Système de cotation des randonnées sur Altituderando

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publié le 14 juin

Bonjour à tous,

La notion de « difficulté » des randonnées déposées sur Altituderando est souvent évoquée soit via les commentaires soit via le forum (cette réflexion concerne les randonnées uniquement – et non l’alpinisme).

Il nous paraissait donc important de refaire un article sur le sujet.

Quand le site a été créé en 2006, nous sommes partis sur un système de cotation qui nous paraissait le plus grand public possible :

  • Familiale
  • Moyen
  • Difficile

L’idée était qu’un randonneur occasionnel puisse facilement estimer la difficulté de la randonnée : les termes utilisés exprimaient quelque chose pour lui.

Au fil du temps et des discussions, la notion de « Familiale » est apparue non appropriée (un enfant de 10 ans habitué à la montagne étant tout à fait capable d’emprunter des itinéraires compliqués).

Nous avons donc requalifié cette cotation « Familiale » en « Facile ».

Des topos « alpinisme » ont également été proposés. La cotation « Alpinisme » a donc été introduite (avec un système de cotation dédiée pour cette discipline).

Cette qualification des topos n’est pas chose aisée car, comme le disait si bien Michel,

« Selon les topos publiés dans le commerce, on se rend vite compte du ton donné par l’auteur qui reste homogène sur sa cotation, pour Altituderando c’est quasi-impossible. C’est pourquoi de temps à autre certains se chamaillent pour savoir qui a raison ! »

Dans un sujet relativement récent du forum, plusieurs sujets intéressants ont été abordés :

  • Basculer sur un système à 5 niveaux (système suisse T1 > T5, ou système R1 > R5)
  • Rester sur le système actuel à 3 niveaux + Alpinisme : les propos et précisions de l’auteur dans la description du topo étant suffisant pour que le lecteur se fasse sa propre opinion.

Dans les 2 cas, il faudrait que la cotation soit cliquable pour donner plus d’informations à l’internaute quant à sa signification.

— 

R1

  • Accessible à tous. Itinéraire évident sur sentier balisé
  • Moins de 2h de marche
  • Dénivelé positif inférieur à 300m : N’importe qui peut le faire

R2

  • Itinéraire accessible à la plupart des personnes, peut comporter des courts passages hors sentiers, mais pas de difficultés majeures
  • 2 à 4h de marche
  • Dénivelé positif compris entre 300 et 600m : Si vous êtes en bonne santé, cela ne posera aucun problème, même si vous n’êtes absolument pas sportif

R3

  • Itinéraire demandant un minimum d’expérience, terrain parfois exposé. Sens du terrain, et notions d’orientation nécessaire
  • 4 à 6h de marche
  • Dénivelé positif entre 600 et 900m : Mieux vaut avoir être en bonne forme, ou être un minimum sportif, mais cela reste tout a fait faisable si vous habitué à un peu d’activité physique, même légère

R4

  • Itinéraires pour randonneurs expérimentés, passage aérien ou exposé, voire carrément vertigineux, itinéraire à chercher. Soyez sur de vous sur ces itinéraires
  • 6 à 8h de marche
  • Dénivelé positif entre 900 et 1200m : A ce niveau, il faut avoir l’habitude d’une activité physique régulière, être endurant, et ne pas avoir peur de tirer sur les jambes

R5

  • Randonnée pouvant s’apparenter à de l’escalade, voire de l’alpinisme... uniquement pour de grands connaisseurs de la montagne
  • Plus de 8h de marche
  • Dénivelé positif de plus de 1200m : Pour sportifs endurants qui n’ont pas peur de souffrir un tant soit peu... si vous ne vous reconnaissez pas la dedans, n’essayez pas ! (Et dans des cas extrêmes cela peut aller jusqu’aux 2000m de dénivelé...)

— 

Facile

Itinéraire accessible à toute personne capable de marcher raisonnablement, sans nécessairement avoir d’expérience préalable à la montagne.

  • L’itinéraire ne demande pas de capacités physiques au dessus de la norme.
  • Le terrain est facile, ne nécessite pas d’habitude à marcher sur des terrains difficiles.
  • Aucun matériel spécifique nécessaire, si ce n’est de bonnes chaussures de sport "outdoor" et un habillement adapté à la météo.
  • Aucune difficulté d’itinéraire, les sentiers sont évidents et bien balisés, et le parcours trivialement identifiable. La capacité d’utiliser une carte de montagne n’est pas nécessaire.
  • Il n’y a pas de passages exposés, où un faux-pas ou une glissade pourrait avoir des conséquences fâcheuses.

