Rochers de Trenze (1209m) et sentier des Bouzèdes par Génolhac

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
740m
Durée :
1 jour

Nichés sur l'adret oriental du Mont Lozère, les Rochers de Trenze sont une de ces curiosités géologiques dont seul le Mont Lozère connait le secret. Une superbe randonnée qui débutera d'abord au milieu des châtaigniers gardois avant de rejoindre les Rochers de Trenze et leurs genêts lozériens. Enfin, le retour par le sentier des Bouzèdes offrira aux randonneurs un vaste panorama sur toutes les Cévennes.

Accès

  • D’Alès :

Prendre la direction de Génolhac et Villefort par la D906 .

Dans Génolhac, continuer sur la D906 jusqu’à passer le Tennis sur votre gauche.

Prendre alors à gauche à la prochaine intersection (balise "sentiers des Bouzèdes), passer le petit supermarché et monter jusqu’à rejoindre une autre intersection en zone résidentielle (Cote 563).

Prendre à gauche sur 30 mètres et se garer sur le petit parking du square pour enfant, juste sous les châtaigniers. 4 à 5 places maximum.

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN TOP 25 2739 OT Mont Lozère
  • Tracé IGN : Rochers de Trenze
  • Départ : 563m
  • Point Haut : 1288m
  • Distance : 15,5Km
  • Horaire : 4h30 à 5h

Balisage

  • Parking - Col de Montclar : Jaune (PR)
  • Col de Montclar - Les Bouzèdes : Vert puis cairns
  • Les Bouzèdes - Cote 897 : Blanc/Rouge (GR)
  • Cote 897- Parking : Jaune (PR)

Difficulté

  • Montée assez raide du col de Montclar jusqu’aux Rochers de Trenze.
  • Éviter les fortes chaleurs
  • Cette randonnée traverse à quatre reprises la D362. Prudence.

Descriptif

Du parking, revenir à la précédente intersection (cote 563) et suivre à gauche la petite route (balisée jaune) qui va rapidement sortir de cette zone résidentielle pour s’enfoncer à travers une superbe forêt de châtaigniers.

Peu après, la route devient piste et il faut alors suivre le balisage par le sentier de gauche pour pénétrer dans le cœur du Parc Naturel National des Cévennes

Le sentier prend ensuite de la hauteur et va couper la D632 à deux reprises.

Peu après, il rejoint une nouvelle fois la D632.

Là, ignorer le sentier face à vous (ce sera celui du retour) pour suivre à gauche la D632 sur 250 mètres jusqu’au virage de Montclar (cote 816).

Quitter alors la D632 par la gauche et suivre le sentier qui rejoint le col de Montclar. En chemin vous allez passer devant la ferme éponyme et traverser le ruisseau de l’Homol par un vieux pont en granite.

Du col de Montclar, délaisser le sentier (balisé jaune) qui part à gauche, pour suivre à droite le sentier qui redescend vers Vialas.

Descendre sur 200 à 300 mètres puis après avoir passé la portion ravinée, quitter ce sentier par celui de droite qui monte en direction de la source captée (balisage vert + cairns).

La montée devient alors assez raide, et l’on serpente à travers genêts et roches granitiques jusqu’à rejoindre les Rochers de Trenze.

Des Rochers de Trenze, continuer votre pérégrination à travers les genêts en suivant les cairns ci et là (direction nord).

Peu après avoir passé la Nasse de Farou (cote 1226), le sentier va longer un petit bois en lisière basse avant de rejoindre le hameau des Bouzèdes (ce sentier n’est pas représenté par l’IGN).

Des Bouzèdes, suivre à droite la piste qui redescend en direction de Génolhac.

Après 800 à 1000 mètres, quitter cette piste par le sentier de droite (barrière + balisage blanc/rouge). Le sentier descend alors en lacets à travers les genêts et les roches granitiques jusqu’à rejoindre une intersection à la cote 897.

Là, continuer tout droit votre descente et rejoindre la D632 en contrebas (sentier balisé jaune).

Traverser une nouvelle fois la D632 et continuer votre descente par le sentier face à vous.

Peu après, on rejoint à nouveau la D632 et il ne reste alors plus qu’à la traverser pour réemprunter le sentier de début de randonnée qui va nous ramener jusqu’au parking de départ.

A noter

Bien qu’étant un parc naturel national, le parc des Cévennes tolère la présence des chiens, à condition qu’ils soient tenus en laisse.

Dernière modification : 29 août 2018
Petit tour du Mont Lozère

A propos

Auteur de ce topo :

Site web : befakali youtube channel

Topo publié le 14 octobre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 13 décembre 2014 à 00h17

    Salut Fabien.

    • As-tu croisé la "bête" ?
      Extrait des "Annales périodiques de la ville d’Orléans", n°610 paru le 4 novembre 1809.

