Traversée de Belledonne

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
2100m
Durée :
3 jours et plus

Traversée en itinérance de 9 jours et en autonomie. Refuges non gardés ou bivouacs sous tente. Dénivelés importants, de nombreux cols à passer, certains avec de la neige et de nombreux lacs à admirer. De très belles vues sur les vallées de la combe de Savoie, du Grésivaudan et de la Maurienne. – Auteur :

Accès

Par la route depuis Aiguebelle jusqu’au hameau les Bugnons.
En train jusqu’à la gare d’Aiguebelle puis par le GR 738.

Précisions sur la difficulté

Traversée en autonomie complète. À cette époque, tous les refuges sont fermés sauf le refuge de la Pra ouvert seulement les week-end de beau temps. Dans certains cols la neige peut être présente. Massif très minéral . De nombreux passages dans les blocs de rochers rendus difficiles avec un sac lourd et par mauvaises conditions climatiques, brouillard fréquent dans ce massif.

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 - 3332 ET, 3433O, 3335 ET, 3335OT
  • Dénivelé + 8000m
  • Dénivelé - 7800m
  • Distance : environ 90 km
  • Horaires  : compter entre 60 et 70 h
  • Balisage : type GR, GRP, PR/ couleur rouge et blanc, rouge et jaune, jaune ou bleu

Itinéraire

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Très belle traversée digne du GR20.
La majeure partie se passe en altitude avec de nombreux cols très escarpés à passer.
De nombreux lacs sont à admirer dans cette chaîne de Belledonne. Les passages en forêt à cette saison sont magnifiques. De très beaux alpages à traverser (celui de Perioule récompense la dure montée de tire queue !! ).

Étape n° 1 : Les Bugnons - refuge non gardé du Plan : 10heures, 16Km, D+ 1788,
D- 536

  • Étape en forêt avec de beaux points de vue sur les crêtes entre les cols du Cucheron et le lac de grenouilles. Balisage GR parfois inexistant. Une dizaine de places au refuge du Plan, possibilité de s’arrêter un peu avant au refuge non gardé
    d’Arbarétan (si il y a de la place)
    -Direction : col du petit Cucheron 1228 m, col du grand Cucheron 120 m, col du Coin 1586m, col du Champet, col d’Arbarétan 1869m, refuge du Plan 1788m

Étape n°2 : refuge du Plan refuge des Férices : 8heures ,11km, D+ 1000,D- 900

  • Étape longue et difficile : quatre cols à passer. Le refuge non gardé des Férices est tout petit (quatre places). Magnifique endroit. Le hurlement des louveteaux en arrivant et le brame des cerfs pour nous bercer.
  • Direction : Col de la Perche 1986m, col de la Perrière 1979m, col de la Frèche 2183 Pointe de la frèche 2268m, col d’Arpingon 2276m, refuge des férices 1912m

Étape n° 3 : refuge des Férices - refuge de la Pierre du Carré : 5 heures,6 km,
D+ 556, D- 712

  • Refuge privé gardé jusqu’à l’avant dernier week-end de septembre, après tout est fermé et très peu de place pour bivouaquer.
    En été possibilité d’aller au Collet d’Allevard pour dormir ou se ravitailler. Il vaut mieux téléphoner avant aux commerces car les indications de l’office du tourisme d’Allevard on été bien farfelues
  • Direction : Col de Claran 1956m, refuge de la Pierre du Carré 1732m

Étape n° 4 : refuge de la Pierre du Carré - refuge privé de l’Oule, 12 km, D+ 1262 ,
D- 1192m

  • Longue et belle étape. Plus de balisage ou alors très ancien après le Plan de l’Ours, la montée jusqu’au premier lac Morétan ne pose pas de problème.Gros balisage Jaune très espacé et cairns
    Au lac supérieur il faut monter droit jusqu’au sentier qui passe sous la grosse moraine noire et l’emprunter par la gauche, puis monter jusqu’au col Morétan. Beaucoup de passage dans la neige et dans les blocs à cette époque. Suivre les cairns. Pour nous refuge fermé donc bivouac.
  • Direction : Plan de l’Ours 1268m, barrage du Carré 1520m, bergerie de Périoule 1811m ,
    lacs Morétan 2000m , col Morétan 2503m, refuge de l’Oule 1836m

