deux sommets de distance...

Au col, suivre le sentier qui part à gauche le long de la crête. On sort ici des limites du Parc du Mercantour ; normal, vu que nous nous trouvons sur des sommets colonisés par les pistes de ski de la station d’Isola 2000 que l’on surplombe maintenant. Depuis la Tête Mercière, un impressionnant panorama s’offre à nos regards : j’en oublie sûrement, mais en voici quelques-uns, dans le sens horaire : Vers le Nord, Lombarde, Malinvern, Cime des Tavels. Pointe Geign, Frémamorte, Pagari de Salèse et Rogué à l’Est, Caïre Archas, Pépoiri, Tête des Margès et Cime des Lauses au Sud, et enfin Mont Saint-Sauveur à l’Ouest. Sans oublier les sommets de la Tinée vers le Nord-Ouest, et les sommets italiens vers le Nord-Est.

Pour la descente, reprendre le large sentier jusqu’à retrouver la balise n°265. Continuer à suivre maintenant cette large piste dans l’autre sens en direction du Col de Salèse. Sauf que nous allons faire un détour sympathique : dans la première combe aux environs du pointe coté 2025 sur la carte, repérer le petit sentier cairné qui s’élève discrètement dans les mélèzes : il va nous conduire après une petite montée jusqu’au lac Scluos, l’un des rares lacs forestiers du Mercantour. Un bien joli lac, dont l’accès un peu confidentiel devrait garantir une certaine tranquillité au randonneur ayant fait l’effort de ce petit détour, mais qui malheureusement ne lui épargnera pas la compagnie des moustiques rôdant en ces lieux humides !

Faire le tour du lac par sa rive Sud-Ouest, et poursuivre sur le sentier qui nous ramène à notre piste. Il suffira de la suivre pendant un bon moment jusqu’à retrouver la route, et par une courte montée gagner le Col de Salèse et le GR52. Balise n°436 puis 435 longeant la piste, et l’on descend le long du vallon. Ne pas oublier, si vous vous trouvez à court d’eau, de faire un arrêt à la source de la Chardole : elle se trouve non loin du point coté 1924. Son eau s’écoule depuis un tuyau dans un mur de pierres de l’autre côté de la route. Continuer à descendre le vallon jusqu’au parking autorisé à la balise n°434. Deux options pour continuer : suivre le GR qui passe en rive droite du torrent, mais qui se termine par une brève mais rude remontée pour regagner la route, soit rester sur la route jusqu’au Boréon. D’une manière ou d’une autre, monter le long du parc à loups et gagner un lieu de bivouac (ou un hébergement) le plus près possible de la balise n°419 ou 420, point de départ de la traversée du lendemain.

Jour 2 : Vésubie-Fenestre-Gordolasque : Cime du Pisset, Valette de Prals, Saint Grat, Pont du Countet

  • Dénivelé : 1520m D+, 1370m D-
  • Distance : environ 17 km
  • Sommets du jour : Cime du Pisset (2233m), Valette de Prals (2496m)
  • Difficultés : Le vallon de Férisson a tendance, pendant les chaudes journées d’été, à être gagné par les brumes générées par l’air chaud humide ascendant rencontrant l’air plus froid en altitude. Attention donc à ne pas perdre le sentier dans ces conditions !

Récupérer la balise n°419, puis la n°420 au niveau des vacheries du Boréon. Bifurquer vers le Sud à la balise n°421 et emprunter le sentier qui monte rudement en direction du Pas de la Maïris à travers les sapins et épicéas. Passage par la balise n°432, ça grimpe toujours. Un petit replat un peu avant d’atteindre le refuge privé de la Maïris. On arrive à la limite des arbres et on atteint la crête dans la pelouse alpine colonisée par les Rhododendrons et les myrtilliers (malheureusement, c’était un peu trop tôt pour la cueillette !). Poursuivre le long de la crête (sans passer par la balise n°431) plein Est en direction de la Cime du Pisset à la balise n°430. Vue sympathique sur les sommets d’un côté du Boréon (Tête de la Ruine, Caïre Agnel, Cougourde), de l’autre des Fenestres (Gélas, Malédie et Clapier).

