Le Taillefer (2857m) par le lac de l’Émay Sortie du 2 octobre 2018

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Beau au-dessus de quelques nuages bas poussés par un vent du nord tempétueux, glacial le matin, se radoucissant fortement l’après-midi.

Récit de la sortie

C’est toujours la même question lorsqu’on se lève le matin pour une sortie en montagne. Où aller ? Certes, la météo dit ce qu’elle veut dire, mais où seront précisément les nuages sur la montagne ? A quelle altitude ? Vont-ils se dissiper ? Ou se reformer ? Il y a toujours un pari à faire lorsque la météo n’est pas au "grand beau", mais c’est aussi ces jours où, si le pari est gagnant, les paysages décorés de nuages seront à la hauteur des enjeux...

Bon, délaissons Belledonne pour cette fois, allons plutôt en direction du Taillefer, histoire de monter suffisamment haut pour passer au dessus d’éventuels nuages bas, tout en parcourant des terrains suffisamment faciles pour faire face au saupoudrage de la veille.

Départ vers 13h00 de la combe Oursière pour monter vers Brouffier. Début dans le brouillard et le vent glacial. Tout est blanc, le givre couvre les arbres, ambiance carrément hivernale, presque polaire... Heureusement, on retrouve le soleil sur les crêtes.

Direction le lac de Brouffier pour profiter de la beauté du lieu fraîchement blanchi. Puis on monte vers le pas de la Vache pour gagner les crêtes et faire le tour du cirque de Brouffier. Sur les crêtes le vent du nord souffle... Heureusement, l’air s’est bien réchauffé et rend le climat moins pénible.

Décision est prise d’éviter les crêtes du Petit Taillefer et gagner le vallon d’Emay pour monter à l’abri du vent... Le vent y souffle quand même, et on se dit que c’est certainement pire là-haut sur les crêtes... On passe près du lac, où le vent déchaine les vaguelettes... On trouve quand même un coin à l’abri des rochers pour une pause.

Montée par les dalles rocheuses dominant le lac pour éviter les caillasses. Plus haut en direction du col du Grand Van, le vent se fait encore plus tempétueux et souffle en rafales irrégulières. Chaque pas en avant est ponctué par son lot de pas de travers et parfois même en arrière, sans qu’on ai eu besoin de boire une goutte de génépi pour cela. Jusqu’à où pourra-t-on continuer ?

Bon, ça se calme un peu à l’approche des pentes sommitales. Montée sans trop de problèmes sur la crête, puis en direction du plateau sommital... Et là, miracle : Quasiment plus de vent ! On peut enfin profiter du paysage et casser la croûte. Mystères éoliens...

17h, l’heure du retour. Descente au col du Grand Van, où on retrouve un grand vent. Inutile de penser descendre dans les raides pentes enneigées à l’ombre en direction du lac Fourchu. C’est dans la remontée vers le Petit Taillefer que le venturi produira son plus fort effet, et juste tenir debout tient presque de la gageure... C’est d’ailleurs à ce moment là que Zéphyr a décidé de confisquer mes lunettes de soleil, qui se sont envolées comme un vulgaire chiffon pour aller se fracasser sur les rochers à plusieurs dizaines de mètres... On va donc éviter le fil de la crête et se frayer un cheminement dans les rochers en contrebas. Ça va mieux, et on rejoint la crête dans la descente vers le pas de la Mine.

18h, on rejoint les crêtes herbeuses de Brouffier dans la lumière chaude du soleil de fin de journée. Le vent est ici raisonnable, tant qu’on se tient éloigné du rebord nord. En quelques heures, le vent doux aura fait fondre l’essentiel du saupoudrage. On ne se presse pas, il faut profiter du lieu pour voir le paysage aux couleurs du soleil couchant. D’ailleurs, sitôt le soleil couché, les filaments de nuages élevés prennent le relais pour barioler le ciel de couleur vives... On poursuit la descente tranquillement, puis on hâte le pas sitôt le spectacle fini pour terminer la descente avant qu’il ne fasse trop nuit... Fin de la balade vers 20h.

Dernière modification : 5 octobre 2018