Réussir ses photos en randonnée

Randonneurs, Ladakh Randonneurs, Ladakh. 55mm, f10, 1/80, ISO 100.

Lorsque l’on part en randonnée, on espère toujours ramener de beaux clichés qui feront pâlir d’envie nos amis et justifieront les 7h de marche sous la pluie, le bivouac en plein vent et sur les cailloux, la nourriture lyophilisée et votre compagnon de randonnée qui ronfle dans une tente trop petite (quand bien sûr, vous avez oublié les boules Quies)… Car oui, il faut (dé)montrer que la randonnée ce n’est que du bonheur ! Et pour cela, quoi de mieux que de belles photos ?

Quelques astuces côté matériel

Le premier obstacle à la photographie en randonnée vient du matériel : le reflex et tous ses objectifs sont trop lourds, pas pratiques, du coup on se résigne à ne pas prendre de photos… Désormais avec des compacts de niveau expert ou les appareils dits « hybrides », cette question est facilement résolue ! Pour les reflex, je vous conseille 2 objectifs maximum mais le plus pratique reste un objectif zoom transtandard (18-200mm) qui permet de prendre les paysages au grand angle mais également de zoomer sur des détails.

“Quelque soit le type d’appareil, il doit être accessible sans poser le sac !”

Dans tous les cas, il faut rester léger et profite au mieux de la randonnée : la photo doit être un plaisir en plus pendant la randonnée et non une contrainte !

Vers le sommet, Maroc Vers le sommet, Maroc. 17mm, f13, 1/125, ISO 100

Quelque soit le type d’appareil, il doit être accessible très facilement : c’est-à-dire sans devoir poser le sac. Sinon il faudra s’arrêter, poser le sac et tout déballer dès qu’on veut faire une photo… ça vous découragera très vite !

Pendant la marche, l’appareil ne doit pas être un fardeau pour les cervicales et ne doit pas non plus gêner les mouvements des jambes, y compris dans des passages un peu raides. Il doit se faire suffisamment oublier pour qu’on reste concentré sur la marche et sur le paysage. Je conseille donc de rangez votre appareil dans une housse portée sur la hanche et accrochée sur la sangle ventrale du sac à dos : l’accès à l’appareil est très rapide et le poids de l’appareil reste sur les hanches et donc ne se sent pas.

Partir marcher plusieurs jours dans des paysages sublimes incite à prendre beaucoup de photos : pour des longs treks pensez donc à avoir au moins 2 batteries et plusieurs cartes mémoire. Économisez vos batteries au maximum, en évitant d’utiliser l’écran de l’appareil photo pour regarder ses photos le soir au bivouac. Enfin, dans un milieu froid, il est recommandé de dormir avec ses batteries au fond du sac de couchage et les garder contre soi pendant la marche, elles se déchargeront moins vite.

Quelques astuces de composition pour vos photos de randonnée

Le second obstacle est la méconnaissance de quelques règles de bases : une fois que vous aurez intégré quelques astuces simples pour composer votre image, vos photos arriveront à redonner vie aux paysages que vous avez traversés à pied !

“Pour le cadrage de votre photo, respectez la règle des tiers”

Tout d’abord prenez votre temps avant de cliquer :observez le paysage pour trouver le meilleur angle pour votre photo. Pour ce qui est du cadrage, il est important de respecter la règle des tiers. L’image doit comporter de préférence un premier plan, un arrière-plan et un sujet fort qui est placé dans l’un des tiers de la photo.

Par exemple, 2 tiers de ciel, 1 tiers de montagne ou inversement. Pour cela, il faut imaginer que le cadre de la photo est divisé verticalement et horizontalement en 3 parties, formant donc 9 parties identiques. Les points forts d’une photo se trouvent au niveau des points de rencontre des verticales et des horizontales. Ainsi, l’élément fort de votre photo (un refuge de haute montagne ou un randonneur) devra être placé sur l’un des ces points pour avoir plus d’impact. On évitera donc de centrer notre sujet.

Champ d’orge, Maroc. 20mm, f 10, 1/200, ISO 100

Par exemple, ici, le champ occupe les deux tiers de la photo (et non la moitié), pour renforcer l’impression que l’on se perd dedans. Le contraste des couleurs (vert/bleue) attire également le regard vers le tiers restant composé essentiellement du ciel. La petite maison carré se trouve sur l’un des points forts de l’image. Si elle avait été située au centre de la photo, l’harmonie de la composition n’aurait pas été aussi forte.

