Traversée de Belledonne

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
7200m
Durée :
2 jours

Voyage au pays du minéral ou une traversée de Chamrousse au col du Grand Cucheron – Auteur :

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Chaque étape compte 3600 mètres de dénivelé positif, et environ 35 kilomètres en développé. Nous avons marché 10 heures le premier jour, et 11 heures lors de la deuxième étape.

Après avoir parcouru les Balcons de Belledonne, randonné sur bon nombre des sommets de la chaîne aussi bien à ski qu’’à pied, il était naturel que germe en nous le désir de traverser les 50 km de la chaîne, en jonglant au mieux avec les cols et les vallées qui la composent.

Il nous importait de réaliser cette traversée dans son intégralité, et notre sens pratique nous a incité à
profiter des hébergements disponibles sur le parcours.
Après quelques heures de réflexion et de travail sur carte,
nous avons opté pour un voyage de deux jours en dormant
au refuge de la Combe Madame, encore gardé en septembre.

Le départ s’’est fait au Recoin de Chamrousse, par un beau samedi matin, frais et dégagé. Direction la Brèche Nord des lacs Robert, puis le refuge de la Pra en passant par la combe de Jasse Bralard.

Passage ensuite aux lacs du Domenon, puis le col de Freydane, d’où la vue sur le col de la Balmette et l’’impressionnante face nord du Grand Pic de Belledonne nous rappelle que nous ne sommes ici que de passage.

La descente sur le glacier se fait sans problème, alors que la traversée jusqu’’au refuge Jean Collet nous paraît interminable. Là, nous remplissons nos réserves d’’eau pour entamer les ascensions des cols de la Mine de Fer et de la Brèche de Roche Fendue. Le bon sentier initial se transforme en casse gigantesque, où seule la taille respectable des blocs incite à prendre confiance en leur stabilité.

Arrivés à la Brèche de Roche Fendue, nous réalisons avec stupeur l’’ampleur du trajet qu’’il nous reste à parcourir avant d’’atteindre le Rocher Blanc. Il nous faut tout d’abord descendre le vallon qui nous fait face, avant de traverser horizontalement pour passer juste sous le Pas de la Coche, et longer les barres rocheuses sous le Pic du Pin.

Après avoir traversé le ruisseau des Combes, nous
prenons la sente qui mène en direction du col de la Vache, atteint finalement après l’ascension d’un pierrier plutôt raide.

La descente sur les Sept Laux se fait sans problème, mais non sans quelque nostalgie des virages effectués dans la poudreuse quelques mois plus tôt.

Néanmoins, ces précieux instants de repos ne sont pas à négliger avant la rude ascension du Rocher Blanc, en passant par le col de l’’Amiante. Enfin, le cairn du sommet du Rocher Blanc nous accueille et nous permet de savourer ces instants de solitude, marquant ainsi la (presque) fin d’une étape assez exigeante. Il ne nous reste qu’une longue descente avant de rejoindre le refuge.


L’apéritif du dimanche est copieux : 950m de dénivelé dans un vallon bien raide pour atteindre le col du Tépey, et basculer enfin en terre de Maurienne, où le soleil et les chamois nous attendent.
Là aussi, la descente est en « tout terrain » ... Nous coupons sous les rochers à la côte 2300, pour traverser au dessus des Têtes et remonter à la Selle du Puy Gris. Nous traversons ensuite au col du Grand Glacier, où un beau névé nous permet de reposer des jambes déjà marquées par les premiers efforts de la journée.

Une belle moraine nous conduit jusque vers 2230m, avant que nous remontions au col de Moretan. Nous découvrons de là le Pic du Frêne, seigneur de Belledonne Nord, dont la corne est semble nous narguer... Ce point de repère restera longtemps présent lors de notre descente sur les lacs de Moretan.

Nous passons ensuite au refuge du Merlet, et remontons le vallon principal jusque vers 2150m, avant de virer à gauche et passer au point côté 2368, puis remonter plein nord et atteindre enfin la Brèche du Frêne, dernière difficulté (relative) de cette traversée.

La descente le long du ruisseau de Bens est interminable, et le chalet des Férices atteint avec quelque soulagement. La traversée pour rejoindre le Habert de la Perrière semble débonnaire, mais une mauvaise lecture de carte associée à un désir de couper à flanc pour éviter une remontée jugée assassine nous amène à jouer aux sangliers dans les arcosses et les rhododendrons. Nous retrouvons malgré tout le chalet de la Perrière, puis le col homonyme.

La faible déclivité de la combe de l’Arbet Neuf
nous est sympathique, et repose nos cuisses affaiblies. De
la source du Gargoton, nous rejoignons par une ultime
ascension le col de la Perche, après 356 mètres de dénivelé.
Il nous faudra encore une heure pour rejoindre les chalets à l’’aplomb du col du Champet, terme de notre périple à travers la chaîne de Belledonne.

Un autre topo sur la traversée de Belledonne, c’est ici

Dernière modification : 16 mai 2018
Belledonne en traversée des Sept Laux à Chamrousse

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Auteur de ce topo :

Topo publié le 14 juin 2007

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 15 juin 2007 à 09h39

    Connaissant bien le secteur traversé , j’en apprécie que plus la performance..
    Quelle santé ! Chapeau bas les gars.

  • par Le 24 septembre 2007 à 12h53

    Merci pour toutes ces informations.
    Le week end dernier j’ai fait Prapoutel - Chamrousse !
    Le topo sur www.aventurenordique.info
    @+
    Régis

  • par Le 13 août 2008 à 21h23#998

    j’ai aussi fait la traversée des belledonnes en partant de aiguebelle (train) jusqu’à vizille-jarrie (train) en 5 jours ,je suis passé par le col de la bourbière et le col des fontaines (rocher instable)
    je voulais savoir si la selle du puy gris et le col du grand glacier puis glacier du puy gris passe bien sans crampons

  • par @998Le 18 août 2008 à 06h32

    Salut.

    Pour le col du grand glacier, pas de problème à priori pour passer sans crampons, ce n’est pas très raide.

    En ce qui concerne la selle du puy gris, si tu la passes dans le sens nord-sud, la pente atteint environ 30° (du côté de la combe du Tépey), et sur un névé bien dur.... Il faut passer sur les bords pour se tenir aux rochers pour le cas où le névé n’a pas encore été ramolli par le soleil.

    Dans le sens sud-nord (dans le sens de la montée donc en partant du Tépey), cela passe mieux.

    En résumé, ça passe pour un randonneur avec le pied marin... mais un piolet peut être une bonne alternative entre crampons et " rien du tout".

    jan

  • par PatoshLe 24 août 2011 à 19h03

    Bonjour à tous(tes),
    Nous sommes passé par ce refuge lors de notre traversée de belledonne en 6 jours.
    Nous avons fait un site très détaillé sur ce raid.
    Pour chaque étape vous trouverez :

    • les paramètres de la journée
    • le topo
    • des informations sur le refuge
    • une proposition d’étape alternative
    • la carte IGN Géoportail
    • quelques photos
    • une version imprimable en PDF, avec topo et carte IGN Top 25

    Lien du site : http://randomigou.free.fr/

    Bonne visite.

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