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Sortie du 27 août 2018 par Piou04 Tour du Viso en deux jours par le Pas des Sagnettes

Contrairement au topo de deme69, la sortie est effectuée en 3 jours et demi avec un itinéraire un peu différent. On peut facilement réduire cette rando à 3 jours en évitant le passage au refuge du Viso le dernier soir et en redescendant directement au parking de l'Echalp.

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Topo de référence

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Conditions météo

4 jours de beau temps, sans nebbia. Pas mal de nuages le troisième jour.
Sol sec (à l’exception de deux petits passages sur névé).

Récit de la sortie

Nous arrivons au parking de l’Echalp en fin d’après-midi et décidons d’y planter les tentes pour le premier bivouac.

Jour 1 : Parking de l’Echalp - "Petits Lacs".

Départ tardif vers 9h après un bon petit déjeuner !

Rive gauche du Guil, on prend le chemin qui va nous amener au petit belvédère du Viso (1er point de vue sur le géant local). C’est beaucoup plus agréable que la piste qui monte en rive droite et que nous serons amenés à prendre un peu plus haut de toute façon !

On arrive assez rapidement au grand belvédère du Viso où l’on prend à gauche en direction du col de la Traversette.

Après une belle et rude montée, on atteint le tunnel de la Traversette (environ 2.900m) aux alentours de midi, on le traverse et on s’installe pour la pause repas côté italien.
Puis on commence la descente en laissant à deux reprises le chemin qui part main gauche vers Pian del Ré.

On se dirige alors vers le refuge Giacoletti par un bel et agréable chemin en balcon.
Les meilleures choses ayant une fin, le chemin plonge légèrement au fond d’un vallon avant de remonter raidement jusqu’au refuge où on fait la pause boisson.

Passé le refuge, on repère plus bas deux petits lacs et on décide de s’y rendre pour planter le bivouac. Après quelques lacets, on quitte le chemin pour traverser à vue une zone de gros blocs. Arrivée aux lacs (altitude : environ 2500m) vers 17h30, montage des tentes, toilette dans les lacs, repas et sommeil bien mérité après cette belle et dure journée !

Bilan jour 1 : 15,2km - ascension : environ 1400m - descente : environ 720m.

Jour 2 : "Petits Lacs" - bivouac Forciolline.

Lever vers 7h avec le soleil. On "déshumidifie" le matériel pendant qu’on prend le petit-déj’. À quelques centaines de mètres, sur un gros névé, une famille chamois fait des galipettes !

On part de nouveau à vue en descendant un petit vallon qui va nous amener sur le chemin qui monte de Pian del Ré vers le refuge de Quintino Sella.

On contourne un beau petit lac vert (env 2300m) puis le chemin s’élève de manière régulière et finit par un long "replat" avant l’arrivée au col du Viso (2660m). Belle vue sur le Grand Lac du Viso et le refuge Quintino Sella.

On arrive rapidement au refuge ou l’on refait le plein d’eau. Puis descente vers le Grand Lac du Viso, on prend ensuite main droite en direction du Pas des Sagnettes.

Encore une montée un peu rude où l’on croise une première via ferrata qu’on laisse à main droite pour continuer le chemin. Un peu plus haut, cette fois pas d’alternative, la via ferrata devient obligatoire ! N’ayant aucun équipement, l’ascension va se faire en mode "terrain d’aventure" !

Je vais personnellement me régaler dans cette portion (malgré le sac à dos de 17/18kg !) en évitant le plus possible de toucher aux chaines et en escaladant le rocher.

Comme précisé dans le topo, ce passage doit être réservé aux personnes ne craignant pas le vide. Un équipement de sécurité (corde, baudrier) est vivement conseillé pour les personnes n’ayant pas l’habitude car on est ici dans le domaine de la rando alpine et non de la simple rando !

On arrive enfin au Pas des Sagnettes (2990m) pour une pause déjeuner bien méritée. La vue sur le Viso est magnifique !

Puis descente (pas agréable au début !) vers le bivouac Forciolline (2850m) qui est en train de se vider des derniers alpinistes ayant fait le sommet du Viso (dont un allemand qui venait d’effectuer sa 144ème ascension du "Seigneur de ces lieux" !!!).