Moyenne

Itinéraire de montagne en général bien matérialisé par un sentier, mais pouvant nécessiter une habitude et un entrainement à la marche en montagne.

  • Un petit entrainement à la marche en montagne peut être nécessaire, notamment pour faire face au dénivelé et à la longueur de la marche.
  • Le sentier n’est pas toujours de bonne qualité, et il peut y avoir des passages dans des cailloux, blocs, pierriers, compliquant un peu la marche et la rendant plus pénible.
  • Il peut y avoir, ponctuellement, des passages nécessitant l’usage des mains, tel que le franchissement d’obstacles rocheux (I, éventuellement un pas de II). Ceux-ci sont en général protégés par de l’équipement (câble, chaîne, barreau, échelle).
  • Des chaussures de rando
  • trek sont souhaitables pour la plupart des pratiquants. - L’usage d’une carte de montagne peut être nécessaire pour suivre l’itinéraire (embranchements de sentiers, parcours hors-traces sur terrain facile...).
  • Il peut y avoir des passages hors-sentier, mais l’itinéraire reste en général évident par bonne visibilité (traversées d’alpages à vue, parcours d’une crête débonnaire...).
  • Certains passages peuvent être ponctuellement exposés, et glissades et faux-pas doivent y être évités par une marche prudente.
  • Il faudra éventuellement faire attention à la praticabilité de l’itinéraire en fonction des conditions (passages glissants si mouillés, paumatoire si mauvaise visibilité...)

Difficile

Ce parcours s’addresse uniquement aux pratiquants ayant une expérience suffisante de la montagne pour pouvoir faire face à un itinéraire exigeant et pas nécessairement "aidé" par la présence d’aménagements (sentiers, balisages, traces...)

  • La longueur et le dénivelé peuvent être conséquent, et rendu encore plus éprouvant par la nature du terrain ou les conditions. Le praticant doit être en mesure de l’évaluer en fonction de son niveau.
  • Une expérience du "terrain d’aventure" peut être nécessaire pour évaluer la nature et la difficulté d’un terrain, et d’ajuster l’itinéraire en conséquence.
  • Du matériel spécifique peut être nécessaire (crampons, piolet, un brin de corde pour assurer un passage, grosses chaussures adaptés à la caillasse et la neige...).
  • Il peut y avoir des passages techniques devant être franchis avec précaution. (Court passage de II, un pas de III, dévers glissants peu difficiles mais exposés), éventuellement compliqués par les conditions (névés, terrain humide ou verglacé). Il faut pouvoir être en mesure d’évaluer ces difficultés, et eventuellement les contourner ou renoncer...
  • L’usage de cartes de montagne est souvent nécessaire pour planifier l’itinéraire, mais cela peut ne pas être suffisant, et il est important de savoir "lire" le terrain une fois sur place pour préciser l’itinéraire.

Il est important également de signaler qu’un changement de cotation est facile techniquement parlant (il s’agit juste de notre côté de créer de nouveaux mots clés) mais va entrainer un énorme travail de requalification des topos.

Nous pourrions donc envisager ceci :

Garder le système actuel à 3 niveaux (Facile – Moyen - Difficile - notamment pour la recherche) et avoir la possibilité de préciser la difficulté sur l’échelle de 1 à 5 dans le topo lui-même. Un topo pourrait donc être qualifié de « Difficile » mais dans le corps du topo être qualifié de R4 ou R5 (mention cliquable qui donnerait l’explication à l’internaute).

L’intérêt de ce système serait :

  • de garder la cotation actuelle mais de pouvoir apporter des précisions pour certains topos plus difficiles à qualifier.
  • De ne pas être obligé de reprendre tous les topos existants

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur le sujet.

Commentaires

  • par le 14 juin à 17h04

    Bonjour,

    Effectivement, la première "cotation" est simpliste, mais permet avec le descriptif de se faire une idée.

    La seconde est une bonne idée, car plus précise, mais se heurte aussi à la difficulté de pouvoir trancher, je prends l’exemple de R5. On peut faire une sortie de 8h (la durée peut être aussi différente en fonction de chacun) avec un dénivelé de 1200m mais sans escalade. Personnellement je ne la coterai pas R5.
    C’est le même problème avec l’escalade, la cotation en chiffre est accompagnée d’une lettre (trois niveaux) et d’un éventuel plus.
    Je pense que la conclusion que vous donnez est la plus logique, mais en demandant aux auteurs d’être plus précis sur les éventuelles difficultés.