Bien sûr, cette règle ne s’applique pas tout le temps, mais si on l’assimile bien, les photos ont plus d’impact car l’œil est naturellement attiré sur les points situés aux tiers de l’image. Il faut également bien utiliser les lignes de fuite de l’image, qui donnent du dynamisme à la photo.

Par exemple, ici le chemin part d’un point fort (en bas à droite) pour aller vers le centre (aux 2/3 en hauteur) de l’image. Le sol incliné suit une diagonale contraire au chemin (d’en haut à droite à en bas à gauche). Enfin, le ciel bien lourd attire également le regard vers le centre de l’image et les montagnes en arrière plan.

Skaftafell, Islande. 18mm, f5.6, 1/800, ISO 100

Pour les photos de paysages, le format « paysage » (horizontal) est le plus adapté (comme son nom l’indique !), cependant il ne faut pas négliger le format « portrait » (vertical) pour des photos de montagne, car il ajoute une impression de grandeur en jouant avec la verticalité entre le premier et l’arrière-plan. En fait, chaque format dégage un sens différent, à vous de décider quel sens donner à votre image !


Ruisseau, Ladakh. 12mm, f11, 1/160, ISO 100

Par exemple ici en prenant un ruisseau au premier plan et au loin la montagne. Le premier plan est accentué, avec le ruisseau qui s’écoule vers l’horizon. Au contraire, en format paysage (voir ci-dessous), c’est le ciel qui prend de l’importance avec ses gros nuages, le premier plan ne sert plus qu’à attirer le regard vers le centre de la photo, où sont situées les montagnes.

Vallée du Ladakh. 10mm, f11, 1/200, ISO 100.

Pour changer des photos de paysage au grand angle (18mm par exemple), il est intéressant de prendre des photos au zoom pour ne montrer qu’un détail. Cela permet d’isoler un sujet, en laissant deviner l’environnement autour.

Comme ce détail de la forêt primaire dans le cirque de Mafate, sur l’île de La Réunion :

Fougères, La Réunion. 50mm, f8, 1/80, ISO 100

Le sujet est assez uniforme et s’étend sur tous les bords de la photo (on ne voit pas le ciel), il se dégage donc une impression d’infini, de forêt à perte de vue.

Vous pouvez oser des compositions qui sortent de l’ordinaire et changent du paysage carte postale :

Drapeaux de prières, Ladakh. 10mm, F13, 1/80, ISO 100

N’hésitez pas à photographier des détails de vie que vous croisez sur votre chemin (fleur, faune, rochers, etc…).


Turquoise, Ladakh. 70mm, f8, 1/50, ISO 100

Certaines images peuvent suggérer plus qu’elles ne montrent et sont très intéressantes pour raconter une randonnée, notamment dans les pays lointains.

Mur de Mani, Ladakh.16mm, f9, 1/125, ISO 100


La caravane, Ladakh. 22mm, f8, 1/125, ISO 100

“Pour rajouter de la vie et du mouvement sur la photo, ajoutez des marcheurs sur vos photos, cela donne aussi une idée de l’échelle du paysage.”

Sur la crête, Islande. 47mm, f5.6, 1/500, ISO 200.

Il faut bien pensez à la position du marcheur sur la photo. En général, il est situé sur l’un des bords de la photo et marche vers l’un des autres points forts de la photo ou vers le centre, pour plus de dynamisme. Mais surtout attention à ne jamais couper les pieds des randonneurs !

Perdu ? La Réunion. 17mm, f5, 1/500, ISO 400.

Quelques astuces de lumière

La montagne a cela de particulier que la luminosité peut y être très forte et en général, il y a un voile atmosphérique dans l’air. Une seule solution miracle : le filtre polarisant. C’est un peu les lunettes de soleil pour votre appareil !

“Préférez les photos le matin et le soir lorsque la lumière est plus basse et plus belle. ”

En journée, prenez toujours vos photos le soleil dans le dos pour éviter de « cramer » les lumières (lorsque les parties lumineuses de la photo sont irrécupérables et que l’on ne distingue plus aucun détail). Le beau temps est idéal pour la rando… moins pour la photo ! Car la lumière trop dure aplatit le sujet, renforce les ombres et les zones illuminées : il faut donc aussi faire des photos lorsqu’il n’y a pas de ciel bleu ! Les ciels chargés et orageux font de superbes photos, car ils sont plus dramatiques (et moins carte postale) que les ciels bleus. Donc s’il pleut sur le sentier, ne ranger pas trop vite l’appareil, et sortez juste après l’orage pour photographier de belles éclaircies !

