Tour de la Lauzière

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
5500m
Durée :
3 jours et plus

C'est un tour de pays original mais exigeant et en quasi-autonomie qui s'adresse à des randonneurs épris d'espaces naturels et sauvages. Il se déroule sur un sentier balcon entre 1800m et 2400m mais, jouant à saute mouton d'une combe à l'autre, le dénivelé cumulé journalier avoisine souvent les 1500m (total pour le tour : 5500m sur plaquette Internet). Pour l'hébergement (est-ce un choix délibéré ?), il se fait principalement en petits chalets d'alpages, parfois remarquablement aménagés. Egalement un refuge gardé et auberges pas très loin du parcours. – Auteur :

Accès

Le départ se fait au télésiège de la Lauzière, à 1 km en dessous du Col de la Madeleine (accessible côté Maurienne par Saint-François-Longchamp, et côté Tarentaise par Celliers). Il est également possible de démarrer au niveau du lac de la Grande Léchère (au-dessus de la commune de Montgellafrey).

Itinéraire

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Difficulté

Balisage du tour de la Lauzière : jaune et rouge.

Bien qu’il n’y ait pas de difficulté technique particulière, il convient de ne pas sous estimer le niveau de ce tour de pays. Les cheminements sont souvent raides, et sur des sentiers glissants : un pied sûr est nécessaire : un moment d’inattention pourrait avoir de graves conséquences.

Le passage des Moutons est câblé ; pas forcément très technique, il est néanmoins très étroit. De plus, des parties de ce sentier sont très récentes, et les cartes IGN ne sont pas forcément à jour. Il convient donc de s’équiper d’une boussole-altimètre, ou d’un GPS.

À noter le très utile livret disponible sur le site du Syndicat Mixte de la Lauzière. Cependant, édité en 2010, certaines données sont à vérifier, des sentiers ayant été modifiés par suite de contraintes locales.
La 3ème étape du parcours que nous avons choisi se passe en partie en hors sentier, avec un balisage minimum, voire parfois inexistant. Par mauvaise visibilité, il vaudra mieux adapter son parcours.

Enfin, il faut noter qu’en ce mois d’août 2014, nous avons rencontré quelques personnes sur des portions de sentier, mais strictement personne qui fasse ce tour ! Donc, réflexion à mener en cas de souci ...
Les temps donnés ci-dessous sont larges ; ils incluent les temps de pause et le casse croûte (environ 3/4 h par jour).

Matériel

  • Carte 1 : IGN TOP25 3432 ET Albertville
  • Carte 2 : IGN TOP25 3433 ET Saint-Jean-de-Maurienne
  • Lien IGN : Chaîne de la Lauzière
  • Boussole / Altimètre
  • Chaussures de randonnées bien crantées et en Goretex
  • Réchaud (les chalets où nous nous sommes arrêtés disposaient de vaisselle, mais pas de réchaud)
  • Nécessaire pour 3 ou 4 jours (vêtements, nourriture). Pas de problème pour l’eau, la Lauzière est un véritable château d’eau (éventuellement, comprimés Micropur)

1er jour : Télésiège de la Lauzière / Chalet de l’Arbesserie

  • Départ : 8h30 - 1896m
  • Arrivée : 15h00 - 1874m

Suivre la direction du Col de Montjoie. Arrivé au col, redescendre en direction de la Croix de la Coutire, en suivant les ouvrages paravalanches. La végétation luxuriante et les orages de ces derniers jours rendent le sentier glissant.

Passer devant les cabanes de La Ruche et la Pierre du Chasseur.
Le Chalet de l’Arbesserie se trouve sous le pierrier faisant suite aux Rochers des Hirondelles.

Chalet très propre et bien aménagé. Personne n’étant arrivé, nous avons pu profiter chacune d’une « chambre ». À noter qu’une petite source se trouve à 100m de là, au bout d’un sentier filant vers le Sud.

Pour cette journée, le balisage est optimal, et ne présente aucun problème.