  • par le 14 juin à 17h13

    5 niveaux me semble être la "granularité" adéquate pour qualifier la difficulté globale d’une rando. 3 niveaux est très insuffisant (j’ai beaucoup de topos "difficiles" qui ne sont pas du tout comparables en termes de difficulté).

    Maintenant, quoi qu’on fasse, c’est clair qu’une cotation globale est insuffisante pour qualifier la rando dans le détail (durée, physique, technique, exposition, orientation...). Il reste donc important à l’auteur de détailler ces points dans la description de son topo (peut-être ajouter une rubrique "Difficulté" spécifique où l’auteur pourra détailler cela ? Perso, j’ai toujours un paragraphe "Difficulté" dans mes topos.). Cependant, une cotation globale reste à mes yeux très importante, car elle résume plus ou moins le niveau de pratique nécessaire à la rando.

    Je suis conscient du travail à faire pour réadapter tous les topos existants. Une solution serait peut-être d’"humaniser" les mentions R1-R5 par une échelle du style :

    R1 -> Très Facile (promenade)
    R2 -> Facile
    R3 -> Moyenne
    R4 -> Difficile
    R5 -> Très Difficile (rando alpine)

    Cela permettrait une cohabitation approximative des deux systèmes (d’ici que l’auteur affine ou corrige son topo dans le nouveau système).

  • par le 14 juin à 17h24

    ... Ou alors, créer une catégorie spécifique "Rando Alpine" s’applicant aux parcours hors-sentier, sans aide ni aménagements, où le randonneur doit savoir faire face tout seul aux difficultés d’un terrain d’aventures par sa technique et son sens de l’itinéraire ? Cette catégorie occuperait l’espace entre la randonnée "classique" (où le cheminement est clairement défini par un sentier plus ou moins difficile) et l’alpinisme (où la nature du terrain impose l’usage de techniques et de matériel spécifique pour assurer la sécurité).

    Pour l’administration, ce serait un peu plus simple : Il suffirait éventuellement de passer en revue toutes les randos "Difficiles" et éventuellement les requalifier en "Rando Alpines". Pour les autres, on en resterait au "Facile" "Moyenne" "Difficile".

  • par le 14 juin à 17h40

    Ce qu’il faudrait faire : 2 systèmes de cotation, un pour la partie technique et une pour la partie physique.

    Comme l’a dit ThF plus haut, une longue randonnée (D+ 1500m) sur sentier jusqu’au sommet sans passages d’escalade ne peut pas être cotée R5.

  • par le 14 juin à 18h03

    Partie physique :

    - Facile (0-500m D+)
    - Moyen (500-1000m D+)
    - Difficile (1000-1500m D+)
    - Très Difficile (+1500mm D+)

    Partie technique :

    - T1/R1 : promenade sur sentier balisé et non escarpé.
    - T2/R2 : randonnée sur sentier balise, terrain plus escarpé ou passage dans éboulis.
    - T3/R3 : randonnée sur pentes naturelles ou sentier escarpé se perdant régulièrement. Balisage aux cairns.
    - T4/R4 : randonnée alpine avec quelques passages d’escalade (grade 2 max.)
    - T5/R5 : randonnée alpine avec quelques passages d’escalade (grade 3 max.)

    Exemples de randonnées par niveaux :

    T1 : Le Moucherotte (1901m) par la crête sud.

    T2 : Aiguille Croche (2487m) par le versant ouest.

    T3 : Mourre Froid (2993m) par l’arête nord-ouest.

    T4 : Tête de la Courbe (3089m), voie normale du versant ouest.

    T5 : Traversée intégrale de la Pointe de Ronce (3612m) à la Pointe du Lamet (3504m).

    Et puis pour les cotations alpinisme, garder le système actuel.

  • par le 14 juin à 19h17

    J’ai du mal avec ces systèmes de cotations préformattés et rigides.
    Et concernant le descriptif des niveaux R1-R5, les heures de marche, ce n’est pas une notion universelle ...
    Je partage l’idée de Pascal d’ajouter une rubrique "Difficultés".
    D’autres le font aussi systématiquement (à commencer par Alain).
    Ca permet de pointer explicitement les critères qui nous ont fait choisir tel ou tel niveau de difficulté.