Descendre vers les Fenestres (à droite balise n°429) par la Vastière des Fontans et ses pins sylvestres jusqu’à atteindre la route D94 au point coté 1680 et la balise n°355. Descendre celle-ci, franchir le pont et monter par le sentier à la balise n°353 en direction de la Baisse de Férisson.

Cela va encore pas mal grimper puisqu’il faut remonter maintenant à une altitude équivalente à notre première montée (que l’on voit d’ailleurs très bien de l’autre côté de la vallée, nous narguant tandis que l’on peine dans cette seconde côte^^) : passer la balise n°354 à travers les mélèzes, et gagner la baisse à la balise n°297. Continuer vers l’Est sur le très joli sentier à flanc de montagne dans les pelouses alpines. On passe sous la Tête de la Lave (balise n°298), puis vers le Sud sous la Cime du Pertus, avec sous nos pieds le Cirque de Férisson. Un petit névé, un vol de rapaces, la balise n°299, enfin une courte montée et on atteint la Cime de la Valette et sa croix sommitale.

Par beau temps, on aperçoit très bien le Vallon de Prals et on devine les 5 lacs sous leur baisse, le Mont Neigler qui domine la vallée, ainsi que les sommets des Fenestres, mais les brumes ont ce jour un peu joué les trouble-fête. Cependant, l’ambiance créée par ces bancs de nuages coupant la tête des cimes était tout bonnement extraordinaire, notamment sur la Gordolasque, où les contreforts puissants du Mont des Merveilles et du Grand Capelet semblaient happés par les bourrelets gris et blancs du ciel, comme si leurs sommets étaient faits de nuages...

La descente s’effectue par le sentier qui court dans un premier temps le long de la crête jusqu’à la baisse de Prals puis la balise n°365, puis on entame la longue descente vers la Gordolasque et le hameau de Saint-Grat. On rejoint la route à la balise n°275. De là, remonter la route D171 sur quelques kilomètres pour bivouaquer au plus près du Pont du Countet, point de départ pour gagner les Merveilles le lendemain.

Jour 3 : Gordolasque-Merveilles : Pont du Countet, Pas de l’Arpette, Lac Long Supérieur, Mont Bégo, Valmasque

  • Dénivelé : 1580m D+, 1160m D-
  • Distance : environ 14 km
  • Sommet du jour : Mont Bégo (2872m)
  • Difficultés : La traversée du Mont Bégo est magique, mais aérienne et parfois délicate, surtout pour regagner la Baisse de Valmasque. S’assurer autant que possible des excellentes conditions météo pour cette ascension, partir tôt, et connaître les conditions d’enneigement.
  • Remarque : La zone des gravures de la Vallée des Merveilles est très réglementée : ne pas sortir des sentiers balisés, panneaux d’avertissement sur des zones "monument historique" à n’emprunter qu’accompagné d’un guide, pas de cannes ferrées, et bien entendu aucune dégradation (piétinement, graffiti, moulage) pour ces œuvres datant de l’âge du bronze.

Partir du Pont du Countet à la balise n°412 et monter dans le raide Vallon de l’Empuonrame. On longe la conduite forcée à main droite, avant de passer dessous en arrivant dans un replat qui nous offre un moment de répit dans notre ascension. La grimpette se poursuit vers l’Est, avec à notre droite la Cime du Diable et la Cime des Verrairiers. On gravit dans une pente raide et dans quelques éboulis un petit cirque par la gauche, jusqu’à gagner le Pas de l’Arpette et la balise n°402. A cet endroit se dévoile vers l’Est les nombreux lacs de la vallée de Fontanalbe, la Cime du Diable vers le Sud, la masse imposante du Bégo vers l’Est, les contreforts du Mont des Merveilles au Nord. La descente dans ce vallon herbeux et parsemé autant de blocs rocheux épars que de ruisseaux est tout simplement magique. On rencontre rapidement des panneaux d’avertissement nous indiquant les sentiers à ne pas prendre sans guide. La descente est tranquille jusqu’au Refuge des Merveilles et le Lac Long Supérieur, point de départ de l’ascension du sommet du jour.