Étape n° 5 : refuge de l’Oule - La Martinette : 7 heures, 12 km, D+ 610m, D- 1335m

  • Étape principalement en forêt et en descente.
    On n’a pas pu résister et on est allé à l’auberge Nemoz (seul hébergement ouvert à cette période : du mercredi au dimanche.
    C’est la classe !! super accueil . Une bonne douche, un très bon repas et un bon lit ça remet en forme.
  • Direction : Pierre du Pin 1904m, croix du Léat 1825m, chalet du Léat 1719m,
    premier chalet de la Grande Valloire 1800m, la Martinette 1064m

Étape n° 6 : La Martinette - Lac de la Coche 9 heures, 13 km, D+ 1575m, D- 673m

  • Étape longue et difficile. La montée du Col de la Vache dans les blocs avec un sac lourd est éprouvante. La descente sur l’autre versant aussi. La longue traversée en dessus du Rivier-d’Allemont avec l’Oisans et le Taillefer en toile de fond est magnifique. La dernière montée jusqu’au lac bien raide. Pas beaucoup d’emplacement pour bivouaquer. Pas de source.
  • Direction : Cascade du Pissou 1157m, chalet du Gleyzin 1604m - col de la Vieille 2113m, Descente sur les Sept Laux : lac de Cottepens 2152m, bergerie du Cos 2197m, col de la Vache 2601, lac de la Coche 1989m.

Étape n° 7 : Lac de la Coche - refuge Jean-Collet 6 heures 6,5 km , D+ 700m, D-723m

  • Encore une étape bien alpine avec de nombreux passages dans les blocs. La montée de la Brèche de la Roche Fendue (balisage Bleu et cairns) est une belle bavante. Heureusement qu’on croise la route des chamois et des bouquetins. Le refuge Collet est non gardé (14 places) à cette époque attention d’y arriver de bonne heure en fin de semaine car beaucoup de randonneurs du coin prévoient d’ y passer la nuit.
  • Direction : Brèche de la Roche Fendue 2587m, col de la Mine de fer 2400m,
    refuge Jean Collet 1942m

Étape n ° 8 : refuge Jean-Collet - refuge de la Pra 5heures 30, 8 km, D+ 800m,
D- 555m

  • Refuge de la Pra gardé seulement les week-end de beau temps, il faut impérativement réserver.
    En semaine possibilité de dormir dans la partie non gardée.
    Encore une étape alpine avec le passage du glacier de Freydane jusqu’au col du même nom. Après le lac Blanc ne pas traverser le torrent en suivant le GR mais monter tout droit en direction du glacier, et le monter par la droite jusqu’au col. Puis une bonne descente dans les blocs jusqu’au fond du vallon qui mène
    aux lacs des Domenon. après suivre le GR jusqu’au col de la Pra et au refuge.
  • Direction : Lac Blanc 2171m, glacier de Freydane 2400m, col de Freydane 2645m,
    Lacs du Domènon 2400m, col de la Pra 2167m, refuge de la Pra 2100m.

Étape n° 9 : refuge de la Pra - parking du sentier de l’Oursière 3 heures 30 7 km,
D+ 6 m, D- 1003 m

  • Étape très glissante par temps humide.
  • Direction : lac Merlat 2043m, cascade de l’Oursière 1603m, parking de l’Oursière 1123m
Dernière modification : 16 mai 2018
Lacs Morétan (2055m) et lac de la Colombière (2197m) par les Panissières

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 23 septembre 2017

Topo publié le 25 octobre 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (9).
  • par Le 25 octobre 2017 à 16h24

    Bienvenu François pour ce tout premier topo et qui plus est sur ce tout nouveau GR738 particulièrement exigeant.