    Après, on pourrait peut-être adjoindre un système R1-R5 en complément de la classification tri-niveaux actuelle, mais de façon FACULTATIVE.
    Comme ça les anciens topos resteraient valables. Mais ils pourraient quand même être enrichis au fur et à mesure.
    Pour les nouveaux topos, les admins (je sais qu’ils ont déjà un travail colossal) pourraient éventuellement demander plus de justification aux auteurs si les niveaux de difficultés choisis et les commentaires assortis leur paraissent insuffisants.

    En tout cas bon courage pour la décision.
    On voit bien au fil des discussions que ce n’est pas une question simple. Ce serait peut-être dommage de rajouter trop de rigidité et d’avoir encore plus de discussions qu’avant sur ces sujets.
    Même si la finalité, ce n’est pas d’éviter les discussions mais de fournir des infos fiables et claires aux lecteurs.

  • par le 14 juin à 19h58

    Oui, tu as raison, pas con de rajouter en facultatif et comme j’ai dit il faut la cotation physique et la cotation technique, il pourrait y avoir les deux dans ce cas de figure.

  • par le 14 juin à 20h27

    Perso, je ne pense pas pertinent de séparer physique-technique pour une cotation chiffrée. Comme je l’ai dit plus haut, une cotation globale permet une évaluation rapide plus par rapport à une échelle intuitive rando facile qui s’adresse à tout le monde <-> rando difficile qui s’adresse aux personnes expérimentées.

    D’ailleurs, un système de cotation complexe n’a de sens que pour les personnes expérimentées qui savent ce que ça veut dire, pas pour les novices souhaitant découvrir la rando.

    Maintenant, (et dans tous les cas !) les détails sur le caractère de difficulté de la rando devront être précisés dans un paragraphe à part (du texte, pas que des chiffres sur une échelle) ! Cela sera clair pour la personne expérimentée tout comme pour le néophyte !

    Aussi, cloisonner la difficulté physique de manière rigide (échelle de dénivelés) n’a pas beaucoup de sens pour moi. A même dénivelé, l’effort est complètement différent selon qu’on a affaire à un bon sentier montant régulièrement, ou alors à un parcours en dents-de scie et tout en faux-plats, ou encore à traverser pierriers et autres caillasses...

    Il y a une part de subjectif, on n’y échappera pas...

  • par le 14 juin à 21h03

    D’ailleurs, il faut se poser la question : Pourquoi vouloir avoir un système de cotation, alors qu’il suffit de lire le topo pour voir de quoi il en retourne exactement ? (pour peu qu’il soit bien écrit)

    Un système de cotation ne décrira jamais totalement la difficulté d’une rando (il y a le texte du topo pour cela). C’est juste une rapide grille pour pouvoir classer les randos en fonction d’une échelle dépendant du niveau du pratiquant. Et puisque c’est imprécis et subjectif, cela doit rester simple.

    Par exemple, on peut très bien imaginer que quelqu’un cherche des randos "Faciles" dans le massif de Chartreuse car il est peu expérimenté ou alors n’a pas trop envie de se fatiguer (Dans ce cas, la cotation a un sens). Par contre, je vois mal quelqu’un faire la recherche d’une rando R2 T3 E1 !

    En ce sens là, la cotation Facile-Moyenne-Difficile actuelle a un sens. Ma seule critique à cela est que 3 niveaux est peut être insuffisant (je pense qu’il en faudrait au moins 4, peut être 5). Pour le reste, le dénivelé et la durée, informations déjà présentes offrent des indices utiles sur la difficulté physique (inutile donc de rajouter une cotation pour cela, surtout si elle n’est qu’une paraphrase du dénivelé). Et, pour tous les détails (je me répète), il y a le texte du topo !

  • par le 14 juin à 21h38

    Même avis que THF pour la cotation "R".

    Exemple Mont Guillaume. Absolument aucune difficulté "technique", c’est balisé , il y a un sentier etc mais je l’ai fais en sortie version longue 23km 1850m D+... ca se passe comment si je l’avais fait en topo ?...

    Mes topos je les cotes souvent en imaginant le randonneur moyen qui peut être accompagné d’un enfant bon marcheur. Dès que je suppose que ce type de randonneur pourrait être mis en difficulté et donc se mettre en danger, je cote difficile.
    J’ai toujours un onglet "difficulté" dans mes topos pour expliquer.