    "Depuis quelques jours, un animal féroce a répandu la terreur dans le premier arrondissement du Gard : comme autrefois la bête du Gévaudan, la bête des Cévennes exerce aujourd’hui ses ravages dans cette contrée. Cette bête, quoi qu’en dise le vulgaire, n’est autre qu’un loup affamé.

    Le 2 de ce mois (note : octobre 1809), à dix heures du matin, tout près du hameau de Planzolles, à une lieue de Genolhac, un petit garçon, âgé de six ans, gardait un troupeau avec son grand-père. Une chèvre s’étant écartée du troupeau, le vieillard ordonna à son petit-fils de la chercher et de la ramener. L’enfant obéit ; un instant après, la chèvre rejoignit le troupeau, mais l’enfant ne reparut point ...ce ne fut que le lendemain, à huit heures du matin, qu’on trouva, avec ses vêtements ensanglantés, les traces de son corps dévoré, dont il ne restait que quelques ossemens et une partie d’un bras avec la main.

    Le 6 du même mois, à six heures et demie du soir, une petite fille de sept ans, de Malenches, à un quart de lieue de Genolhac, s’était un peu écartée de sa maison ... : quelqu’un dit l’avoir entendue crier et appeler sa mère. Enfin, après quelques recherches, on ne trouva d’elle que ses habits déchirés et teints de sang, quelques os et la tête entière.

    On assure que ce loup ... était d’une grosseur énorme. Ces faits en ont rappelé un autre également certain. Le 23 juillet dernier, un particulier des environs de Villefort allait à Genolhac. Il rencontra près de Cancoule un gros loup ... campé sur le chemin. Comme il était sans armes, il voulut le faire fuir par des cris et par des gestes menaçants. Ce fut en vain, l’animal ne bougea point, et le voyageur fut obligé de lui céder le pas, et de se détourner pour l’éviter. Un pareil évènement est sans exemple dans cette saison. On a bien vu en hiver, quand le pays est couvert de neige, des loups pressés par la faim attendre les passants sur les routes, mais jamais on n’avait entendu parler de pareilles rencontres pendant l’été.

    On a déjà fait deux ou trois chasses, mais sans succès. Il faut espérer que les mesures mieux concertées que l’on prend, délivreront bientôt le pays de cet animal dangereux, et de plusieurs autres de son espèce. »

    • Les Bouzèdes.
      38 habitants en 1874 !
      Centre important de rassemblement des Camisards, jusqu’à 10.000 (mémoires du pasteur Corteiz).
      " Au crépuscule, quand le vent s’apaise, le silence est fait de mille et une sources d’eau pure, assez d’eau pour un paradis sur terre, mais là-haut il n’y a pas assez de terre alors l’eau s’en va, se déploie vers les quatre points cardinaux... L’Altier, le Lot, le Tarn, les Gardons naissent dans le roc du même sommet ! Comme les garçons du Pays perdu, ils quittent leur montagne dès qu’ils se sentent assez de force pour travailler pour les autres... J.P. Chabrol, "Les Rebelles".

    Il eut également le maquis des Bouzèdes (http://mvr.asso.fr/front_office/fiche.php?idFiche=195&TypeFiche=4)

    • Le Castelas.
      Cité dès le XIIe par les rédacteurs du "Charroi de Nîmes" dans la geste de Guillaume d’Orange. Quelques ruines, un fossé taillé dans la montagne, reste du domaine de Bernard de Montclar ruiné sur ordre du sénéchal de Beaucaire pour un "mauvais choix" dans la Croisade des Albigeois.
      De Montclar un chemin muletier (moultes fois emprunté par notre ami Jouany) conduit au col de Montclar et redescend Nojaret par un chemin caladé.

    Les ruines se trouvent au milieu du "jardin" de Montclar, où une énorme table en pierre taillée servait de repère pour les limites des biens seigneuriaux d’Aujac, de Portes (Gard), de Coudouloux et de Monclar dans la Lozère.

  • par Le 14 décembre 2014 à 10h49

    Salut Hereme,

    Non je n’ai pas vu l’ombre d’un loup, pas même celle d’un camisard. En fait je n’ai vu personne.

    Pour le loup, ce n’est pas faute de l’espérer, mais je crois qu’il faut avoir beaucoup de chance pour en voir un de nos jours. Surtout qu’il est devenu persona non grata dans notre pays. Se risquer à se montrer est souvent synonyme d’arrêt de mort pour lui. Du coup il rase les murs et on le comprend aisément.

    Pour le Castelas, c’est exact, c’est d’ailleurs l’itinéraire qu’emprunte le sentier de petite randonnée (balisé jaune, PR) que nous avons quitté au col de Montclar.

    Merci pour toutes ces infos historiques...tu sais que j’en suis toujours friand !!!

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