Mont Giusalet (3312m) Sortie du 7 août 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le Mont Giusalet n'est entièrement français que depuis le traité de Paris de 1947 et pourtant nous avons l'impression d'être en Italie avec un départ de la randonnée qui s'effectue en Italie, un refuge installé sur ses pentes avec des inscriptions en langue italienne et une croix sommitale érigée en 1986 par le Club Alpin de Turin.

Conditions météo

Ciel bleu avec de nombreux nuages. Temps frais au sommet.

Récit de la sortie

Le Mont Giusalet, une montagne bien reconnaissable avec sa face creusée par l’ancien glacier du Bard, faisait partie de mes objectifs de cette année 2017.

J’avais déjà gravi quelques sommets majeurs du secteur du lac du Mont Cenis tels que le Signal du Petit Mont Cenis, la Pointe du Lamet, le Rocciamelone ou encore le Mont Froid.

Il est 08 h 20, je quitte mon véhicule garé à proximité d’un petit lac italien situé à quelques dizaines de mètres de la frontière avec la France. Je fixe le regard sur le sommet et je me rends compte que le parcours ne sera constitué que d’une montée sans quasiment de temps de répit et sur un dénivelé respectable...

Qu’importe, je longe le barrage qui retient les eaux du lac et quelques mètres après me voici déjà en France (un panneau en langue française d’une association de chasse de Bramans confirme le passage de la frontière).

Le début de la randonnée est très sympa avec un sentier en lacets qui monte modérément dans un bois de mélèzes. Une fois le couvert boisé quitté, le sentier domine la commune italienne de Bar Cenisio et la vallée de Suse et s’engage de plus en plus dans une face de la montagne rongée par l’érosion glaciaire.

En me retournant je m’aperçois qu’un randonneur me suit et me rattrape lentement mais sûrement. Après le refuge je décide de marquer une pause de quelques minutes à la hauteur d’une crête où l’on jouit d’une belle vue sur le lac du Mont Cenis.

Le randonneur qui me suivait me rejoint et s’adresse à moi en langue italienne, je lui réponds en italien. Bien que j’ai quelques notions, je lui fais comprendre dans la langue de Dante que mon italien est très loin d’être bon. Néanmoins nous échangeons quand même quelques paroles et nous décidons de faire ensemble le sommet.

Dans la montée, s’engage une discussion basique. Mon "compagnon" italien me fait comprendre qu’il est obligé de randonner seul car sa femme n’aime pas la montagne. De mon côté, je lui ai répondu que moi au contraire ma compagne aime la randonnée et la montagne mais que j’étais seul car elle n’était pas en congé.

Au cours de la montée, nous échangeons deux ou trois phrases de temps à autre, parfois je lui demande de répéter et quand je reste dans l’incompréhension ce dernier fait l’effort de me faire comprendre. Sympa cet italien.

Le sommet se rapproche, l’environnement est minéral, le terrain est quelque peu pénible. Rien que des pierres ! Heureusement l’orientation est grandement facilitée par le marquage au sol mais le parcours est quand même fatigant.

À l’approche du sommet, je lâche à mon compagnon italien un "sono stanco, non è facile questa montagna", il n’est pas facile ce Giusalet mais la croix sommitale n’est qu’à quelques minutes, la fatigue s’étompe.

Une fois arrivé au sommet marqué d’une croix installée par le Club Alpin de Turin, nous nous serrons la main pour marquer notre satisfaction réciproque et cette "collaboration" fructueuse.

Après une bonne pause pour déjeuner et faire des photos, nous redescendons... La descente est relativement pénible jusqu’aux abords du refuge à cause du terrain constitué de rochers et pierres entassés les uns sur les autres. Après le refuge, nous retrouvons un parcours plus reposant.

À l’arrivée, quelques mots de remerciement à mon compagnon italien du jour, une ultime poignée de main et puis chacun est reparti de son côté.

Au final, ce fut une belle journée et un très beau souvenir de randonnée en montagne.

Dernière modification : 25 décembre 2017