    Ex : pic de morgon par l’Echelle. J’ai mis "difficile" pour éviter une mauvaise surprise à un randonneur moyen sur certains passages dans le sentier de muletier. J’aurai aimer pouvoir coter "Moyen +"
    Le "+" indiquerait quelques passages pouvant être jugé "difficile" sans être trop compliqué pour classer cette rando comme "difficile"

    Un onglet "difficulté" lors de la création de topo avec des mots clés à sélectionner (pierrier, hors sentiers, nécessite de mettre les mains, passage aérien, autre (et préciser) etc...) pourrait être proposer ?
    Où alors plus simplement, comme il y a un cadre de texte "accès" ou "météo", en mettre un "Difficultés".

  • par le 14 juin à 21h50

    J’aime bien les cotations T*. Mais tout le monde ne les connait pas ou ne les maitrise pas. Rester sur Facile, Moyen, Difficile en cotation globale est bien, rajouter un échelon supplémentaire pour les randonnées scabreuses, et une zone de texte obligatoire à remplir pour expliquer les difficulté de l’itinéraire est un bon compromis.
    De toute façon un topo il faut le lire de A à Z, autant être explicite par les mots.

    Pour les itis d’escalade et alpi, rester sur les cotations uiaa pour avoir un standard, les difficultés particulières seront de toute façon expliquées dans le topo.

  • par le 14 juin à 21h52

    Globalement d’accord avec le dernier post de Pascal (le 14 juin à 21h03).
    Ca doit rester simple. D’ailleurs ce que disent ThF et Mick va dans le même sens.
    Mais pour ce qui est de passer de 3 à 4/5 niveaux, c’est l’existant qui peut poser problème.
    En effet, ça reste simple à comprendre, tout en étant un peu plus précis et ça ne pose pas de problème pour les nouveaux topos.
    Mais la question c’est ce que deviennent les anciens topos si on ajoute 1 ou 2 niveaux ?... Pas simple de mettre en harmonie l’existant avec le nouveau système ...

  • par le 14 juin à 21h52

    Un peu surprise que l’on évoque un "onglet" précisant les pierriers hors sentiers et autres difficultés... alors que l’on est sensé faire la description de l’itinéraire et préciser cela dans le texte ou en faisant un paragraphe "difficulté". Pour ce qui est de la cotation d’accord avec Pascal pour élargir le choix.
    Pour ce qui est de la cotation "physique désolée mais certains D+ 500m peuvent relever du difficile

  • par le 14 juin à 22h35

    Je tempère mes doutes dans mon post de 21h52.
    Ce qui m’inquiète (en terme de difficulté de mise en œuvre) c’est la MAJ de l’existant. Mais finalement les 2 niveaux supplémentaires proposés par Pascal me plaisent bien :
    Très Facile (promenade)
    Facile
    Moyenne
    Difficile
    Très Difficile (rando alpine)
    Dans un premier temps, ce n’est pas grave que les anciens topos ne soient pas à jour. Un topo qui est "très facile" est également "facile". Donc ce n’est pas grave qu’il reste estampillé "facile" jusqu’à ce que son auteur ou un admin le mette à jour. Et de même un topo qui est "très difficile" est également "difficile" et peut donc provisoirement (voire longtemps) rester classé comme ça.

  • par le 15 juin à 01h31

    De là à faire correspondre ces 5 niveaux aux cotations classiques R1-R5, il n’y a qu’un pas...

    Ce que je propose, c’est que les anciens topos restent facile-moyenne-difficile (jusqu’à leur éventuelle révision par leurs auteurs ou des admins), et que pour les nouveaux topos, très facile et très difficile puissent également être spécifiés. Dans ce cas seulement, la correspondance "R" serait explicite et affichée.

    Le seul problème que je vois pour l’instant, ce sont d’anciens topos "Difficile" qui sont en fait des R5... Bon, étant donné que ces randos sont minoritaires et en général produits par des contributeurs "sérieux", on peut supposer qu’ils seront rapidement mis à jour. Sinon, un administrateur pourra corriger les cas les plus flagrants.

  • par le 15 juin à 01h57

    Une chose sympa serait que le site offre un "outil de révision" pour les auteurs.

    Si la structure du site change et qu’une information doit être révisée, cet outil affiche, pour l’auteur qui le souhaite, tous ses topos encore non révisés sous forme de tableau, avec en face de chaque ligne le champ qui doit être révisé, qu’on peut éditer d’un clic.

