Ski Pulka en Vercors

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
1000m
Durée :
3 jours et plus

Une rando hivernale de 3 jours dans le sud Vercors avec tout l'équipement dans les pulkas.

Accès

De Châtillon-en-Diois, prendre la route du col de Menée. Aux Nonnières, prendre la route de Benevise et du vallon de Combeau.

Itinéraire

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Explication de la difficulté

La randonnée est facile mais les conditions météo rendent la navigation difficile (et nous avions un GPS). Les températures de -5 à -15°C impliquent également quelques difficultés.

Jour 1

Montée par la vallée de Combau, cabane de l’Essaure, col de Creuson et arrivée sur le plateau. Nuit au Pré Mouret (entre tête Chevalière et sommet de la Montagnette)

Jour 2

Descente sud-sud-ouest, passage vers l’Echelle, vers la cabane du jardin du Roi, puis la Combe de Rancou. Nous sommes presque allés au bord de la falaise, puis combe de Coureau, pré de Toine. Nous avons contourné la grande Pigne par l’est et Tussac.

Jour 3

Descente de Tussac par la route forestière jusqu’au point 1100m sur la route de la vallée de Combau.

Vidéo


En avant pour la Pulka par jymets

Le récit par Pierre Olivier Blanc

Nous voilà reparti pour la deuxième édition de notre itinérance en pulka !

Cette année, ce sera sous le signe de la neige... Un des WE les plus saupoudrés de tout l’hiver. Nous le savons au départ, ce sera des conditions difficiles. Mais finalement, n’est ce pas là une toute aussi belle aventure ?

Nous nous retrouvons tous, le vendredi soir, au gite de Châtillon-en-Diois. Je n’ai plus rien à apprendre à Jo et Monique qui étaient déjà de la partie l’année dernière. Ni bien sûr à Marine qui m’a accompagné dans mes expés nordiques. Après notre dernier repas “solide” (c’est à dire non lyophilisé), je distille quelques conseils pour choisir les vêtements, préparer sa pulka : la salle à manger ressemble très vite à une succursale du Vieux Campeur, version souk de Casa !

Thierry et Paul ont déjà une expérience notable des bivouacs hivernaux, mais pour Anne et Gege, c’est le grand saut dans l’univers du grand froid.

Samedi matin, nous attaquons la combe de Combau sous la neige, le ton est donné. Petite halte dans la cabane surpeuplée de l’Essaure pour avaler une soupe : nous n’y trouvons que des Homo Egoïstus, écrasant les autres pour trouver une place de quelques cm sur un banc, viiite fuyons vers le grand blanc !

Il y a toujours débat pour trouver “la bonne place” du bivouac : “ici c’est bien”, “non là c’est plus plat” “et là ça me plait bien, moi”...Finalement la sagesse du plus ancien met tout le monde d’accord “PO, tu n’as qu’à décider, c’est toi qui organise”... Ce sera donc là, à coté d’un petit bosquet, bien pratique pour le pipi des filles au milieu de cet univers plat et blanc (eh oui, on ne casse jamais totalement nos repères).

Peu à peu, tout devient bleu, ciel et neige se confondent dans une même et seule couleur. Nous profitons pleinement de ces instants magiques avant le coucher du soleil.

Même si le froid se fait plus piquant (-15°C), nous partageons une belle soirée sous notre tarp bricolé, largement agrémenté de Clairette...pleine de paillette de glace !

Dimanche, je sens qu’il va neiger à nouveau. Je fait hâter le démontage du camp. Nous filons plein sud, quittant définitivement les traces des itinéraires classiques. Il neige mais quel bonheur de filer entre collines et bosquets, combes et forêts. De temps en temps, j’entends “PO, tu es sûr de savoir où tu vas ?”, c’est le bon signe, on a perdu nos repères d’homo itinerus prédéfini !

Marine envoie Paul regarder ce qu’il y a écrit sur le petit panneau qu’elle a aperçu là bas.... Il revient hilare : le panneau est en fait un petit sapin !

Le bivouac est monté proche des cabanes (fermées !) de Tussac, dommage que la vue ne soit pas dégagée car nous sommes au bord des grandes falaises du Sud Vercors. Les bouteilles de réconfortant sont vides, nous sortons la pâte à crêpe : crêpe party par -10°, agrémentées de confitures maison... Le moral est au beau fixe !