2ème jour : Chalet de l’Arbesserie / Chalet de la Perrière

  • Départ : 7h45 - 1874m
  • Arrivée : 16h00 - 1680m

Suivre le sentier du tour de Lauzière, qui est différent de celui figurant sur la carte IGN. Il grimpe assez raide vers le Champ Rosse, et descend sur le chalet de la Balme dessus.

Nous avons apprécié la présence des agents ONF à l’œuvre pour débroussailler cette partie. Il faut dire que la végétation se compose souvent d’adénostyle et de laitue des Alpes, toutes deux très envahissantes !
Dans cette zone, le sentier est très agréable, « presque » horizontal, et assez large !

Après les ruines de Montartier dessus au niveau d’un croisement, bien rester sur le sentier du haut. Un peu plus loin, c’est le passage des Moutons, passage étroit et pentu, mais câblé qui permet d’accéder à l’arête du Champet.

Arrivée sur un plateau. En avançant, on aperçoit en contrebas le lac de Clartan, vers lequel on se dirige. Du lac, repérer la cabane du Berger et le sentier qui y conduit. Poursuivre ensuite vers le chalet de la Vénitier.

A partir de l’arête du Champet, pas beaucoup de balisage et le sentier n’est pas très marqué jusqu’au lac.

50 mètres après le chalet au croisement, suivre la direction du chalet de la Perrière. Le sentier joue aux montagnes russes entre des zones humides, pour descendre enfin sur le chalet de la Perrière, notre objectif du jour. Là encore, chalet bien aménagé, nous y ferons un bon feu et passerons une nuit tranquille.

3ème jour : Chalet de la Perrière / Refuge du Logis des Fées

  • Chalet de la Perrière : 7h45 - 1680m
  • Logis des Fées : 17h30 - 1840m

L’étape du jour est longue, même si avec la variante par le Pas de la Mule, nous avons gagné environ 2h et 200m de dénivelé, tout en ajoutant un peu de piment, puisque cette partie se fera en hors sentier.

Prendre le sentier derrière le chalet. Il part tout d’abord rive droite du ruisseau vers le Nord pour rejoindre un premier plateau.

Suivre toujours rive droite jusqu’à un second plateau, où se trouve le chalet des Marmottes Noires (chalet du Berger). À ce moment, traverser le ruisseau, et suivre rive gauche en essayant de ne pas trop s’écarter du ruisseau.

Sur le plateau suivant, repérer la pointe des Marmottes Noires au-dessus, et le col à sa droite : c’est là que nous devons aller. Nous atteignons un lac qui semble un peu marécageux. Nous le contournons par la droite, et trouvons une trace qui grimpe en lacets jusqu’au pas de la Mule (2272m).

Descente côté Tarentaise : elle se fait par un entonnoir herbeux très pentu, qu’il faut prendre avec précaution ...

Descendre dans ce cirque, un peu à vue. Repérer plus bas, un bon sentier qu’il faut rejoindre, et suivre direction Sud.

Nous dépassons le chalet de "La Cave" : ouvert, mais sans aucun aménagement intérieur, il peut néanmoins servir d’abri, en cas de besoin.
Le sentier rejoint une route qui conduit à la ferme de Lachat. Devant la ferme (pancarte), le sentier suit une piste qui grimpe Ouest, jusqu’au cirque de Colomban. Il faut bien suivre le sentier du haut qui s’élève dans le cirque jusqu’à 2100m (balisage minimum, parfois inexistant pendant 1 à 2 h, mais pas d’alternative possible ...).

Vers la fin du cirque, laisser à gauche un bon sentier qui descend jusqu’à la bergerie de Colomban. Passer les contreforts du Pic de Lachat. Passer près du lac de l’Arpettaz, et descendre jusqu’au refuge du Logis des Fées.

Sur cette partie, le balisage se compose de quelques pancartes (principalement dans la zone autour de la boucle des Pissus) et de marquage au sol ; il est souvent minimaliste !

