Le Marteau (2289m), par le Dérochoir Sortie du 16 octobre 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Des crêtes de lapiaz au-dessus d'une haute falaise en face du panorama...

Conditions météo

Grand beau automnal, doux.

Récit de la sortie

Encore une magnifique journée d’automne, qui repeint les feuillus, et en particulier les hêtres, de couleurs flamboyantes... Il faut vite en profiter avant que l’hiver arrivant n’emporte toute les feuilles ! D’ailleurs, l’atmosphère est claire, sans trop de brume, ce serait dommage de rater cette journée...

Après s’être débarrassé des préoccupations de la basse vallée, départ vers midi de Plaine Joux. Cela n’ajoute pas beaucoup de dénivelé par rapport au classique départ du Châtelleret, mais quand même pas mal de distance horizontale pour atteindre les Ayères des Pierrières par la piste longuette...

Montée vers le Dérochoir dans une magnifique atmosphère. La grimpette elle-même est ludique, sans trop de difficultés. Et déjà la magnifique vue une fois le haut du passage atteint... On continue avec prudence la crête aérienne en direction de la brèche du Dérochoir...

La suite ? L’objectif initial était la Pointe d’Anterne, éventuellement la Tête à l’Âne. Pour cela, il faut traverser ce vaste plateau d’herbe et de lapiaz, à première vue débonnaire...

C’est parti pour la traversée... Déjà une belle crevasse de lapiaz oblige à contourner pour la traverser. Puis une deuxième... Et une troisième... Il faut les longer pour trouver un passage, y descendre puis remonter... C’est fatigant et ça casse le rythme. Bon, on va finalement descendre pour attraper une bande d’herbe en contrebas offrant certainement un parcours plus facile, ce qu’il aurait fallu faire dès le début. Mais voilà, une crevasse coupe également la bande d’herbe, puis une autre... Ça devient pénible... D’ailleurs, il est déjà 15h passé, l’aller-retour à la Pointe d’Anterne est compromis par la nécessité de refaire ensuite cette pénible traversée dans l’autre sens et de descendre le Dérochoir avant la nuit...

Bon, trouvons autre chose... La Pointe d’Ayères ? Elle est magnifique, mais bien défendue par de raides dalles de lapiaz entrecoupées de ressauts. Sans itinéraire de visu évident et sans avoir lu de topo pour savoir par où l’aborder, ce n’est pas raisonnable non plus. Finalement, on va aller tenter la crête des Hippocampes, belle petite crête de lapiaz juste au sud de la pointe, dont l’accès semble plus facile.

Montée à vue dans un amas de blocs pour rejoindre la base de la crête. C’est pénible, mais moins que les crevasses de lapiaz... Puis on aborde de belles dalles sculptées en direction de la crête, derrière laquelle plusieurs centaines de mètres de vide bien vertical dominent le vallon des Ayères...

Poursuite sur le fil de la crête vers le nord pour monter plus haut... Un petit passage d’un étroit trottoir "sur le fil" bien gazeux n’est pas sans rappeler un célèbre passage des arêtes du Néron... On s’arrêtera sur le sommet juste après, les suivants ne semblant pas raisonnablement accessibles. Pause contemplation, la vue est magnifique, notamment sur les Aiguilles Rouges et le Mont Blanc... On peut même s’allonger en haut des dalles pour mettre la tête dans l’abominable verticalité derrière la crête.

16h30, descente... Une ligne de cairns balise un itinéraire pas trop difficile en contrebas de la crête en direction du Marteau. Re-pause sur le replat herbeux ne laissant pas vraiment apparaître l’énorme surplomb en dessous...

17h30, on poursuit le retour sur la crête en direction du Dérochoir. Le soleil descend, la vue est magnifique... Un coucher de soleil sur les crêtes serait tentant, mais impliquerait un retour nocturne sur un terrain pas toujours évident. 18h30, on plonge donc à regret dans la désescalade, dans la lumière dorée... On aura quand même quelques belles illuminations rougeoyantes des aiguilles du Mont Blanc durant la descente...

Le retour se fera en coupant hors-sentier directement vers les Ayères des Rocs, évitant le détour par les Ayères des Pierrières. Puis retour sur la piste à la nuit tombante, Fin de la balade vers 20h.

Dernière modification : 21 octobre 2017