Ce soir, pas de "corvée" de tente, après le décrassage dans le lac, on mange et on dort dedans !

Bilan jour 2 : 10,3km - ascension : environ 820m - descente : environ 490m.

Jour 3 : Bivouac Forciolline - Refuge du Viso.

Après un bon petit-déj’ dehors au soleil, on repart par le vallon Forciolline. Agréable au début, le chemin se transforme vite en une longue descente de blocs rocheux où l’on doit prêter attention car les risques de chute sont nombreux (mais pas exposés !).

On retrouve plus bas un peu plus de végétation, on rentre dans une forêt, on laisse main droite un chemin qui remonte, on cueille quelques myrtilles dans le sous-bois et on arrive à la jonction avec le chemin qui monte de Castello vers le refuge de Vallanta (croisement à environ 2310m).

On prend alors plein Nord cette magnifique vallée (avec des paysages de cartes postales !) jusqu’au refuge de Vallanta (2450m) qu’on atteint vers midi et demi. Repas au bord du lac.

On reprend ensuite l’ascension vers le col de Vallanta (2815m) par un beau chemin. Un petit névé barre encore le passage du col mais n’empêche nullement le passage. On bascule alors côté français.

Puis descente vers le Lac Lestio et petite remontée vers le refuge du Viso. On plante les tentes sur un replat herbeux au-dessus de ce dernier et on se fait plaisir en dégustant un bon tajine préparé par les gardiens !

Bilan jour 3 : 15,5km - ascension : env 870m - descente : environ 1175m.

Jour 4 : Refuge du Viso - Parking de l’Echalp.

Après le petit-déj’, très légère remontée pour retrouver le chemin qui, le premier jour, nous a amené au col de la Traversette, puis 1h30 de descente pour arriver aux voitures.

Bilan jour 4 : 7,45km - ascension : environ 10m - descente : environ 680m.

Bilan total : 48,5km. - Ascension/descente : 3100m.

Quelques commentaires :

Vous pouvez tout à fait faire le même itinéraire en séjournant dans les nombreux refuges qui bordent l’itinéraire. Cela vous permettra de voyager plus léger !

En parlant de poids, il faut vraiment que je me gendarme pour alléger le poids de mon sac à dos ; de retour à la maison, j’ai pesé mon sac de nourriture qui faisait encore 2,5kg !!!

À noter la différence d’orthographe : Vallanta en italien, Valante en français !

Dernière modification : 8 septembre 2018

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

Bas alpin de naissance, j'ai toujours parcouru les montagnes alentours pour promener. Puis est venu le temps de l'escalade (les grès d'Annot, le Verdon, les Calanques, Buoux). Je ne grimpe plus depuis plusieurs années. Au début des années 2010, je me suis (re)mis à la rando et ce n'est que du bonheur !

Randonnée réalisée le 27 août 2018

Publiée le 2 septembre 2018

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (12).
  • par DanielLe 7 septembre 2018 à 18h40

    Alpinisme ?
    Vous vous la pétez un peu les gars.
    Le Pas de la Savonnette à la Sainte Victoire est autrement plus athlétique. Et c’est pas de l’alpi. Et les exemples sont nombreux...

  • par Le 7 septembre 2018 à 19h14

    Le pas de la Savonette sans la main courante ne serait pas une partie de plaisir... Il me semble aussi que la cotation est à revoir.
    Belle rando tout de même.
    Avec l’accord de l’auteur on a revu le topo (suppression du niveau PD). On laisse "alpinisme" sans cotation en raison du passage équipé.

  • par Le 8 septembre 2018 à 07h50

    Le sujet de la limite entre la rando et l’alpi n’est pas abordé de la même manière par tout le monde.
    Certains considèrent que jusqu’à une cotation 2, c’est de la rando, au delà c’est de l’alpi (ce qui classerait ce passage en alpi car sans équipement et avec l’exposition, je pense qu’il y a des pas de 3sup/4).
    D’autres considèrent qu’il n’y a plus d’alpages et/ou habitations en dessus d’une zone d’alpinisme ; je ne suis pas pour cette définition !
    J’aurais tendance à définir comme suit : en rando, on ne se sert que des pieds, en alpinisme, on se sert aussi des mains.
    Pour ce topo, c’est un passage de via ferrata que l’on peut tout à fait passer sans équipement (baudrier-longe) mais je pense néanmoins que la mise en garde est nécessaire pour certaines personnes qui craignent les passages exposés !
    Le jour où nous y sommes passés, j’ai vu des randonneurs faire demi-tour au pied de la via ferrata !

