Roc Roux (2566m) par le couloir central, en boucle par la crête de la montagne de Faraut

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1400m
Durée :
1 jour

« Une beauté âpre et envoûtante », a-t-on pu lire ici et là à propos du spectacle émanant des crêtes du Dévoluy. Cette fois, je me languissais de partir à la rencontre du Roc Roux. D'ailleurs, aurait-on pu choisir meilleure dénomination à ce sommet que je découvrais pour la première fois dans sa livrée automnale ? – Auteur :

Accès

  • Du sud, on accède par la D.937 (20km à l’ouest de Gap) : Se diriger vers le col du Festre. Poursuivre vers St-Etienne-en-Dévoluy (D.17).
  • Du nord, la N.85 est la route la plus empruntée : Direction Corps par la D.537 puis St-Disdier D.117. Poursuivre vers St-Etienne-en-Dévoluy (D.17).

Au Pont de Giers (juste avant St.Etienne-en-Dévoluy) emprunter la D.517 jusqu’au hameau "Le collet". Poursuivre sur 500 mètres après le hameau par une petite route donnant accès aux champs.

Précisions sur la difficulté

Difficulté et recommandations

  • Niveau difficile en raison du caractère alpin de l’ascension. Les pentes sont raides mais l’itinéraire dans sa globalité demeure peu technique.

Qualités requises : une accoutumance à la randonnée hors sentiers, ainsi que le sens de l’itinéraire.

Les infos essentielles

  • Cartographie : TOP25 3337 OT Dévoluy-Obiou-Pic de Bure
  • Point fort : belle course de crête peu fréquentée
  • Altitude de départ : 1380m
  • Altitude des points culminants :
    • Roc Roux : (2566m)
    • Tête du Collier : (2568m)
    • Tête de Claudel : (2563m)
  • Distance de la boucle : 10km
  • Dénivelée cumulée : 1400m
  • Balisage : quelques cairns
  • Date de l’ascension : octobre 2016

Itinéraire

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Préambule

La nature sauvage est un pur ravissement et il me tarde de gravir tous les sommets qui composent la grande barrière de la Montagne de Faraut.

Pour autant, il y a bien des manières d’aborder sa crête sommitale :
De nombreux couloirs attendent les randonneurs dont le penchant pour l’aventure et l’attrait pour les montagnes dénuées d’artifices surpassent toute autre considération.

« La mauvaise herbe de la civilisation n’avait pas encore semé ses graines sur la beauté farouche de cette terre. »

Marche d’approche - couloir central

  • Je fais le choix de partir au nord du couloir central afin d’effectuer une reconnaissance visuelle du secteur de la Brèche de Faraut. Toutefois, il est possible de choisir un autre départ.

Départ à proximité du hameau "le Collet" au lieu-dit "Champ la Moute" (fin de la route bitumée vers 1380m).
On découvre des parcelles herbeuses constellées de multiples tas de cailloux. Les traverser en s’orientant plein Est.

Trouver le début d’un couloir de ruissellement (1468m). Suivre les pentes pétrées du torrent à sec afin d’esquiver la traversée de la sapinière (parsemée de broussailles).

Au sortir du bois (1650m), bifurquer progressivement au sud en suivant peu ou prou les courbes de niveau. Puis, par une traversée ascendante assez progressive, atteindre le pied du couloir central.

Vers la crête de la Montagne de Faraut

Grimper en direction du couloir qui se resserre peu à peu en s’élevant.
La rampe d’accès à la crête est entrecoupée par une série de dalles calcaires facilement négociables.
Les 600 mètres du couloir paraissent interminables !

Atteindre le sommet de la crête par un petit col sans nom (2520m). Du col, la montagne exhibe brutalement sa grande paroi Est.

Sur la crête de la Montagne de Faraut

  • Partir au nord-ouest à la conquête du Roc Roux :

Une courte grimpette permet d’atteindre un premier pic sans nom (2552m). Puis, basculer sur le col suivant avant de remonter en direction du Roc Roux (2566m).

Retour par le même itinéraire jusqu’au col (2520m).

Poursuivre au sud-est afin de gravir la Tête du Collier (2568m), point culminant de la grande barrière qui s’étire sur près de huit kilomètres.
Puis, longer la ligne de crête aérienne devenant plus exposée sur un court passage en descente. Atteindre un autre col (alt.2503m).

Par une ultime grimpette, se hisser au sommet de la Tête de Claudel (2563m).

