Le Grand Veymont (2341m) par le Pas de la Ville Sortie du 30 janvier 2018

Sortie réalisée le 30 janvier.

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Une virée hivernale sur le point culminant du Vercors (le massif, pas le parc). Cela commence par une tranquille promenade à raquettes pour se terminer par de la rando alpine hivernale en crampons... Avec à la clé un panorama magistral sur les plaines recouvertes d'une mer de nuages sur fond de chaine alpine étincelante... Et pour les couleurs, on les aura au crépuscule sur le chemin du retour.

Conditions météo

Grand beau au dessus d’une mer de nuages culminant vers 1300m. Petit vent du nord rafraichissant.

Récit de la sortie

Il est 13h à Gresse-en-Vercors, quelques hésitations sur la meilleure manière de sortir des nuages : À gauche, les crêtes tranquilles du Baconnet, et à droite, les crêtes plus hautes de la barrière du Vercors... Tentons l’aventure, ce sera à droite en direction du Pas de la Ville.

Montée en raquettes par le sentier, sur une bonne dose de neige. Plus haut, on quittera le sentier pour monter les pentes trafolées par les skieurs, histoire d’éviter de traverser les raides pentes sous Pierre Blanche, qui ont chauffé toute la matinée au soleil. C’est plus pénible, mais plus sûr...

La montée vers le Pas de la Ville est déjà dans l’ombre en ce début d’après-midi, mais elle s’effectue sans problème. Col vers 14h30.

La suite ? Les tranquilles pentes ensoleillées vers Pierre Blanche, ou alors la longue montée vers le plus prestigieux Grand Veymont, qui démarre par une bien raide petite "face nord" ? Quelques traces sont présentes, la neige est stable, les conditions semblent bonnes... Tentons !

On délaisse les raquettes pour les crampons, on abandonne les bâtons pour le piolet... La marche change de style, mais la montée est finalement plutôt aisée, beaucoup plus que la pente ne le laisserait penser... Plus haut, la raide croupe est un mélange de cailloux, de glace, de neige. Bien que facile, il faut faire un peu attention.

Retour au soleil pour la longue crête finale et ses multiples promontoires. La pente est maintenant débonnaire, mais elle alterne passages de neige soufflée très pénibles et grands dévers de verglas dur et parfois presque de glace vivre, très faciles à franchir en crampons, mais où une glissade serait vraiment malvenue... On fait attention, et on choisit les passages les moins exposés dominant des congères de neige molle.

La montée, déjà interminable l’été, l’est encore plus dans ces conditions, mais la souffrance est totalement compensée par le magnifique panorama. Il faudra juste résister à la tentation de trop s’approcher de la crête cornichée, que ce soit pour mieux voir le paysage ou de profiter de la neige plus dure qui s’y trouve.

Sommet vers 16h. Le paysage est magnifique, mis en valeur par la mer de nuage recouvrant les plaines... Seul au monde dans un décor où peu de traces humaines sont visibles...

16h30, on commence la descente... Celle-ci prendra du temps, à cause notamment des multiples pauses photos motivées par le soleil descendant qui commence à rayonner en couleurs... Finalement, on ne se presse pas, descendons précautionneusement les dévers verglacés, inutile de plonger dans l’ombre avant que le soleil se couche...

17h30, le soleil s’est couché, on plonge finalement dans la "face nord", descente beaucoup plus facile que prévue... 18h, retour au Pas de la Ville juste à temps pour voir les dernières couleurs sur les cirrus, alors que de l’autre côté, la lune presque pleine brille glorieusement... On rechausse les raquettes, on récupère les bâtons, et on se laisse rapidement glisser dans les pentes de neige dure recouverte de juste ce qu’il faut de poudreuse bien agréable... Calme du soir incroyable, on y voit presque comme en plein jour...

Soudain, une vague d’air glacial... On replonge dans le brouillard... Fin de la balade vers 19h.

Dernière modification : 1er février 2018