  • par Le 8 septembre 2018 à 08h40

    Là je ne suis pas d’accord.
    L’alpinisme est une discipline bien à part et il ne suffit pas de se servir de ses mains.
    Je doute que le pas des Sagnettes que j’ai franchi à la frontale soit du 3sup/4. Le passage a pu être modifié par des éboulements. Mais 4 c’est dur. Si vous prenez l’ascension de la "Grande difficile", la Meije, il y a 1 pas de 4...
    Un passage raide équipé avec une corde, une chaîne, n’est plus un passage d’alpinisme.
    Si vous me dites qu’il manque sur le site une catégorie "Randonnée alpine", là on peut discuter.
    Mais "alpi" dès qu’on met les mains, 1000 fois non.
    D’autre part, ne pas confondre un passage, même long, avec d’une chaîne et une via ferrata qui à un équipement bien spécifique.
    Quand on écrit, il faut se servir de sa tête et réfléchir un peu avant...

  • par Le 8 septembre 2018 à 14h52

    Alain,

    Mille excuses, c’est vrai que je suis allé un peu vite ce matin (pressé par le temps avant d’aller au travail) pour ma définition de l’alpinisme. J’ai fait de très nombreuses randonnées où l’on devait "sortir les mains des poches" sans jamais considérer cela comme de l’alpinisme !
    Pour ce qui est de la Via Ferrata, si j’ai spécifié ce terme, c’est que c’est indiqué tel quel sur place. On est bien sûr très loin de la via ferrata que l’on connait actuellement comme un loisir typé rando verticale avec équipement spécifique mais je pense que l’on s’approche ici de la via ferrata originale, celle qui permettait de déplacer des troupes militaires à travers les montagnes avec plus de facilité (et sécurité ?).
    Pour ce qui est de la cotation 4, perso je considère cela comme étant facile. Je parle ici de cotation escalade. S’il existe une différence entre le 4 escalade et le 4 alpinisme (l’engagement et l’équipement étant tout à fait différents) merci d’éclairer ma lanterne...
    Ceci étant dit, je persiste à dire qu’il vaut mieux annoncer la couleur à certaines personnes plutôt que de les envoyer dans un passage où la peur risque de les tétaniser.
    Alors oui, la classification alpinisme du topo est sûrement erronée, le terme que j’emploie dans ma sortie également (je vais d’ailleurs le modifier).
    Cordialement.

  • par Le 8 septembre 2018 à 15h07

    Les photos sont assez parlantes. Mais techniquement quid de la cotation du topo ?

  • par Le 8 septembre 2018 à 15h14

    Pardon, en me relisant ci-dessus, je m’aperçois que je me suis trompé !
    Je voulais dire via ferrata originelle et non pas originale.

  • par Le 8 septembre 2018 à 15h25

    Bonjour Hereme,

    c’est vrai que les photos peuvent donner une bonne indication sur la difficulté du passage [bien que souvent une photo (ou une vidéo) semble accentuer la difficulté d’un passage par rapport à la réalité]. Ici, je trouve que c’est assez fidèle à la sensation ressentie sur place.
    Quant à la cotation, c’est vrai que si on laisse le topo en "alpinisme" sans préciser un degré de difficulté, ça va perturber certains ! Je pense que si l’on reste sur le terme rando alpine, on est pas mal !

  • par Le 8 septembre 2018 à 15h38

    Je pense que les via originelles étaient équipées de câbles, j’en ai fait une à la Punta Charra, il était très vieux.
    Pour le Pas des Sagnettes, l’équipement est récent, il n’était pas en place quand je suis allé au Viso.