  • Je décide de faire l’impasse sur la Tête de Girbault. En effet, cela m’aurait trop éloigné de mon point de départ. À cet instant, je pense à Arnaud crapahutant sur ce dernier sommet.

La longue descente

Suivre un instant la ligne de crête qui plonge sur "les Parettes" (sud-ouest).

Abandonner la crête en s’orientant progressivement en direction du Ravin de Brûlant (nord-ouest). Cette descente est raide et le pierrier peu homogène requiert la plus grande prudence.

Vers 2200m, repérer des cairns. Les suivre à vue car ils sont le plus sûr garant d’une descente réussie !

  • Quoi qu’il en soit, ne pas trop s’approcher du rebord rocheux délimitant la Combe Chave.

Traverser les éboulis du cône de déjection de l’impressionnante "Combe Chave".

Boucler le parcours

Gagner un replat (1818m) puis une piste que l’on suit sur un peu plus de 800 mètres (nord-ouest).

La quitter au niveau d’un virage en épingle à cheveux (1720m).
Traverser le dévers sans perdre d’altitude afin de se tenir au dessus de la lisière des bois.

Retrouver l’itinéraire emprunté à la montée... la boucle est bouclée !

Dernière modification : 16 mai 2018
Tête du Collier (2568m), la Montagne de Faraut

A propos

Auteur de ce topo :

Marcher en montagne : "je suis bien là, où je me dois d'être. C'était la question cruciale de la vie. La plus simple et la plus négligée." Sylvain Tesson

Topo publié le 3 novembre 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (6).
  • par Le 5 novembre 2016 à 11h35

    Belle photo de la crête et bon raide quand on jette un œil sur IGN !

  • par Le 5 novembre 2016 à 11h42

    C’est bien mois engagé que mon topo précédent mais j’aime aussi varier les plaisirs !
    De belles couleurs et une mer de nuages cotonneuse :)

  • par Le 5 novembre 2016 à 17h59

    Une question Michel : qu’est-ce que tu n’a pas encore gravi ou parcouru dans le Dévoluy ?

  • par Le 5 novembre 2016 à 19h19

    Pour les cimes les plus évidentes, disons que les Jumeaux de Faraut manquent encore à l’appel.
    Les voies d’accès sont devenues plus importantes à mes yeux que la conquête des sommets à proprement parlé.
    Avec la vire du Pierroux, j’entame à peine ma prospection de la face Est du Faraut :)
    Combien de vie me faudrait-il pour tout connaitre ?

  • par Le 7 novembre 2016 à 23h11

    Magnifique ambiance automnale et belle variante que ce couloir central et la descente directe sous la tête de Claudel !

    Merci pour le clin d’œil (j’arpentais le sentier de la Baronne à ce moment là...). Elle est belle cette crête de Faraut et sauvage à souhait. Lors de ma traversée, en arrivant à la brèche de la Chabournasse, je me rappelle avoir débusqué un chamois qui à détalé deux mètres devant moi ! J’aurais presque pu le toucher en tendant la main !

  • par Le 8 novembre 2016 à 18h23

    Salut Arnaud,
    Je me doutais que tu étais dans le massif :)
    Le temps était incroyablement chaud et j’en ai profité pour faire une sieste au sommet de la Tête de Claudel (vieille coutume sudiste :)
    Il ne vaut mieux pas "plonger" dans une telle face sans avoir la certitude que ça passe !
    J’avais déjà gravi ce sommet. Seule la seconde partie de la descente, qui à ma grande surprise était cairnée, m’était encore inconnue.

  • par Le 9 novembre 2016 à 16h05

    La fin du mois d’octobre a été plus que radieuse, quelques bonnes ascensions et explorations à venir sur AR ! Mais je sentais la fatigue sur les derniers jours, j’ai voulu tenter le sommet des Prêtres par le vallon de Truchière, j’ai abandonné au milieu de la rando ! Ma saison est terminée, les prochaines seront pour 2017 !

  • par LaurenceLe 18 septembre à 19h46

    Fait aujourd’hui avec variante de descente par la Combe Chave.
    Le premier tiers est vraiment délicat : raide avec des petits cailloux posés sur des dalles pouvant être assez grandes et inclinées.
    Deuxième tiers agréable car il y a pas mal de zones en pierriers fins.
    L’arrivée sur la rupture de pente est un peu stressante ... Et le dernier tiers du même tonneau que la descente de la tête de Girbault par la crête des Gorgeons, ie chiante à très chiante ...
    En tout cas jamais vu autant de chamois d’aussi près que dans cette combe, deux sont passés à 10m de moi l’air incrédules !

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