    Un tel outil permettrait à chaque auteur de réviser un champ de ses topos en un temps record, sans perdre du temps à aller chercher chacun de ses topos dans sa liste des contributions, faire défiler, chercher l’info, éditer, valider, revenir à la liste, se rappeler de là où on en était, se demander ce qui a été fait et ce qui reste à faire, chercher encore, recommencer...

    Voilà qui résoudrait pas mal de problèmes et ferait gagner beaucoup de temps à tout le monde...

  • par le 15 juin à 08h48

    Toujours ces histoires de cotation !
    Toutes les propositions sont intéressantes mais il y a des cas particuliers qui sont difficiles à catégoriser. Je pense notamment à la balade dont j’ai fait le topo (grotte des champignons : https://www.altituderando.com/Monta...) : la randonnée est plutôt facile, courte, quelques passages avec des chaînes, mais il y a un passage court d’escalade avec matériel obligatoire et un pas de 5, et enfin une petite partie de spéléo. J’ai côté "Moyenne" car j’ai fait une moyenne des difficultés mais en toute rigeur, il devrait y avoir deux catégories dans la cotation : Randonnée en elle-même (T* ou très facile, facile, etc ...) + Cotation technicité (escalade, spéléo, ....) pour attirer l’attention des randonneurs sur le matériel nécessaire et la difficulté du passage technique.

  • par le 15 juin à 12h35

    La cotation, quelle que soit la forme qu’elle a, doit correspondre au passage le plus difficile du topo et surtout pas une moyenne globale des difficultés. Sinon dans le pire des cas quelqu’un qui a un niveau pour les topos "moyen", qui ne lis pas bien un topo et qui se retrouve devant un pas d’escalade en V sur 20m nécessitant un assurage va se retrouver mal là-haut. Dans le meilleur des cas il aura juste perdu du temps lors de sa recherce et lecture des topos.

  • par le 15 juin à 16h37

    Dites, ça vous dirait de commenter cette discussion en lisant correctement le texte ?

    Depuis quand un pas de V sur 20 m c’est le la randonnée ?

    On parle ici de cotation des randonnées, pas d’escalade ni d’alpinisme ! Ton exemple A_D est donc totalement à côté de la plaque.

    Au passage NoMaD, ton topo est mal classé. Un pas de 5, même sur 5 m, ce n’est plus de la randonnée. À discuter en interne, mais en l’état je recommande fortement de passer ton topo en catégorie alpinisme, ou au moins, si ça reste en catégorie randonnée (je trouve ça discutable, mais bon), de difficulté difficile.

    De manière générale, pour revenir sur la discussion. AltitudeRando est une site à destination du grand public, pas des spécialistes. Si vous abreuvez le grand public de cotations de partout avec une distinction physique/technique/engagement, et des niveaux de 5 ou 6 dans chacun d’eux, il est pedu (et c’est normal !).

    Je ne vois aucun problème à garder des cotations globales, quitte à affiner un peu pour les futurs topos (et suivre ainsi la proposition de Pascal, en rajoutant "Très facile" et "Très difficile").

    À charge pour le rédacteur du topo d’expliquer sa cotation dans le topo : deux randonnées classées difficiles peuvent l’être pour des raisons différentes, la première pour son caractère physique (1600m de dénivelé, 25 km) même si le sentier est très facile, la seconde pour son caractère technique (hors-sentier, pentes raides, quelques pas d’escalade facile dans le II+/III au maximum — au-delà pour moi ce n’est plus de la randonnée) quand bien même elle ne soit pas physique (600m de dénivelé, 15 km).

  • par le 15 juin à 16h44

    Bien d’accord avec Julien B !
    J’insisterai aussi sur le "Quelques" !! "quelques pas d’escalade facile dans le II+/III au maximum" car même dans le III max ce n’est plus de la randonnée s’il y a plus de "quelques" pas !

  • par le 15 juin à 16h52

    A_D, juste pour que ça ne soit pas mal interprété, la partie de mon message qui t’est destinée n’est pas une attaque à ton encontre, mais plus un constat quant à ton exemple spécifique que je trouve hors-sujet. Je te présente d’avance des excuses si le ton de mon message te paraît (inutilement) agressif.

  • par le 15 juin à 16h53

    Très bonne idée de Pascal les cotations "Très Facile" et "Très Difficile", comme ça il y’aura 5 niveaux et ça remplacera les R.