L’orage arrive, Islande. 35mm, f8, 1/250, ISO 100

Une dernière règle classique mais essentielle sur la lumière : préférez les photos le matin et le soir lorsque la lumière est plus basse et plus belle.

Lumière du soir sur le Stock Kangri, Ladakh. 55mm, f8, 1/125, ISO 100.

Quelques astuces de réglages pour votre photo de randonnée

Si vous possédez un appareil avec des réglages manuels (reflex, bridges ou compacts experts), préférez le mode « priorité à l’ouverture » aux modes automatiques. En effet ces derniers ont tendance à saturer les couleurs et cramer les lumières, et de plus vous ne contrôlez pas entièrement votre image (mise au point, exposition).

“Préférez le mode « priorité à l’ouverture » aux modes automatiques”

Grosso modo, l’ouverture détermine la zone nette (où est effectuée la mise au point) et la zone floue (le « bokeh ») qui seront présentes sur la photo. Plus l’ouverture est grande (par une valeur du règlage « f » faible), plus la zone de netteté est faible et à l’inverse le bokeh est grand.

Pour les photos de paysage, on préfère avoir une grande zone nette, pour bien voir les détails au loin et afin que l’arrière plan reste net. Pour cela, mettez une valeur importante sur l’ouverture (f13 par exemple) et régler la mise au point votre sujet (en général l’infini, s’il s’agit des montagnes au loin).

On obtient aussi des résultats intéressant en faisant la mise au point sur un élément du premier plan (ex : une fleur) : dans ce cas, plus on « ouvre » (exemple : f2) en faisant la mise au point au premier plan, plus l’arrière-plan sera flou et l’œil sera attiré sur la partie nette du premier plan. Cela donne des résultats assez esthétiques.

Le chemin, La Réunion. 17mm, f3.5, 1/100, ISO 100.

Gouttes d’eau, La Réunion. 50mm, f3.2, 1/200, ISO 100.

Attention, plus on « ferme », plus la photo sera sombre et la vitesse réduite (avec plus de risques que la photo soit floue). Dans ce cas, il faut ouvrir un peu plus ou en dernier recours augmenter les ISO (mais attention à ne pas trop monter en ISO, cela détériore l’image). Un dernier recours est celui de l’utilisation du trépied, mais ça c’est une autre histoire !

En effet, la limite de vitesse (en dessous de laquelle on risque d’avoir une photo floue) à main levée est de 1/50sec. Si vous être en dessous, ouvrez un peu plus ou augmentez les ISO jusqu’à obtenir une vitesse suffisante.

Pour des situations de plein jour avec du soleil, je recommande de ne pas dépasser 100 à 200 ISO. Pensez donc bien à régler les ISO en manuel, sinon l’appareil a une fâcheuse tendance à augmenter les ISO en mode automatique…

A contrario, plus l’ouverture est grande (f2 par exemple), plus il y aura de lumière sur la photo, avec le risque de cramer les détails ! Il faut donc bien gérer ce triangle des réglages. Le schéma ci-dessous est grossier (les exemples de réglages d’ouverture sont exagérés), mais illustre bien les liens entre chaque réglage en ce qui concerne la vitesse :

Quelques astuces de traitement

Les photos de paysage de montagne sont généralement traitées en couleurs, mais le choix du NB peut s’avérer judicieux pour renforcer une nature oppressante ou menaçante !

Vous pouvez également renforcer les nuages (en sous-exposant à l’aide d’un filtre gradué en logiciel de post-traitement), les couleurs de la montagne, le contraste et la luminosité.

Cependant, rappelez-vous qu’une belle image peut être embellie en post-traitement, mais une image ratée restera ratée, la retouche n’est pas synonyme de miracle !

Îlot, les Vosges. 250mm, f10, 1/320, ISO 320.

Yacks, Ladakh. 179mm, f10, 1/250, ISO 1600.

