Tête de Gaulent (2867m) par l’arête Sud

Difficulté :
Alpinisme D
Dénivelé :
900m
Durée :
1 jour

La Tête du Gaulent est un sommet peu connu dans les Écrins, mais qui domine pourtant le Briançonnais et offre un point de vue remarquable sur la vallée de la Durance. Le sommet, individualisé, offre une vue à 360°, aussi bien vers le cœur des Écrins voisin que vers le Queyras plus lointain et le Viso. La voie d'ascension proposée est de l'alpinisme "à l'ancienne", une escalade en grosse assez soutenue dans du IV/IV+ avec un passage-clef en 6a pour pimenter le tout !

Accès

Depuis la Roche de Rame ou Saint-Crépin monter à Champcella par la D38 et suivre en direction du hameau du Ponteil, à droite une fois Champcella traversé (attention, route étroite).

Peu après le Ponteil, la route devient une piste forestière en mauvais état mais carrossable. On rencontre une bifurcation. Prendre à droite jusqu’au terminus de la route près de la cabane de Tramouillon. Se garer avant le pont ou près de la cabane (deux petits parkings).

À noter : la piste se déneige assez tardivement, vers début mai.

Itinéraire

Ouvrir en grand !

Chargement de la carte en cours

Informations pratiques

  • Carte : IGN 3437 ET « Orcières-Merlette, Sirac et Mourre-Froid, Parc National des Écrins »
  • Lien IGN : Tête de Gaulent
  • Altitude de départ : 1950m (cabane de Tramouillon)
  • Altitude maximale : 2867m (sommet de la Tête du Gaulent)
  • Dénivelé : 900m (cumulé)
  • Cotation globale : D, un pas d’escalade en 6a, difficulté moyenne dans le IV/IV+. La roche est du bon calcaire solide (dolomite), mais très abrasif ! Mes mains s’en souviennent encore...
  • Matériel : corde de 40m, sangles, un jeu de dégaines, 3 ou 4 friends. La voie est équipée de spits récents, les relais sont sur de vieux pitons. Les friends seront nécessaires par endroits pour sécuriser correctement.
  • Conditions météos : vous pouvez aller ici (MétéoFrance, prévisions de la commune de Champcella)

Approche :

Depuis la cabane, remonter le vallon en direction du col pour prendre un sentier qui traverse vers le pied de la Tête de Gaulent. Prendre hors-sentier pour remonter les pentes herbeuses raides afin d’atteindre le pied de la paroi sur sa gauche. L’attaque se fait dans une fissure oblique avec un spit de visible.

Temps d’approche : un peu plus d’une heure.

Ascension :

La première longueur est en IV (4c), dans un dièdre, pour aboutir sur la seconde longueur plus tranquille (II). Les trois longueurs suivantes sont dans du IV/IV/+ (la dernière des trois est un dièdre en 5a).

Partir ensuite vers la droite et arriver au point-clef de la voie : le fameux passage en 6a ! Le passage fait 5/6m de haut tout au plus. Une sangle est en place dans la face, ne pas hésiter à s’en servir !

Une fois le passage en 6a franchi, l’ascension est plus tranquille et l’on atteint le sommet de l’arête par des dièdres en III/IV (4a, 4b). Arrivé à la sortie de la dernière longueur, redescendre à gauche pour remonter par la suite un couloir au mieux (terrain à chamois, roche très délitée). Rejoindre l’arête sommitale sur la gauche (en neige en début de saison) pour atteindre le sommet. La vue à 360° sur les environs grâce à un sommet très individualisé. Les Écrins (Barre et Dôme, Agneaux, etc.) et le Queyras (Rochebrune notamment) s’offrent à vous !

Durée de l’ascension : 4 heures.

Descente :

Redescendre de l’arête sommitale par le même chemin afin de revenir dans le couloir d’ascension terminale. Partir sur la droite afin de rejoindre une arête débonnaire (un petit rappel de 10m à faire pour la rejoindre), que l’on descend dans des pentes majoritairement herbeuses (quelques passages dans des pierriers). On retrouve le sentier d’approche que l’on redescend jusqu’à la cabane de Tramouillon, point de départ de l’aventure.