    Le champ "Difficultés" dans le topo pourrait également être une superbe idée à condition que tous les rédacteurs soient clair et précis.

  • par le 15 juin à 16h58

    Au passage Vince, une petite suggestion : y-a-t-il moyen de passer automatiquement en revue les pages de présentation des massifs et d’y faire des modifications globales ? Ces pages comportent encore la mention "facile/familiale" au lieu de "facile", par exemple :

    https://www.altituderando.com/+-Bauges-+

  • par le 15 juin à 17h16

    De nombreux topos sont surcotés :

    les faciles basculés "moyen" à l’époque ou le familial était accolé et de nombreux "moyen" catalogués "difficiles" parfois sous les remarques de qqs lecteurs https://www.altituderando.com/Mont-... avec une remarque signalant il y a peu des "passages vertigineux".

  • par le 15 juin à 17h37

    OK A_D, je comprends ce que tu veux dire. Je vais faire une demande pour reclasser ce topo.
    Néanmoins, quand tu dis "AltitudeRando est une site à destination du grand public, pas des spécialistes. Si vous abreuvez le grand public de cotations de partout avec une distinction physique/technique/engagement, et des niveaux de 5 ou 6 dans chacun d’eux, il est pedu (et c’est normal !)." ... On fait quoi alors ? On ne met plus aucune randonnée avec passages difficiles, escalade, etc ... ?
    Rajouter très facile et très difficile, c’est bien, ça affine un peu la granulométrie, mais au fond ça ne change pas grand-chose au problème. Ce qu’il faut finalement, c’est définir à partir de quelle technicité (passage escalade, exposition, etc ...) on ne parle plus de randonnée.

  • par le 15 juin à 17h38

    Mon dernier post s’adresse à Julien et non A_D !

  • par le 15 juin à 17h42

    Avec 5 niveaux (au lieu des 3 actuels) et un paragraphe ’Difficultés’ obligatoire, ça doit, à mon avis, faire l’affaire.
    Il faudrait, par je ne sais quel moyen, sensibiliser les rédacteurs de topos à l’importance de la rédaction du paragraphe ’difficultés’. La rédaction pouvant éventuellement être : " les difficultés particulières sont explicitement décrites dans le texte ci-après du topo."

  • par le 15 juin à 17h52

    Bonjour NoMaD,

    On peut en discuter en interne de ton topo, pas de soucis.

    Pour ce qui est de la limite, c’est une question pertinente. Pour ma part, une randonnée n’est plus vraiment une randonnée si des techniques de corde sont obligatoires. Certains mettent cette limite dans le III+, d’autres dans le II+/III.

  • par le 15 juin à 17h56

    D’accord avec toi Julien. Pour ce qui est du topo, on en parle en interne.

    Jump, ça me paraît être la bonne piste d’amélioration !

  • par le 15 juin à 18h35

    Julien B, mon exemple était volontairement exagéré pour, donc hors sujet c’est vrai. Pas de souci je ne me sens pas agressé.

    Sinon je suis d’accord pour maintenir le site accessible au plus grand nombre de lecteurs ; à charge pour eux s’ils en ont besoin/envie de se renseigner ensuite sur les caractères ou vocabulaire techniques quand il y en a ; quitte à créer un article "Glossaire de la montagne".

  • par le 15 juin à 19h04

    Jump38, tu as tout résumé en quelques lignes.

  • par le 15 juin à 21h20

    A mon avis (mais ce n’est que mon avis), même 5 niveaux ne réglerons pas les problèmes.

    En fait, je pense qu’une cotation "universelle" en rando est illusoire. D’autant plus que le public est largement plus varié qu’en alpinisme ou en ski de rando, où la maîtrise de techniques est obligatoire !
    La plupart (si ce n’est la totalité ?) des topos-guides (j’entends les livres) ne couvrent qu’un massif ou une zone géographique forcément limitée et relativement homogène (en général). Type : Beaufortain, Bauges, Chartreuses, Mont du Cantal, etc... Sur une zone géographique un système de cotation logique est possible. Dans les Bauges il y a une progression logique Croix du Nivolet / Grand Colombier / Arcalod 3 niveaux sont suffisants. Mais pourrait-on transposer directement cette même échelle à Belledonne ? J’ai des doutes. Si la Croix ou le Rocher Blanc peuvent justifier le 3 de l’Arcalod, comment coter le Pic du Frêne ou la Grande Valloire qui me semble un cran au dessus ?
    C’est comme les étoiles du guide vert Michelin en fait. Un site * en Toscane aurait certainement *** dans la Creuse...
    De même que serait une cotation 3 (mettons difficile) pour une randonnée dans les Cévennes, un critère de distance ? de durée ? Pas facile.