Retrouvez les photos de rando d’Hélène sur : https://www.facebook.com/CryingbearLittlepictures et http://cryingbear-photographies.blogspot.fr/

Commentaires

  • par le 1er décembre 2013 à 14h25

    Bravo Hélène et merci pour ces explications joliment illustrées.
    Je peux déjà te dire que j’ai appris des choses.
    Bise
    Paul

  • par Guillaumele 1er décembre 2013 à 22h50

    Vos photos sont superbes :) Bonne synthèse des réglages qui suffisent pour la plupart des situations !

  • par le 2 décembre 2013 à 10h41

    Bonjour,

    Merci pour cet article que je lirai avec attention.

    Stellana

  • par jb kasple 2 décembre 2013 à 22h50

    Ne pas oublier d’utiliser le RAW, s’il existe sur votre appareil : il permettra de tirer la quintessence de vos photos, notamment si le contraste de la scène est un peu fort...

  • par le 2 décembre 2013 à 23h10

    Un bel article ! Merci Hélène ! Je retiendrais en priorité le chapitre sur la composition et la présence d’un marcheur sur les photos “Pour rajouter de la vie et du mouvement sur la photo, ajoutez des marcheurs sur vos photos, cela donne aussi une idée de l’échelle du paysage.”
    Excellent conseil à appliquer ! ;-)

  • par Cryingbear (Hélène)le 3 décembre 2013 à 09h26

    Merci à vous pour avoir pris quelques minutes pour lire cet article !
    Effectivement, comme l’indique jb kasp, le format RAW est préférable pour préserver la qualité de vos photos (mais ce format étant plus lourd, il faudra avoir plusieurs cartes SD !).
    Le post traitement des photos mériterait un article à lui tout seul ;)

  • par le 3 décembre 2013 à 11h11

    Merci pour ton article qui devrait intéresser pas mal de personnes. Pour ma part, j’ai laissé tomber le reflex et ces objectifs trop lourds et trop encombrants pour des appareils experts type canon G16 ou Panasonic Bridge genre FZ200 car nous ne sommes pas des pros qui eux ont un besoin d’agrandissement géant et parfait pour les vendre ou les exposer donc les compacts experts cad débrayables feront largement l’affaire même pour des passionnés de photo que nous sommes et tellement plus pratiques en situation. !

  • par le 3 décembre 2013 à 13h26

    Je suis de l’avis de Yetidzo, si l’on n’est pas pro, pour la photo de montagne à « l’arrachée », rien ne vaut un compact expert.
    Le mien est débrayable et propose le format Raw, d’ailleurs, je l’aimerai bien cet article sur le Raw !

  • par le 4 décembre 2013 à 19h46

    Super article que je garde en mémoire pour la prochaine randonnée ^^

  • par le 5 décembre 2013 à 19h18

    merci pour des illustrations photographiques de grandes qualités, pour les conseils et les explications claires pour tout un chacun. je me ferai un plaisir de diffuser autour de moi à mes amis photographes ou pas.

  • par Ventoux passion naturele 24 décembre 2013 à 10h32

    Merci pour ton article, j’ai appris pleins de trucs sympa qui me permettrons de progresser dans la prise de vue ;)

  • par samle 9 janvier 2014 à 16h08

    Merci Hélène !

  • par Tristanle 22 juillet 2014 à 13h32

    Bonjour ! J’aurai voulu savoir quel matériel tu utilises pour faire tes photos ?

  • par le 9 août 2014 à 13h28

    Bonjour et merci pour vos retours !
    Pour répondre à la question de Tristan, j’utilise principalement en rando un Canon 50D avec un ultra grand angle 10-20, un zoom 50-150. On peur rajouter dans le sac un 50mm (très compact et léger) pour quelques photos de détails ou d’intérieur

    Le reflex est assez lourd, je ne le conseillerais pas à quelqu’un qui ne fait que de la photo en rando, d’autant qu’on peut aujourd’hui trouver des appareils à objectifs interchangeables(ex : Lumix GF) plus légers et d’excellente qualité !

    (les photos ci-dessus de l’Islande avaient été prises avec un bridge FZ18 Panasonic)

  • par Minskle 11 août 2014 à 19h13

    Merci pour cet article intéressant ! Comme solution de portage, j’ai adopté le sac à dos classique pour reflex avec ouverture au dessus et sur le côté, mais porté sur le devant !
    ainsi l’accès à l’appareil est très rapide, et on peut y emmener plusieurs objectifs.
    Le sac à dos de randonnée reste dans le dos.
    Inconvénients : la dissipation de chaleur diminue par temps chaud, et on voit un peu moins ses pieds..