L’ascension du Bégo en traversée :
Vous vous en apercevrez aisément en consultant la carte IGN, l’itinéraire par la face Sud du Bégo est matérialisé par des traits pointillés noirs. Cela se traduit sur le terrain par une sente bien tracée, parsemée de cairns suffisamment nombreux pour qu’on ne s’égare pas, par beau temps du moins. Pour l’itinéraire en versant Nord-Ouest, cependant, pas de signalisation sur la carte, à part un tracé depuis la baisse de Valmasque qui s’arrête brusquement dans une zone de barres rocheuses... Sans doute les autorités du Parc veulent éviter que de trop nombreux randonneurs s’aventurent sur ce chemin exigeant... Sur le terrain, ce sentier existe bel et bien : cairné, taillé "dans le roc", aérien, délicat, et donc incontournable, pour une traversée magique qui permet d’effectuer par une boucle l’ascension du Bégo ET de passer par la Vallée des Merveilles.
La seule condition : s’être assuré du déneigement total sur l’ensemble de l’itinéraire pour pouvoir passer sans matériel d’alpinisme. J’ai eu beaucoup de chance pour ma part car même en distinguant une bonne partie du sentier Nord-Ouest depuis la cime, il m’était impossible de me rendre compte de la praticabilité sur tout le parcours. J’ai heureusement été rassuré dès les premiers hectomètres de ma descente, en croisant un couple et leur enfant qui ont émergé d’une vire et qui s’inquiétaient eux aussi de la présence de neige vers le sommet ! D’après un guide croisé au refuge des Merveilles, le sentier n’était pas accessible un ou deux jours plus tôt...

Emprunter le sentier qui passe sous le barrage du lac. Le torrent émissaire peut être difficile à traverser lorsqu’il est très fort. Bien suivre le sentier qui monte sur le flanc Sud du Bégo. Les longues traversées vont peu à peu se transformer en vires raides et encombrées d’éboulis à mesure que l’on monte. On distingue au-dessus de nous, écrasante, la face Sud que l’on a du mal à voir approcher. On fini par gagner une zone de replat relatif, mais ce n’est pas encore le sommet ; quelques passages un peu exposés où il faudra mettre les mains par endroits, une navigation sur des blocs et l’on arrive au cairn de pierres blanchâtres marquant la cime. Inutile de vous dire que le panorama offert (si la météo est clémente !) est inoubliable. Allez, un petit tour d’horizon : Mont des Merveilles à l’Ouest, Grand Capelet, Tête du Basto Sud et Nord, Chamineye, Clapier, Cime de la Charnassière et Mont Sainte Marie au Nord, Cime de Chanvrairée à l’Est, Cime de Durmiose, Cime de Chagiasse, Mont Macruera au Sud, et enfin Cime du Diable et Cime des Verrairiers au Sud-Ouest.

Pour la descente et comme expliqué dans le chapitre en préambule, emprunter le sentier qui s’engage sous la face Nord-Ouest en prenant soin de ne pas le quitter. Il descend, il monte par moments, il passe astucieusement entre les accidents du relief... concentré sur sa progression, s’aidant parfois des mains, on se retrouve finalement assez rapidement sur le GR à la Baisse de Valmasque (balise n°94), qui n’est somme toute que 350 mètres environ plus bas que le Bégo...

