Le Grand Charnier (2561m) Sortie du 3 octobre 2018

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Beau au dessus de bancs de nuages bas sous 2300m se formant au courant de l’après-midi et se dissipant en soirée. Léger vent du nord assez frais.

Récit de la sortie

L’automne... Le soleil monte moins haut dans le ciel et la lumière est plus douce. Les cumulus de l’après-midi se montrent moins prétentieux. Au contraire, on peut souvent passer au-dessus des nuages bas qui cotonnent parfois les vallées en mer de nuages. Au-dessus, l’atmosphère, moins chargée en humidité, est plus transparente et le panorama est plus beau. Le coucher de soleil est beaucoup plus coloré, et plus besoin de rentrer à point d’heure pour y assister. La végétation se teint aussi de couleurs chaudes. Et parfois, un saupoudrage de neige vient blanchir les reliefs.

C’est une des plus belles saisons pour randonner dans les montagnes... Que demander de plus ?

Départ vers 14h pour une promenade au Grand Charnier, histoire de profiter de tout cela. Le ciel, au départ parfaitement clair, se charge à peine de petits cumulus bas venant lécher les pentes. On marche tranquillement sur les sentiers alors que les couleurs de l’automne commencent tout juste à marquer les arbres alors que, plus haut, déjà les alpages sont roux et les myrtilliers sont en feu...

On traverse en balcon sous le Petit Charnier, et on attaque la raide ascension du Grand Charnier. Les cumulus s’étendent progressivement en large bancs de nuages bas masquant le soleil, mais pas d’inquiétude, ils ne veulent semblent pas vouloir monter et le sommet du Grand Charnier est encore bien au-dessus de la couche. On grimpe la raide sente dans une belle ambiance de brouillard discontinu illuminé par le soleil... On rejoint le ciel bleu, la vue se dégage...

17h au sommet... Panorama magnifique dans un ciel parfaitement clair, au dessus des nuées qui recouvrent maintenant une grande partie des pré-alpes. Bonne pioche pour le choix du sommet ! De l’autre côté, la dentelle rocheuse de Belledonne montre ses austères combes ponctuées du petit saupoudrage de l’avant-veille, et la vue porte clairement jusqu’aux glaciers de la Vanoise.

Mais maintenant ? Le plan initial était de redescendre par les crêtes des Plagnes pour y trouver le coucher de soleil, mais celles-ci sont complètement noyées sous les nuées, peu de chances qu’elles se dissipent d’ici là. Il faudra donc passer les derniers moments de soleil en altitude, quitte à finir la balade à la frontale.

Que faire en attendant ? A l’est se trouve une petite crête rocheuse dont l’altitude dépasse clairement celle du sommet "officiel" du Grand Charnier. Ne serait-ce pas ça le "vrai" sommet ? Allons y jeter un oeil !

De visu, la fine arête ne se laisse pas facilement escalader par l’ouest. Par une raide traversée sous le flanc sud, allons voir ce qui se passe à l’autre bout... Effectivement, à l’extrémité est de la crête se trouve un petit couloir permettant de monter sur le fil. Par deux courts ressauts (II, bonnes prises), on y monte. Au-dessus, quelques petites dalles se grimpent, puis une traversée sur un étroit fil de rochers brisés permet d’arriver au sommet. Pas vraiment difficile, mais très aérien, en particulier au vu de l’abominable précipice du versant nord... Voilà donc le "vrai" sommet du Grand Charnier !

Retour au sommet "officiel" après cette petite aventure. 18h, le soleil est déjà bien bas au-dessus de la mer de nuages, on va commencer la descente.

On plonge dans les pentes dans les lumières chaudes. Magnifique. Descente constamment interrompue par des poses photo. Au loin, entre les Grands Moulins et chaîne de la Lauzière, le Mont Blanc resplendit de couleurs... La partie raide de la face est prudemment descendue dans une lumière de feu orange. 19h, une dernière pause au bas des difficultés à la limite des nuées, alors que le soleil disparaît brutalement... Fin du spectacle.

On range l’appareil photo, rapide retour par le sentier dans l’ambiance glauque du brouillard à la nuit tombante. Inutile de passer par les crêtes des Plagnes, on se contentera juste de la petite remontée nécessaire pour éviter le sentier en forêt et rejoindre les pistes de ski, meilleure option étant donné l’arrivée de la nuit. Les nuages se dissipent et laissent place au ciel étoilé... Fin de la balade vers 20h30.

Dernière modification : 4 octobre 2018