  • par Le 8 septembre 2018 à 15h49

    En escalade n’importe qui n’étant pas sujet à la peur du vide et en bonne santé peut faire du 2 sans avoir grimpé de sa vie. Le 3 demande déjà un peu plus d’expérience, et parfois/souvent une gestuelle qui n’est plus naturelle (par là j’entends comme de grimper sur une échelle où le corps ne change pas de position et la gestuelle est répétitive). Le 4 ça devient dur, demandant de la technique, une certaine force parfois sur des muscles peu sollicités dans la vie courante et souvent un moyen d’assurage.
    Pour qui connait les cotations PD, AD... c’est facile de situer la difficulté.
    Mais il faut les lire littéralement : il y a dedans "difficile", pas "moyen", "passable" ou autre.
    Il y a souvent des randonnées avec de courts passages de grimpe en 2 voire 3 (5 à 10m max), mais elles restent des randonnées. En Suisse ils ont adopté un système de cotation de randonnée qui inclus ce genre de cas. Il n’est pas parfait, notamment à propos des balisages, dénivelés et longueur de la rando, mais offre une vision assez simple de la difficulté d’une randonnée (avec bien sûr le topo explicatif à côté).
    D’ailleurs certains itinéraires d’alpinisme rocheux F ou PD ne demandant aucun matériel glaciaire sont parfois considérés comme de la rando T4-T6. Et la randonnée glaciaire souvent cotée F ne reste au final que de la randonnée avec crampons et encordement.
    La limite ne sera jamais tranchée entre l’une ou l’autre discipline, et finalement dans cette difficulté de rando/alpinisme les pratiquants se fichent de savoir quelle discipline ils font : ils vont en montagne, point.

  • par Le 8 septembre 2018 à 16h22

    @ Alain :
    Si tu as fait le Pas des Sagnette sans les chaines, je pense qu’il y a vraiment au moins un passage en 3sup. Après, il est possible que j’ai appréhendé le passage différemment avec le sac à dos de 17/18kg. Avec un sac léger ou sans sac, j’aurais peut-être vu ça différemment !

    @ A_D :
    Merci pour tes précisions !
    Finalement, dans ce débat sans fin sur les difficultés (ou classifications) de telle ou telle voie, l’important est dans ta conclusion : on va en montagne et on se fait plaisir !

  • par Le 8 septembre 2018 à 16h51

    @ Piou Je pense qu’i y a eu un éboulement entre mon ascension et la pose des chaînes.

  • par Le 9 septembre 2018 à 13h46

    Un éboulement le 26/07/2009, ça vous parle ?

    https://forum.camptocamp.org/t/condition-mt-viso/89371

    Entre autres :
    Posté en tant qu’invité par mariechristine_ :

    "Avalanche du pas des sagnettes 26/7/09

    Nous venions de Castello par le sentier Ezio Nicoli et avons commencé la descente du Passo delle Sagnette, un peu après 13 heures 30. Dès le début, nous avons entendu de petites chutes de graviers du côté de la Punta Piemonte, mais nous ne nous sommes pas inquiétés car c’est monnaie courante dans le secteur. Ensuite, alors que nous étions à mi-chemin entre le col et le début des mains courantes, une chute de pierres assez violente s’est produite. Quelques-unes, pas trop grosses heureusement (MERCI LE CASQUE), ont rebondi et nous ont atteints. Nous avons été couverts de poussière et n’avons plus rien vu pendant quelques minutes. Nous nous sommes ensuite dépêchés d’atteindre les mains courantes afin de nous éloigner de l’axe du couloir. Quelques minutes après, nous avons vu un « torrione » de la Punta Piemonte s’effondrer et une avalanche de pierres descendre, beaucoup plus impressionnante que la première. Nous avons ensuite rencontré le gardien du refuge et vu l’hélicoptère qui a inspecté le couloir et redescendu les personnes bloquées au col.
    Je crois que nous étions les seuls dans le passage à ce moment là. Un monsieur italien venait juste de monter par le couloir et projetait de redescendre un peu plus tard. Nous espérons qu’il est sain et sauf.
    La presse italienne (cuneocronaca) a parlé de l’événement le lendemain."

  • par Le 18 septembre 2018 à 17h32

    @ hereme,

    désolé pour ma réponse tardive et merci pour ces renseignements !

    @ Alain : en relisant les com ci-dessus, je me dis que, ayant arrêté l’escalade il y a + de 20 ans, il est certain que le 4 me semblerait moins facile aujourd’hui !

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