    Ensuite, je suis d’accord sur le fait que de nombreux topos sont sur-évalué. Effectivement si le Trélod ou le Dôme de Bellefond sont "Difficile" que dire du Bério Blanc ou de la Pointe de Nantcruet qui ont la même cotation ??? Ca veut dire que si certaines randos sont surcotées, d’autres sont largement sous-cotées. C’est peut-être que ces topos ne sont PAS destinés à tout le monde. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je ne veux vexer personne. Ces topos ont leur place sur le site, TOUS les topos ont leur place. J’apprécie ces topos, je suis très impressionné, c’est pour les trouver que je viens sur le site mais pas que car je recherche également des topos plus simples dans des secteurs que je ne connais pas. Personnellement je sais de quoi je suis capable, je sais dans quoi je peux m’engager ou pas, mais je pense que certains topos ne s’adressent de facto qu’à une minorité.

    Merci

  • par CourtePattele 15 juin à 22h41

    Si je puis me permettre...Utilisatrice "silencieuse" du site depuis plusieurs années je pense être représentative d’une certaine catégorie du "public" : bonne marcheuse mais pas athlète, pas peur de mettre les mains mais pas de compétences particulières en escalade.
    Passer à 5 niveaux (comme c’est le cas sur CampToCamp par ex) permettrait certainement d’obtenir une meilleure graduation des topos ; il faudrait alors pouvoir indiquer, pour les topos non révisés, qu’ils se basent sur l’ancienne cotation : on se retrouverait avec un "ancien difficile" et un "nouveau difficile", qu’il serait peut-être possible d’intégrer à l’écran "Recherche" ; mais de toutes façons il restera effectivement toujours une part subjective quoi qu’il arrive.
    Personnellement, voici comment je procéde à l’heure actuelle, pour les topos classés "difficile" :
    - je lis attentivement la portion d’explication des "difficultés" que certains auteurs incluent en effet systématiquement. J’apprécie entre autres d’avoir l’indication de niveau des pas d’escalade et leur degré d’exposition
    - je cherche la mention "équipement" (corde, crampons...) car lorsqu’elle est donnée pour "nécessaire" j’abandonne le topo
    - je me réfère également aux photos qui peuvent parfois donner une meilleure idée

    Les cotations multi-critères (dénivelé, durée, technique...) permettraient sûrement d’affiner les classements mais risquent de perdre beaucoup d’intérêt si les topos existants n’y sont pas adaptés ; et il me semble qu’il faudrait également que le moteur de recherche les intègre. Et là encore, pas sûre que ça lève toutes les ambiguités sur la "difficulté technique" : certains redoutent l’exposition même si la balade demande peu ou pas d’escalade (ex. vires) ; d’autres n’aiment pas les chaînes, ou les terrains instables, etc.

    Bref, au final je me dis que je serais déjà contente si, pour les cotations "difficile" il y avait systématiquement :
    - une explication de la nature des difficultés
    - une mention "matériel nécessaire : oui/non"

    A part ça...ce site est peut-être perfectible (notamment la page de recherche...je digresse), mais reste quand même ma référence préférée en matière de randos. Merci à ses contributeurs !

  • par le 16 juin à 22h19

    Plutôt d’accord avec le système proposé par Vincent/Julien :

    Garder le système actuel à 3 niveaux (Facile – Moyen - Difficile) - et avoir la possibilité de préciser la difficulté sur l’échelle de 1 à 5 dans le topo lui-même. Un topo pourrait donc être qualifié de « Difficile » mais dans le corps du topo être qualifié de R4 ou R5 (IMPORTANT => avec mention cliquable qui donnerait l’explication à l’internaute).
    S’il faut une précision complémentaire, libre à l’auteur de le préciser sur son topo s’il le juge important...

    Gros avantage, de ne pas avoir à modifier tous les topos existants (cela n’empêchera pas de modifier si besoin au coup par coup un ancien topo..)

    Seul bémol, si l’on prend l’exemple du R4 (passages très exposés) cette cotation ne correspondra pas forcément a un dénivelé de 900/1200m...

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