  • par Cuble 12 août 2014 à 11h42

    Bon article, il n’y manque pas grand chose : le cadrage aux bords (éviter de "couper" un rocher sur les bords verticaux, ou un long nuage sur les panoramas), la création d’un panorama (ne pas utiliser le mode panorama de l’appareil photo, mais prendre une succession de photos, à réglage constant, et les rattacher avec un logiciel gratuit comme Hugin), et les longues expositions "artificielles" avec filtre ND pour avoir une surface d’eau douce et plane par exemple, mais là ça nécessite le trépied. Perso j’ai un bridge en rando, et son zoom 24x me permet de faire de belles photos de vie sauvage (il est à ouverture constante tout le long du zoom).

    A noter quelques trucs que j’ai repérés : il est nettement plus facile de faire ressortir le bleu d’un glacier en post-traitement. Pas grave si vous le prenez tout blanc, en post traitement le bleu ressort. Idem pour les zooms sur les sommets lointains, une correction de couleur auto de n’importe quel logiciel gratuit type Irfanview ravivera les couleurs d’un sommet délavé par le zoom. Attention au filtre polarisant sur les panoramas : vous aurez un dégradé de bleu du ciel pas très joli, enlevez-le/tournez-le.

    Pour les photos de vie sauvage, et notamment de marmottes : attention le "clic" du shutter les fait fuir en général. Prenez donc plutôt le temps de bien cadrer au lieu de faire une rafale.

  • par JPMle 22 mai 2015 à 16h05

    Belles photos !

    Attention à la recommandation de fermer le diaphragme vers F/13 :
    La diffraction fait inéluctablement perdre en résolution par rapport à l’optimum.
    - Pour du plein format, pas de problème
    - Pour l’APS ou le micro4/3, on perd typiquement 30 à 40 % par rapport à l’optimum qui se situe en général vers F/5-F/4, ou même F/3 pour les meilleurs.
    - Pour les petits capteurs (compacts), la perte est énorme, dépassant largement 50-60% par rapport à la pleine ouverture, et de toute façon la profondeur de champ est très grande car les focales très courtes.

    Ceci s’explique facilement:le diamètre de la tache de diffraction ne dépend que de l’ouverture, et pas de la focale, si les aberrations géométriques sont bien corrigées. À F/4, on atteindra au mieux un diamètre de 2.5µm, alors qu’à F/13 le diamètre est de 8 µm. Les pixels mesurant typiquement 5µm pour les grands capteurs, on voit qu’à F/13 la tache recouvre environ 2 pixels, d’où la perte.
    Sur les petits capteurs, les pixels sont d’environ 2 µm et là, ça devient catastrophique (pour un capteur classique de 6x8 mm, la résolution effective à F/13 ne dépasse guère 1Mpel) !
    Donc :
    1-pour profiter d’un petit capteur avec un bon objectif, rester près de la pleine ouverture
    2-avec un plus grand capteur, ne s’aventurer au delà de F/8 que si la profondeur de champ est indispensable, au prix d’une perte de résolution.

  • par Photographe en randole 19 mars 2016 à 20h32

    Très bon article ! (et très belles photos d’illustration..)
    Pour le portage en rando, j’ai trouvé une autre solution simple et pas très chère, à base de petits crochets à fixer sur le tour de cou. De cette manière, l’appareil est très accessible et ne pèse pas. Par contre pas adapté si le temps est mauvais..Et à priori c’est plus adapté pour les "petits" objectifs que pour les gros zooms. Mais pour de la photo de paysage, niquel !
    Ça s’appelle carrycam, le site c’est www.carrycam.photos . Bonne continuation !

  • par Yannickle 8 août 2016 à 14h23

    Magnifiques photos. Petit détail : dans la dernière photo ce ne sont pas des yaks mais des dzos ou dzopkios (hybride yak et vache). Les yaks ont le poil plus long en particulier sous le ventre et ont les cornes vers l’avant et non pas vers le haut.

  • par gilles Lansardle 24 août 2016 à 14h16

    quelques belles photos mais aussi beaucoup d’image à contre sens par rapport à votre écriture, sur par exemple les notions de cadrage (en particulier horizon ou ligne horizontale au milieu de la photo ainsi que des personnages parfaitement centrés. Dommage
    www.gilles-lansard.com

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