Tête de la Grisonnière (2545m), par la croupe sud-ouest

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1420m
Durée :
1 jour

Une rando "droit dans la pente" qui fait bien chauffer les mollets... La croupe sud-ouest est assez raide et hors sentier, mais sans véritables difficultés par bonnes conditions : aucune exposition, les mains sont inutiles. En plus d'être l'itinéraire le plus direct vers ce beau sommet assez sauvage et un peu oublié, cet itinéraire offre l'avantage d'éviter de passer sous des pentes raides et potentiellement avalancheuses en cas de neige. Il permet aussi de s'affranchir de la courte arête exposée de l'antécime qui peut être délicate en présence de glace. – Auteur :

Accès

  • La Mure - col de Malissol - la Valette - Oris-en-Rattier, prendre la petite route montant à gauche jusqu’au parking à la fin de la route goudronnée.
  • Les plus courageux ayant un châssis non surbaissé pourront prudemment poursuivre la piste et se garer sur un des lacets, le plus haut étant celui à 1713m.

Itinéraire

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  • Altitude départ:1096m (parking), 1713m (sommet de la piste).
  • Altitude sommet : 2545m.
  • Durée : 8h depuis le parking, 5h depuis le sommet de la piste.
  • Carte : IGN TOP25 3336OT Valbonnais – La Mure.

Période

Praticable en conditions estivales, ou plus difficilement en conditions hivernales par bonnes conditions de neige (prévoir des crampons).

Difficulté

L’essentiel de la rando se déroule hors sentier, mais sur un itinéraire évident par bonne visibilité. La longue pente rend la marche assez physique. De petites sentes facilitent éventuellement la progression. Par bonnes conditions, il n’y a aucun passage délicat ou exposé sur la croupe, même au plus raide, et les mains ne sont pas utiles.

Ascension

Remonter la longue piste jusqu’au lacet 1713m. Monter dans l’herbe vers le nord-est pour rejoindre le sentier montant à la baraque de Lozet. Monter droit dans la pente vers l’est pour rejoindre le bas de la croupe. Le terrain, mélange d’herbe et de petites bruyères, est un peu pénible à monter (mais très agréable à descendre), de petites sentes discontinues facilitent la progression.

Remonter la croupe d’herbe et de caillasses faciles. Rester proche du fil, ou éventuellement un peu à droite pour contourner quelques petites sections rocheuses dans les parties les plus raides. Il n’y a ni difficultés ni exposition. On aboutit facilement au sommet. Vue magistrale sur la crête Grand Armet - Coiro, le Valbonnais, le Trièves, la barrière est du Vercors...

Descente

Le retour peut s’effectuer par le même itinéraire.

Une autre option est de descendre par les Côtes du Geai. Pour cela, descendre la crête vers le nord-ouest en direction de l’antécime, dont il va falloir franchir la courte arête sur le fil (exposé, délicat si en glace).

Descendre ensuite la large croupe jusque vers l’altitude 1950m, puis basculer à gauche pour descendre au mieux dans la combe (raide, attention au risque d’avalanches si neige). Des sentes à moutons permettent de rejoindre la baraque de Lozet.

Détail de la sortie du 6 décembre 2016

Un sommet sur lequel je lorgnais à chaque fois que je montais au Tabor ou au Piquet de Nantes... L’exposition sud-ouest rend cette ascension réalisable en dehors de l’été... Et effectivement, en ce mois de décembre, les ratés de l’hiver rendent cet itinéraire quasiment déneigé sur toute sa longueur, malgré l’altitude respectable du sommet.

Départ vers 12h30 depuis un lacet de la piste vers environ 1300m, là où j’ai décidé de mettre la voiture au repos en raison de l’incertitude de l’état de la piste plus haut. On fera la suite de la piste à pied...

La montée se fait sans difficultés. Un peu d’hésitation entre l’itinéraire classique des Côtes du Geai, assez enneigé sur le haut, et un tout-droit sur la croupe sud-ouest, qui a le grand avantage d’être presque complètement dégagé... Bien que n’ayant lu aucun topo sur cette variante, il n’y a de visu rien de difficile, cet itinéraire s’impose...

Malgré la raideur qui fait chauffer les jambes, il n’y a rien de difficile, on monte, on monte... Un peu de neige sur le haut, mais elle n’est pas gelée, et voilà le sommet... 15h30, la vue est magistrale dans le soleil descendant dans le ciel bleu...

16h, c’est l’heure de de descendre... On va tenter de passer par les côtes du Geai, malgré la crête de l’antécime, couverte de neige dure, délicate, qui me fera chausser les crampons par précaution... Par contre, la descente dans les pentes neigeuses face au soleil couchant sera un régal...

17h, le soleil s’est couché, retour dans les alpages, puis sur la piste sous la clarté du premier quartier de lune... Fin de la balade vers 18h.

Dernière modification : 16 mai 2018
Tête de la Grisonnière (2545m), par les Côtes du Geai

A propos

Auteur de ce topo :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Topo publié le 7 décembre 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

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