Sommet des Diablerets (3210m) par le col du Sanetsch

Difficulté :
Alpinisme F
Dénivelé :
1000m
Durée :
1 jour

Sommet individualisé qui permet une vue de l'Oberland au Mont Blanc en passant par les 4000 du Valais, ainsi que le Jura suisse, le Léman et les Dents du Midi. – Auteur :

Accès

Le col du Sanetsch depuis Sion (Pont-de-la-Morge) à 32km. Fermeture hivernale.

Itinéraire

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  • Carte 1 : Swisstopo 1285 Les Diablerets 1:25000
  • Carte 2 : Swisstopo 1286 St. Léonard 1:25000
  • Office Fédéral de Topographie : Sommet des Diablerets
  • Altitude de départ : 2252m
  • Altitude du sommet : 3210m
  • Horaire : 4h de montée et 3h de descente

Itinéraire

Du col, aller jusqu’à la cabane de Prarochet par un sentier puis lapiaz (panneautage + cairns).

Ensuite longer les téléskis (début du glacier) et arriver à la Quille du Diable (2908m).

Puis par un arc de cercle en suivant à nouveau les remontées mécaniques, arriver au Dôme des Diablerets.

Du Dôme (sente + cairns), descendre quelques mètres (corde fixe en place), puis en longeant les barres rocheuses à main droite, arriver au Sommet des Diablerets (3210m).

Dernière modification : 22 mai 2018
Arpelistock (3036m) par le col du Sanetsch

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 22 novembre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 18 décembre 2013 à 17h46
    • Histoire et Légendes.

    L’histoire.

    • La falaise au niveau de la Quille du Diable s’est écroulée deux fois, le 23 septembre 1714 et au printemps 1749, la première fois en tuant une quinzaine de personnes, la deuxième fois en créant le lac de Derborence De ces événements Charles-Ferdinand Ramuz a tiré le roman "Déborence" en 1934 (bien connue également "La grande peur dans la montagne".
      Cet éboulement est le plus important connu historiquement en Suisse (50 millions de m³ au total, pour un dénivelé de 1900 m entre la crête des Diablerets et le lieu-dit Besson.

    Maurice Terretaz, "Derborence", Dictionnaire historique de la Suisse.
    Jean-Louis Pierre, Note sur Derborence, p. 1661 in Charles-Ferdinand Ramuz, Romans, II, La Pléiade, Gallimard, 2005.
    Maurice Terrettaz, "Conthey, mon pays", 1979
    Derborence – C.-F. Ramuz / Editions Plaisir de Lire

    • Les légendes.
      LES DIABLERETS
      Le sommet des Diablerets, situé entre les beaux pâturages d’Anzeindaz au Sud et de la vallée des Ormonts au Nord, a de tout temps passé pour un site dangereux et maudit. Maudit, il le fut depuis le jour où un berger au coeur avare et dur refusa son secours. Dès lors, les beaux pâturages de Tsanfleuron (Blumlisalp ou Champ fleuri) se transformèrent et le beau champ fleuri d’autrefois devint le froid désert d’aujourd’hui.
      De l’Oldenhorn au Scex Rouge et du Sanetsch aux Diablerets, on n’entendit plus les chants des armaillis, ni le carillon des troupeaux. Ces lieux devinrent l’asile des esprits méchants, un vrai carrefour des enfers, point de rendez-vous du sabbat des démons, des damnés et de tous les mauvais génies assemblés.
      Le bruit de leurs jeux avec les rochers faisait dire au petit peuple des pâtres des vallées du Sud que les démons jouaient aux quilles, d’où le nom « Quille du Diable » donné au rocher en forme de tour que l’on voit au sud du Glacier de Tsanfleuron, et de « Diablerets » à ce séjour des démons qu’était pour eux ce haut lieu tourmenté.

    LA QUILLE DU DIABLE
    Autrefois, l’une des pointes du massif qui domine le col de Cheville et borde au Sud le Glacier de Tsanfleuron ne s’appelait pas la Tour St-Martin, comme nos cartes l’indiquent aujourd’hui, mais portait un nom bien plus significatif et qu’on a eu tort de lui enlever. Elle s’appelait la Quille du Diable. Cet énorme rocher en forme de tour ou de bastion colossal servait en effet d’objectif, de but ou de quille dans les divers jeux d’adresse ou de force auxquels se livraient les démons assemblés. Aussi, quand des pierres descendaient avec bruit du haut de ce gigantesque donjon, lorsque les blocs lancés avec trop d’ardeur par ces joueurs infernaux s’en allaient rebondir de rochers en rochers jusque sur les pâturages d’Anzeindaz ou sur les bords du petit lac de Derborence, les pâtres regardaient en haut avec frayeur, songeant aux menaces de ces êtres maudits.
    Ils craignaient pour eux et pour leurs troupeaux et se recommandaient à la grâce divine. Pendant la nuit, on prétendait voir ces esprits sataniques, munis de petites lumières ou de lanternes, errer seuls ou par groupes dans les bois, sur les pâturages, dans les pierriers ou dans les hauts couloirs de montagne.
    Bien sûr, on entendit ces gémissements et on vit briller ces feux d’une manière particulièrement sinistre avant et pendant les deux épouvantables éboulements de 1714 et de 1749 qui recouvrirent des milliers d’arpents de pâturages et causèrent la mort de plusieurs personnes, ainsi que de nombreuses pièces de bétail.

    Extraits de Derborence et la vallée de la Lizerne, Les Légendes – Th. Kuonen, Editions Monographic, Sierre
    Contes, Récits et Légendes de Conthey – Editions à la Carte, Sierre

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