Durée de la descente : dans les 2 heures.

Sortie effectuée le 26 mai 2016 à deux personnes, bonnes conditions météo pour une durée totale de 8h pauses incluses. J’ai bataillé ferme dans le pas en 6a... Une petite description de la sortie vue par mon guide est dispo ici.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tête de Vautisse (3156m) en boucle par la cabane de Tramouillon et le Lac Étoilé, retour par la Crête de Rougnoux (3003m) et le Col de Val Haute

A propos

Auteur de ce topo :

Passionné de la montagne depuis l'enfance, j'ai une expérience de la randonnée dans les Alpes (Écrins et Queyras très majoritairement) ainsi qu'en Forêt Noire. (Presque) tous les hauts sommets du Queyras y sont passés : grand et petit Rochebrune, Bric Froid, Pain de Sucre, Rocca Bianca, Grand Gleiza etc. Seul le pic Nord de la Font Sancte manque à l'appel, mais son ascension ne saurait trop tarder. (...)

Topo publié le 31 juillet 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 31 juillet 2016 à 10h21

    Sympa, connaissais pas. J’aurais juré d’après la phot que c’était du granite. tu forces un peu sur la saturations des couleur ;-)

  • par Le 31 juillet 2016 à 10h47

    Hello Paul ! C’est un sommet très sympa et la voie est vraiment à l’ancienne. En chaussons c’est sans doute plus facile, mais c’est aussi bien rigolo de le faire en grosse.

    Je ne m’y connais pas des masses en cailloux, mais ce n’était pas du granit et d’après d’autres compte-rendus de sorties c’est du calcaire. Je n’ai même pas tant forcé que ça sur la saturation des couleurs en plus !

  • par Le 31 juillet 2016 à 15h08

    C’est de la dolomie, me semble-t-il.

  • par Le 31 juillet 2016 à 17h21

    Merci Julien. Celui-là je l’attendais depuis longtemps. J’y suis monté plusieurs fois quand j’étais gamin, bien sûr par le côté nord, depuis la cabane du Clos dit Lafont sur IGN, anciennement du Clot de la Font, donc de la source située près de la cabane), avec "l’équipement" d’époque (c’est-à-dire un pull-over au cas où, attaché autour de la ceinture).
    Les moutons montés de Provence en grande transhumance (à pattes évidemment) passaient l’été sur cette espèce de plateau entre deux falaises. Pas de patou à l’horizon, bergers sympathiques, cabane toujours ouverte, le poêle à bois garni prêt à réchauffer n’importe quel visiteur, toute une autre époque. Nous nous y sommes réfugiés un jour d’orage (ils sont très méchants par là), au milieu du brouillard. Assez impressionnant quand on n’aperçoit ni les sommets d’un côté, ni la falaise au-dessous de l’autre, ni les sentiers d’accès aux extrémités sud et nord)..

  • par Le 31 juillet 2016 à 22h44

    Bonsoir Hereme,

    Merci beaucoup pour l’anecdote, je peux imaginer l’ambiance ! Et au passage, quand je lis ici ou là des récits parlant de cabanes fermées, ça me fait un pincement au cœur, comme tu dis, autre époque...

    Merci pour l’info Dyn’s, en effet quand je regarde des photos de dolomie sur internet, c’est tout à fait ça ! Donc un type de roche calcaire assez particulier.

  • par Le 2 août 2016 à 01h10

    Très belle course, et belles photos !
    Néanmoins, petite erreur, la légende de la 13ème photo est fausse : c’est la Font Sancte, et non les Cerces. ;)

  • par Le 2 août 2016 à 10h10

    Bonjour Hugo,

    Merci en effet maintenant que tu le dis, grosse erreur ! Photo rectifiée.

    Dyn’s, j’ai aussi rajouté la mention de la dolomite, merci !

Chargement en cours Chargement en cours...
Veuillez patienter ...
Nouveau commentaire
Nous vous conseillons de vous connecter !

Astuce : Si votre commentaire est long, aérez-le en créant des paragraphes. Pour cela, il suffit de laissez une ligne vide entre ceux-ci !