  • par Le 25 octobre 2017 à 18h42

    je confirme ! Pour avoir fais le GR20, le tour des écrins,le GR5 c’est un des plus dur.D’ailleurs la gardienne du refuge de la Pra espérait que dans les topos se soit bien mentionné que ce n’était pas à la portée de tous
    Je te remercie pour ton aide
    François

  • par Le 29 octobre 2017 à 08h55

    Bonjour François et bienvenue sur AR ?
    je voudrai compléter ton topo, tout d’abord en précisant que, pour l’étape Jean Collet / Refuge de La Pra (ta 8ème étape) tu as ajouté un peu de sel au topo officiel, puisqu’il suggère de passer par le Habert du Mousset, le Col de la Sitre, le col du Loup, et le lac du Crozet, terrain autrement plus facile (et bien balisé) que par le glacier de Freydane !
    Pour nous, nous avons choisi de ne faire que la partie Sud, de La Martinette à Chamrousse ! Cette partie proposant refuges gardés tout le long, et cela nous a simplifié la logistique (et le poids du sac !) . En outre, nous avions eu beau temps, des conditions climatiques bien meilleures que les tiennes, et je dois dire que, randonneurs assez moyens, la seule "grosse" difficulté se trouvait au col de la Vache, sans aucune progression bien identifiée ,mais, avec bonne visibilité, et le col toujours en vue, c’était très gérable ...)
    Après, il faut bien reconnaitre que c’est un trek assez minéral , peut être une difficulté, mais aussi, attrait non négligeable !

  • par Le 29 octobre 2017 à 09h13

    C’est la grande difficulté de ce GR, un bon nombre de refuges ne sont pas gardés et il n’y a guère de possibilités de ravitaillement, (ce qui rapelle le GR20 d’origine) et ce quelque soit la période de l’année, pour ce qui est du passage du glacier de Freydane, le sentier est bien tracé et n’offre aucune difficultés d’autant qu’il se réduit d’années en années. Du col de la Vache il est possible de descendre sur le Habert d’Aiguebelle (refuge) par le col de l’Aigleton ce qui impose un D+ supérieur. le ledemain

  • par Le 29 octobre 2017 à 10h29

    Étant Grenoblois de naissance je connais assez bien la partie de Belledonne que décrit martinette.Pour réaliser cette rando je me suis servi du topo du trail de l’échappée belle.Nous l’avons réaliser dans le sens inverse.On voulais une rando assez difficile pour tester notre matériel car on prépare la traversée intégrale des Pyrénées :Hendaye- Banyulss

  • par nanouLe 30 octobre 2017 à 07h22

    belles photos , encore des secteurs sauvages , en juin c’est super pour la flore
    l’etape la plus hard col de la vache

  • par julienLe 30 octobre 2017 à 07h37

    françois vous allongez ou faites des écarts du col de la perche le plan n’est pas sur l’itineraire , on peut descendre sur la cabane de la plattiere 4 couchages et une vue superbe sur chambery gresivaudan , le plan est dans un trou !

  • par Le 30 octobre 2017 à 08h13

    Julien
    Pour la première étape on s’était arrête au refuge d’Arbarétan. Et comme il est à vingt minutes d’un parking accessible en voiture, en une heure il était plein.Donc pour être tranquille on est allé au refuge du plan qui est à vingt minutes

  • par julienLe 30 octobre 2017 à 08h45

    bonjour
    oui l’arbaretan souffre d’une notoriété , d’une facilité d’accès , et en subi les consequences , vitre cassee , volet deterioré , extincteur volé........ puis des blogueurs
    qui le renseignent , la foule y monte , un 31 décembre c’etait une cohorte qui y montait !

  • par Le 30 octobre 2017 à 09h55

    il a été refait à neuf

  • par gillesLe 30 octobre 2017 à 10h47

    les doryphores utilisent le bois coupé , rangé font du feu , même a l’extérieur à ras le bardage , ils ne viendraient pas aider la personne qui se dévoue prépare tout ce bois pour des utilisateurs peu reconnaissant

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