Rocca Sparvièra (1110m), entre Paillon et Vésubie

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
400m
Durée :
demi-journée
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Une balade pas difficile et qui offre depuis un austère promontoire un joli panorama sur les vallées du Paillon et de la Vésubie, avec en point d'orgue la découverte des ruines d'un ancien village accroché à son éperon rocheux. Il fut une époque où ce lieu reculé, maintenant loin des hommes et un peu hors du temps, comptait plus de 300 âmes... Mais en 1357, la Reine Jeanne (pour des raisons que vous trouverez dans les liens en fin de topo) lança une malédiction sur le village : « Roche sanglante, roche maligne, un jour viendra où sur tes ruines ne chantera plus ni le coq ni la poule ». Peste, tremblements de terre entre autres ont vidé les lieux, laissant un village fantôme en 1723. Que cela ne vous décourage nullement : tant que vous n'êtes que de passage... faites attention quand même, la terre n'a pas tremblé ici depuis un bon moment...

Accès

De Nice, remonter la Vallée du Paillon par la RD2204, et la suivre jusqu’à la Pointe de Contes. Peu après, prendre à gauche le pont qui enjambe le Paillon, direction Coaraze. Dépasser le village et suivre sur la gauche la petite route en lacets qui monte vers l’Engarvin. Se garer dans le dernier lacet avant la chapelle à côté de la balise n°463.

Itinéraire

La sortie en quelques chiffres :

  • Carte : IGN TOP 25 n°3741 ET "Vallée de la Bévéra et des Paillons"
  • Distance : environ 7 kilomètres en aller-retour
  • Altitude de départ : Hameau de l’Engarvin, 743m
  • Point culminant : Ruines de Rocca Sparvièra, 1110m
  • Temps de marche : environ 3H30 hors temps de pauses
  • Balisage  : rectangles jaunes sur un sentier bien marqué
  • Période : Randonnée effectuée en avril 2011. Elle peut être réalisée toute l’année, mais attention aux mois d’été très chauds, car la végétation est bien trop rase sur tout le parcours pour espérer s’abriter de l’astre du jour
  • Variantes : voir la rubrique "quelques liens" en fin de topo.

Le parcours :

Partir de la balise n°463 depuis le hameau de l’Engarvin que l’on dit le plus modeste des Alpes-Maritimes (c’est vrai qu’à part l’église et le Musée, on peut pas dire que les habitations encombrent le paysage !).

On suit le sentier qui autrefois servait à ravitailler le village grâce aux mules, avant que ce dernier ne soit déserté puis finalement tombe en ruines. Ce tracé est en bon état, et présente une pente plutôt raisonnable. Le cheminement est évident, car il décrit un arc de cercle sous les contreforts rocheux et l’on aperçoit assez tôt ce qu’il nous reste à parcourir, ainsi que le but de la sortie, les silhouettes fantomatiques des anciennes maisons se découpant sur la crête à main droite, perdues au milieu des blocs de roches grises. La végétation est plus rampante que grimpante tout au long du parcours, le sol pauvre et caillouteux laissant peu de place pour les espèces végétales élancées qui pourraient offrir quelque abri sous leurs frondaisons. Il vaut mieux éviter donc les journées d’été caniculaires pour se balader ici, et surtout ne pas lésiner sur les provisions d’eau fraîche.

Quelques longueurs un peu plus raides et l’on atteint la brèche entre Vallée du Paillon et Vallée de la Vésubie, matérialisée à la balise n°443 par le Col Saint-Michel (930m). On se trouve alors sous l’éperon rocheux que l’on va gravir par le versant Ouest. Courts lacets pentus et murets de soutien en pierres sont au programme de cette brève mais intense ascension finale. On débouche presque par surprise sur un pré bien vert et plat sur lequel trône la chapelle Saint-Michel, seule bâtisse encore debout, alors que les ruines du village se révèlent en montant un peu après la balise n°444, sur le versant Est. Un peu plus loin en montant vers le Nord, on découvre, sur le flanc de montagne devenant moins escarpé, les cultures des anciens habitants sur des balcons en restanques. Des parcelles qui devaient être difficilement entretenues par ces villageois isolés, et aux conditions de (sur)vie sans doute directement liées à la récolte de l’année...

Il est possible de grimper encore et d’aller rejoindre la Cime de Roccasièra (voir en bas de page le lien vers la page où est décrit cette randonnée), mais c’est ici avec les enfants que nous nous arrêterons de monter. Cette ascension jusqu’à la cime, grosso modo, double le dénivelé ainsi que le temps de marche.

Le retour s’effectue par le même itinéraire.

Quelques liens :

  • Des informations sur Rocca Sparvièra sur cette page, avec également la randonnée décrite par le club de rando l’ayant effectuée. C’est par ici
  • Vous voulez en savoir plus ? Sur le site d’Edmond Rossi, féru d’histoire des Alpes-Maritimes, vous trouverez un article très détaillé en cliquant sur ce lien
  • La randonnée décrite en partant de Coaraze sur l’indispensable guide Randoxygène du Conseil Général 06 ici
  • Pour celles et ceux qui voudraient en faire plus, toujours sur le site Randoxygène CG06, la rando pour la Cime de Roccasièra au départ du village de Duranus (je vous la présente ici car elle peut aussi se faire au départ de l’Engarvin). C’est par ici
Dernière modification : 16 mai 2018
Crête et cime du Férion (1412m)

La carte du topo « Rocca Sparvièra (1110m), entre Paillon et Vésubie »

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Photos « Rocca Sparvièra (1110m), entre Paillon et Vésubie »

La vallée du Paillon près du point de départ La balise du départ... Amis chasseurs, sachez distinguer le gibier des panous panous svp !!! Vous venez de pénétrez dans le hameau de l'Engarvin... encore quelques pas, et vous en serez sortis :) Bon ben là, pour sortir du chemin faut vraiment abuser du génépi... Le chemin, bien agréable La Croix de Gaudissart Dans le creux, le Col Saint-Michel La végétation buissonnante, rarement arborescente Bon ben s'ils partent devant, on va pas les arrêter Le ruissellement à l'oeuvre Il a fallu tailler dans les rochers pour creuser le chemin Tiens, une barre HLM... un peu vétuste quand même Passage sous la roche Vue arrière. On distingue les maisons de notre point de départ. L'arrivée au Col Saint-Michel On va attaquer la dernière et plus grosse montée... ...l'éperon a pas l'air d'accord qu'on lui grimpe dessus... Vallée de la Vésubie vers l'Ouest. En contrebas, le village de Duranus, autre point de départ possible A droite de Duranus, la crête de la Madone d'Utelle, avec le sanctuaire et au bout le pylône et sa table d'orientation Ca grimpe un peu La Tête de Miamande au premier plan Les lacets de la montée Vue vers le Nord On y est presque ! ...la balise des ruines Contraste entre la chapelle et les ruines alentours Le pré où se (re)poser Molène de Boerhaave Regard en arrière Ciste cotonneux et un longicorne se baladant sur sa fleur molle Papillon bleu azuré sur petite coronille Je pense qu'il s'agit d'un pistachier lentisque «Lachnaia Sexpunctata» dans les feuilles...merci à «123Gravir» pour l'information !