Il neige de plus en plus, je mets mon réveil à sonner 3 fois dans la nuit : je dois me lever pour dégager les tentes afin d’éviter de casser les arceaux.

Lundi matin, le groupe gagne en efficacité, nous sommes accroché à nos harnais en moins de 2 heures, prêt à plonger entre les grandes parois d’Archiane. Nous glissons dans 40 cm de neige fraiche : ça fait chauffer les cuisses du premier mais ça trace une belle piste de bobsleigh pour les suivants !

Encore un beau cocktail de plaisir partagé, d’amitié et de sensations fortes.

Dernière modification : 21 mars 2013
Quatre jours de pulka sur les Hauts-Plateaux du Vercors

A propos

Auteur de ce topo :

Site web : test-materiel-outdoor

Les Monts du Forez ont usé mes premiers godillots, puis les Pyrénées (Balaitous 1er 3000). Les calanques et le Verdon ont occupé tous mes WE des années 90 avec les boucans de Marseille ;-) Et puis sont venues la passion de l'image avec des vidéos... et les tests de matériel.

Topo publié le 21 mars 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (9).
  • par Le 21 mars 2013 à 00h32

    Des allures de camp de base himalayen (les pulkas en +)...et c’est chez-nous !

  • par Le 21 mars 2013 à 20h17

    l’avant dernière fait un peu cercueil ;)

  • par Le 21 mars 2013 à 20h59

    Tout ce que j’aime ! Un bon trip entre amis, une bonne dose de bonne humeur, de l’humour et un bon bivouac ! Excellent Paul et Pierre !!!!

  • par Le 21 mars 2013 à 21h30

    Bonjour,
    Super escapade, lorsqu’on fait ce genre de parcours (valloné + pulka), on quitte jamais les peau ?
    Je me pose la question, après l’avoir fait en raquette, je pense le faire en ski de rando.
    Merci de la réponse,

  • par Le 21 mars 2013 à 21h39

    Salut Rémi !
    Il me semble que le ski optimal pour les Hauts Plateaux du Vercors sont les skis de rando nordique (https://www.altituderando.com/Test-des-skis-FISHER-Backcountry) assez larges, avec des carres et écailles ! Pas besoin de peaux pour ces skis et c’est tout l’intérêt sur ce type de terrains vallonnés. On monte sans soucis et on profite très largement des descentes ! Du pur bonheur !
    Paul lui a l’air d’utiliser des skis de rando classiques avec peaux... on attend son ressenti ;-)

  • par Le 21 mars 2013 à 21h44

    Merci Vince, Oui, je connais les ski de rando nordique...mais à la maison, j’ai des ski de rando tout court sans écaille !
    Faudra que j’essai un de ces 4 les nordiques.

  • par Le 21 mars 2013 à 21h44

    J’ai mis la vidéo directement dans l’article ! Excellent ! Que de peuf !

  • par Le 22 mars 2013 à 07h34

    Bonjour à tous
    Merci pour vos commentaires. Alors moi j’ai gardé les peaux tout le temps, même à la descente. Sur plusieurs jours il y a toujours quelques inconvénients à les garder (neige qui s’intercale, glace qui réussi à prendre), les ski nordiques sont plus faciles à utiliser mais ils accrocheront peut être moins dans les montées où il faut tirer la pulka.

  • par Le 22 mars 2013 à 07h55

    Merci Paul, c’est un peu ce que je pensais...ça se tente donc :-)

  • par Le 23 mars 2013 à 13h47

    ça à l’air sympa mais 2 questions : poids de la pulka à vide ? stabilité dans les descente : tendance à prendre de la gite et basculer ? ou tout dépend de l’habileté "l’attelage" ? ça n’a pas l’air évident à tirer dans la profonde.
    Annexe : pas mal le bonnet Les Aillons !

  • par Le 24 mars 2013 à 09h35

    Bonjour Galipette,
    le pire c’est quand la pulka te pousse en descente ou quand elle part sur le côté dans une pente glacée.
    Pour tous les renseignements utiles je pense que tu pourras trouver ça sur des sites comme aventure nordique.
    Tu as remarqué mon bonnet... une petite visite au parc des Bauges en 2005...
    a+

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