Tête du Colonney (2692m) par le col du Colonney et Praz Coutant

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1600m
Durée :
1 jour
La carte

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

L'un des jolis sommets du massif des Fiz. L'accès depuis Praz-Coutant (Passy) est certes plus long que depuis Flaine et le dénivelé plus important mais la traversée du magnifique désert de Platé vaut bien ces efforts supplémentaires tant le paysage vous laissera de merveilleux souvenirs.

Accès

Depuis Cluses ou Chamonix suivre Passy, puis Plateau d’Assy. Après avoir traversé la station, en suivant la direction de Plaine Joux, se stationner au parking situé au coeur d’un virage tournant vers votre droite (juste après la maison de santé).

Itinéraire

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3530ET Samoëns/Haut-Giffre
  • Lien IGN : Tête du Colonney
  • Départ : 1171m
  • Arrivée : 2692m
  • Horaire A/R : 4h pour l’aller. 3h30 pour le retour
  • Dénivelé : 1600m
  • Balisage : à partir du col du Colonney, balisage bleu

Descriptif

Depuis le parking, traverser la route et emprunter le sentier carrossable jusqu’au "torrent d’Ugine" à 1389m. Autant le dire tout de suite cette partie est la moins intéressante du parcours. Le seul avantage étant que la montée est plutôt douce pour commencer permettant de se chauffer tranquillement, pendant 25-30 mn, pour la suite.

Apparaît alors en face de nous l’impressionnante barre rocheuse permettant l’accès à Platé. La montée se veut plus raide mais plus agréable grâce à la vue dégagée sur la vallée de l’Arve en contrebas et les contreforts du massif des Fiz.
Nous contournons la barre rocheuse par la gauche avant de s’attaquer à la cheminée. Dans ce sens, (montée) celle-ci ne présente aucune difficulté par temps sec.

Une fois passé la passerelle aux alentours des 2000m, (sans sa mise en place le passage serait aérien et très dangereux) nous prenons pied sur le désert de Platé. Un petit coup d’oeil à gauche pour observer l’Aiguille Grise de Varan, le refuge est en vue 1h45 après notre départ.

Prendre le sentier partant vers la droite, où nous fait désormais face l’imposante pointe de Platé (2554 m). Quelques courtes minutes, ensuite délaisser le sentier menant au col de la Portette (2354 m) en prenant sur votre gauche vers le col du Colonney.

La traversée du désert de Platé est un véritable plaisir, les quelques mètres de dénivelé jusqu’au col (2321 m) ne se faisant pas sentir. Une fois ce dernier atteint. il nous faut désormais suivre le balisage bleu jusqu’au sommet. Rester prudent lors de la traversée du lapiaz à partir de "la Tour Verte" (point indiquant faussement l’altitude 2443m d’ailleurs ... ).

La traversée jusqu’au col de Tré l’Épaule en passant en dessous de la Tête des Lindars ne présente aucune difficulté et offre (par beau temps) un superbe panorama.

Après avoir désescaladé un (très) court passage câblé - le seul du parcours - nous nous attaquons à la montée finale, non sans avoir salué le tas de fans poilus présents.

Celle-ci, après la traversée d’un petit névé, est plutôt raide mais ne représente pas de véritables difficultés techniques. Seul le passage de l’arrête finale menant au sommet mérite de la concentration (je conseille de l’éviter par temps de pluie).

Retour

Retour effectué par le même chemin. Il existe toutefois des variantes (notamment après la Tête des Lindars où l’on peut rejoindre le refuge de Platé par "les Forts de Platé").
La seule difficulté de cette descente pouvant se trouver dans la "cheminée". Par temps humide ce passage doit être vraiment délicat.

Sortie

Sortie effectuée le lundi 15 septembre 2014.

Température agréable, ciel voilé avec quelques éclaircies empêchant néanmoins d’apprécier le panorama que constituaient les sommets des massifs voisins. Très froid une fois au sommet. Celui-ci étant dans les nuages.

Une très belle sortie que je referai avec grand plaisir !

Dernière modification : 23 août 2018
Col du Colonney (2321m)

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Photos « Tête du Colonney (2692m) par le col du Colonney et Praz Coutant »

On ne se demande jamais si l’on va respecter le temps indiqué,  mais  on se demande toujours de combien sera la marge d’erreur ! Ce sentier carrossable ne présente strictement aucun intérêt On respire enfin ... La barre rocheuse permettant l’accès au désert de Platé Regard arrière sur la vallée de l’Arve Question : par où va t-on passer ? On devine l’aiguille Grise de Varan Passy, St-Gervais, Le Fayet ... La cheminée se dresse devant nous. Elle a un je ne sais quoi d’inquiétant. Non ? La verticalité (bien présente) ne ressort pas sur ce cliché. A emprunter par temps sec ! Regard arrière sur le sentier sortant de la cheminée. La passerelle effectuant la «liaison» avec Platé.  Regard sur le parcours effectué depuis le départ de Praz Coutant   Les chalets de Platé sont désormais juste devant nous Le désert de Platé un espace sauvage et grandiose J’ai dû la gêner dans sa sieste ... Regard arrière, la vallée n’est plus visible Au fond et au centre, très légèrement masqué, le col du Colonney Regard arrière. On devine à peine le sentier, pas de trace autre que végétale, que c’est agréable ...  Regard sur le reste du parcours. La tête du Colonney est dans les nuages. Cet impressionnant lapiaz se traverse grâce au balisage bleu. C’est un jeu de trouver son propre parcours sans se mettre en danger bien entendu 2443 ? Hmmm le baliseur a du abusé du génépi ou du marc de Savoie nous sommes quelques dizaines de mètres en dessous ! Regard arrière avec en ligne de mire les Grandes Platières et son affreuse gare d’arrivée de télésiège. Pratique pour le ski mais que c’est laid ... La tête du Colonney est enfin visible. Moins proche qu’elle n’y paraît. Regard sur l’Aup de Véran Et voilà le final La seule petite partie équipée du parcours. Mine de rien sans cette aide ce serait «bonbon» de passer ! Le gardien du Colonney ! Non le gardien du troupeau de bouquetins qui niche au pied (et un peu partout en fait) du Colonney. La maman qui rattrape le fiston ne voulant pas aller à l’école, c’est universel décidément ! La traversée du névé (toujours casse-gueule je ne suis pas fan) Regard arrière. On sent tout de suite que ça devient plus technique Tout d’abord j’ai cru qu’il fallait traverser ces vires et ........ j’ai eu peur ! Ouf il faut obliquer sur la gauche par un passage raide mais bien plus facile. L’arrête finale menant au sommet. Mine de rien c’est le seul moment de vives émotions pour moi : éviter de trébucher ! Sur le retour un détail sur la gauche va attirer mon attention ..... .... ils sont vraiment partout ces acrobates de la montagne !! Un des derniers regards sur Platé vu d’en haut La majestueuse pointe de Platé se dévoile