Tour des Annapurnas et Camp de Base

  • Difficulté Difficile
  • Dénivelé Non renseigné
  • Durée 3 jours et plus
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Le tour des Annapurnas au Népal est l'un des treks les plus beaux et les plus variés que j'ai eu l'occasion de faire, avec une grande diversité de paysages et de cultures entre 850m et 5416m au Thorong La. 25 jours autour du Massif des Annapurnas au Népal, détour par le Lac Tilicho, et montée au Camp de Base.

Accès

Départ : Besi Sahar 850m, à une journee de bus de Katmandou.
Arrivée : Naya Pul à quelques kilometres à l’Ouest de Pokhara

Itinéraire

Le tour des Annapurna au Népal est un des trek magnifique avec une grande diversité de paysages, puisque l’on passe d’un climat subtropical chaud et humide ou règnent les bananiers, à un univers aride, sec et froid, ou règnent la glace et le roc, en quelques jours seulement.

La vision de ses sommets enneigés depuis la route qui mène à Besi Sahar, point de départ du trek, est presque irréelle, puisqu’au Népal moins de 100km séparent la jungle du Terai au Sud (altitude 100m) des sommets les plus hauts de notre planète, d’où une richesse exceptionnelle au niveau de la faune et de la flore.

Différentes ethnies peuplent la région, et le Tibet proche se fait de plus en plus sentir au fil des jours et de l’altitude. Des paysages à couper le souffle, surtout après Pisang à 3200m où la vallée s’ouvre et où la vue se dégage sur l’Annapurna III (7755m), puis l’Annapurna IV (7525m) et le Gangapurna (7455m).

Après le village de Manang, un détour s’impose jusqu’au lac Tilicho, accessible par le Tilicho Pass (5100m) et qui à 4920m est le plus haut du Népal. Situé au pied de la Grande Barriere (7134m, ainsi nommée par Maurice Herzog lors de son expedition a l’Annapurna en 1950), d’un bleu azur quand il n’est pas gelé, il est encore assez peu visité car il n’est pas situé sur le tour lui même.

De retour à Manang, montée à Thorong Phedi (4400m) au pied du col du Thorong La, et c’est là que le détour au lac Tilicho se révèle très bénéfique du point de vue de l’acclimatation.

Le lendemain, la montée au col à 5416m est longue et exposée au vent, mais quelle satisfaction une fois en haut de pouvoir admirer la vallée de la Kali Gandaki qui mène droit au Tibet.

Bien que toujours au Népal, le nord de la vallée est déjà sur le plateau tibétain. La descente vers Muktinah, lieu saint pour les Hindous et les Bouddhistes, révèle une vallée aride ou différentes teintes d’ocre se mêlent. Une fois à Kagbeni, la route prend la direction du Sud et l’on traverse de nouveau la chaîne Himalayenne, entourée par des sommets prestigieux tels que les Nilgiris (montagnes bleues) à gauche et le Daulaghiri a droite, qui avec ses 8172m est le 7e 8000 de la planète.

La vue sur l’immense glacier qui descend au dessus du village de Larjung est impressionnante.

La descente se poursuit jusqu’a Tatopani (qui signifie eau chaude), ou après deux semaines de marche, une journée de repos dans les sources d’eau chaude me font le plus grand bien.

Puis c’et de nouveau la montée vers Ghorepani ou la vue depuis la fameuse Poon Hill (3210m) révèle enfin l’Annapurna I qui se cachait depuis le début ! Puis je poursuis ma route au coeur du massif jusqu’au camp de base de l’Annapurna.

Une fois la haut, le sentiment d’être dans un autre monde est évident, à 4140m, le camp de base est situé dans un cirque ou chaque montagne qui nous entoure dépasse 6000m. En maître des lieu, la face Sud de l’Annapurna, qui avec ses 8091m dont presque 4000m de paroi sub-verticale, est envoûtante, impressionnante, elle nous hape, on ne peut la quitter du regard...

En face, le Machapuchre (6997m) lui fait des clins d’oeil entre les nuages en ce soir de novembre... La nuit le ciel se dégage et le lendemain c’est un soleil rougeoyant qui illumine l’Annapurna.

Un peu plus haut, un bloc entoure de drapeaux a prières nous rappelle qu’Anatoli Boukreev, grand alpiniste russe, a perdu la vie sur cette montagne que les Népalais appellent Déesse des Moissons. La journée se poursuit et seuls les craquements des glaciers se font entendre, un univers magique mais ou l’homme n’a pas sa place et il faut descendre. Après 26 jours de marche, le retour a l’agitation de la ville à Pokhara est un choc !

Un trek que je recommande a tous les amoureux de la montagne, vous ne serez pas déçus !

Népal derai ramro chaa. Le Népal est un pays magnifique

A lire aussi sur le Web un dossier spécial très intéressant sur Tour des Annapurna sur le magazine en ligne ATACAMAG !!

Dernière modification : 3 mars 2008