C’est l’occasion de découvrir dans la partie basse du vallon les diverses gravures accessibles depuis le bord du sentier (c’est à dire sans guide). Cependant, la neige, encore elle, recouvre "l’Autel" et "Le chef de tribu". On se rabattra donc sur "Le Christ", "La Roche de l’éclat", "La Roche Vitrifée". Inutile de dire que ce sentier est une autoroute pour pèlerins de la roche venus en masse et souvent aussi mal équipés que mal préparés à arpenter ce milieu... il y a des ponts de neige créés par des névés tardifs à franchir... des gués à passer dans l’eau des torrents... un marcheur en queue de groupe devant moi qui hésite et hasarde ses pas sur des pierres branlantes... des familles en baskets et tee-shirts... savaient-ils que les gravures se trouvaient en haute montagne ? Mais sans doute est-ce le prix à payer pour préserver ce site : que tout un chacun puisse venir s’émerveiller, et ainsi faire le premier pas vers le respect de ce patrimoine. De plus, la forte densité de guides agréés en plus des gardes du Parc assure sans doute une bonne surveillance du site et évite d’éventuelles nouvelles dégradations...

Retour sans encombres vers le Refuge des Merveilles via les balises n°93 et 92. Il n’y a qu’à suivre les panneaux pour trouver la zone de bivouac un peu au-dessus de celui-ci. Je vous conseille la lecture des panneaux informatifs qui forment un parcours de découverte. Ils vous en apprendront pas mal sur les gravures et l’histoire de la vallée. Sur le petit promontoire rocheux dominant le refuge, une table d’orientation sur les sommets alentours en trois parties.

Jour 4 : Merveilles-Turini : Pas du Trem, Cime du Diable, Mont Capelet Supérieur, Col de Raus, Authion, Turini

  • Dénivelé : 780m D+, 1290m D-
  • Distance : environ 18 km
  • Sommet du jour : Cime du Diable (2685m)
  • Difficultés : aucune

Départ de la zone de bivouac, non loin de la balise n°92, par le GR52. On passe le Lac Fourca, le Lac du Trem, le Lac de la Muta. On atteint assez rapidement les lacs du Diable et la balise n°404. Ces derniers sont encore pris en partie par la glace, et entre le Pas du Trem et le sentier vers le sommet, il y a encore un bon névé qui se contourne facilement. Emprunter le sentier assez aérien qui monte rudement jusqu’à la cime. Là aussi, superbe panorama (à vous d’identifier les cimes grâce aux indications des points de vue précédents !).

La descente s’effectue en direction du Sud vers le Mont Capelet Supérieur dont on contourne la cime par l’Est. Le sentier est parsemé de blocs rocheux chaotiques dans sa partie supérieure, puis on navigue dans les pelouses alpines et la ligne de crête nous conduisant à la Baisse Cavaline. Une première traversée presque de niveau nous mène au Col de Raus, puis une autre légèrement descendante nous conduit à la Baisse de Saint-Véran.

Il reste à gravir la dernière montée du raid jusqu’à la Pointe des Trois Communes et la balise n°410. Suivre la GR52 par la ligne de crête jusqu’à la Cabane de Tueis (limite du Parc). Descendre par la route un court moment puis reprendre le sentier sur la droite pour decendre par la piste de ski de Camp d’Argent.

Pour gagner le Col du Turini, emprunter le sentier PR qui débute juste après le dernier restaurant "L’Authion". Le Col marque ainsi la fin de notre périple ! Vous pourrez vous rafraîchir dans l’un des restaurants du Col, ou à la fontaine au bord de la route sous le téléski de la Calmette.

En écoute possible...

...en filigrane sonore pour ce périple : "Gold in, Gold out", ou encore "Sleeping Children are Still Flying" de Blue Sky Black Death. Pour le plaisir de découvrir avec les oreilles autant qu’avec les yeux !

Dernière modification : 16 mai 2018
Mont Bégo (2872m) en traversée par la Gordolasque

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