4ème jour : Logis des Fées / Col de la Madeleine

  • Départ du Logis des Fées : 8h30 - 1840m
  • Arrivée au Col de la Madeleine : 16h00 - 2000m

Devant le refuge, prendre le sentier qui remonte dans la combe du Lac de Branlay. Il redescend vite pour rejoindre la route, et la couper à plusieurs reprises.

Au niveau de la prise d’eau, nous aurions pu continuer notre descente pour rejoindre la piste en dessous de la route départementale, mais la météo semblant correcte, nous décidons de suivre le Tour de Lauzière. Nous prenons donc le sentier le plus à droite.

D’abord dans la forêt, il rejoint la combe des Plans pour la remonter jusqu’en dessous du chalet du Berger. Il faut ensuite passer le torrent, et en ce mois d’août 2014, la passerelle n’a pas été rétablie. Nous y parviendrons tout de même, moyennant quelques contorsions !

Le sentier monte ensuite jusqu’à "La Revalette" et redescend dans la Rame au Vieux, magnifique combe au pied du Grand Pic de Lauzière.
Là encore, le sentier s’enfonce haut dans la combe jusqu’en dessous du chalet du Berger.

Ensuite il traverse le torrent de la Valette et la passerelle a été emportée par les eaux du torrent (ou les avalanches ?). Le torrent a beaucoup de débit et nous devons descendre jusqu’à l’altitude 1880m pour trouver un passage acceptable.

Passées de l’autre côté du torrent, nous remontons pour rejoindre le sentier : de ce point, viser un col herbeux entre les crêtes rocheuses de la Biettaz : le sentier n’est pas très visible, mais c’est là qu’il conduit. Ensuite, zone tourmentée : parfois gros éboulis, parfois langues herbeuses ; nous suivons scrupuleusement le balisage, car le cheminement est souvent invraisemblable !

Le sentier descend entre les deux arêtes de la Biettaz, et passe près du pylône haute tension. À partir de là, c’est un bon sentier presque horizontal. Passant près de pâturages, puis près du lac des Tritons, il rejoint doucement le Col de la Madeleine.

Dernière modification : 16 mai 2018
Grand Pic de la Lauzière (2829m) en conditions hivernales

A propos

Auteur de ce topo :

"Quand la montagne vous a pris le cœur, tout vient d'elle et tout vous y ramène" Franz Schrader

Topo publié le 14 août 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par ElodieLe 18 août 2014 à 12h50

    Superbe Topo...à se souvenir pour un long WE !
    Dommage qu’il paraisse peu accessible en hiver...
    MERCI et BRAVO à Martineenfolie, et Denise

  • par chantalLe 23 août 2014 à 16h48

    je vais en causer avec mon "accompagnateur" préféré, fortement intéressé....
    merci pour ce topo

  • par ThomassonLe 12 juillet 2016 à 15h26

    Bonjour, je reviens tout juste de ce tour, fait comme décrit, en 4 jours, par le Pas de la Mule, et départ au téléski de la Lauzière. Maintenant très bien balisé, il vaut mieux attendre mi juillet : passage des agents de l’ONF pour débroussaillage très apprécié, et surtout encore beaucoup de névés à cette époque. Les abris sont sommaires, en dehors du chalet de l’Arbesserie, prévoir une couverture de survie pour mettre sur les matelas. Très utile : application IphiGéNie,en préparant la trace chez soi avant départ ; l’itinéraire du Pas de la Mule devient un jeu d’enfant.Très beau tour, très sauvage (pas plus de 3 personnes croisées chaque jour), à recommander,en tenant compte des réserves données sur ce topo (passages étroits et non sécurisés,nécéssité d’une attention soutenue).

  • par nanouLe 19 septembre 2017 à 12h24

    tres belles photos , coin sauvage où l’on ne croise pas beaucoup de randonneurs une plus grande boucle en passant le col du basmont puis col de l’arc (chalet et source) ensuite montée au bellacha

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