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Sortie du 26 avril 2019 par Jipé La Moutière ou Dos de Chameau (2596m)

Rendez-vous pris l'an dernier avec la Mournière 2710m, sommet voisin de la Moutière, et honoré par une belle et fraiche journée de canicule. (variante du topo)

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  • Tentes de rando
  • Sacs de couchage
  • Chaussures de rando
  • Sacs à dos

Conditions météo

Beau et ciel bleu le matin se couvrant légèrement l’après-midi, température fraiche au départ 13°. Maximum 20° avec un bon vent frais.

Récit de la sortie

Depuis Août dernier j’ai rendez-vous avec la Mournière, j’attendais donc que la neige du couloir nord soit totalement fondue.
Après ces grosses chaleurs je pense que c’est tout bon, je prépare le sac avec une douleur au genou depuis le Cheval Blanc et l’appréhension de ne pas arriver là haut, voire pire de chuter dans le couloir. Du coup j’en oublie mes délicieuses charcuteries de l’Ubaye ! Je serai contraint de me faire des sandwichs à la banane, niveau gastronomie ce fût l’échec de cette belle journée !

7h45 obligé de mettre un pantalon et une petit polaire, "la canicule c’est plus c’que c’était", je prends la piste, une randonneuse passe bonnet vissé sur la tête, écharpe sur le museau, rude saison !

À la cabane des Mulets personne, ni chien ni chat, seuls les mulets gardent la cabane tout en petit déjeunant. Je suis la piste jusqu’à l’abreuvoir en bois (1850m), et d’ici je monte tout droit jusqu’à la sente qui traverse le pierrier accédant au Col de la Pierre. C’est plus court mais tout compte fait la dépense d’énergie inutile ne le justifie pas.

Au col il y a un papy et son petit fils qui prennent le soleil, on discute un moment, le temps de récupérer de la montée fastidieuse. Eux redescendent et moi je me dirige vers le pierrier au pied du couloir nord. Dans les rochers des bouquetins jouent les acrobates en ombres chinoises.

Une petite traversée du plateau (2499m) pour aller voir la vallée côté est vers le Lauzet, je scrute le versant de la Mournière quelques minutes pour trouver un cheminement qui ne soit pas trop "un pas en avant, deux pas en arrière", je pars à gauche. Hop !

Dans la première partie du couloir le rocher n’est pas terrible mais on trouve des prises et des appuis corrects, ensuite c’est plus friable et fortement délité, et sans neige dans la goulotte c’est comme marcher dans le pierrier d’en bas... Donc à chaque prise il faut bien dégager ce qui ne tient pas avant d’y mettre tout son poids. Plus haut c’est assez étroit pour passer en opposition bras et jambes, là c’est bien plus simple.

Je me suis régalé, comme lorsque que j’avais fais un peu d’escalade dans les années 90/95, euh 1990 pas 1890 je tiens à le préciser ! Très bon moment, moins stressant que je ne l’avais anticipé. Et me voici sur la crête, un petit tour vers l’est point 2671 point admirer la vue, c’est superbe, un peu brumeux sur l’horizon, mais j’en prends plein les mirettes.

Et demi-tour vers le sommet de la Mournière, la vue est encore plus étendue, une terrasse à 360° pour un pique-nique quasi gastronomique ! Le meilleur et le pire se côtoie parfois de façon surprenante. Sandwichs à la banane ! Nan mais on crois rêver !

Après les agapes je me rapproche du début de la crête de Roche Close, les yeux qui brillent, et je peste un peu d’avoir débuté la rando si tardivement, le peu d’aisance acquis plus jeune s’est évaporé ! Le rapport au vide c’est pas comme le vélo, si ce n’est pas entretenu régulièrement il faut tout reprendre de zéro... Allez sans regrets je redescends.

Juste avant de reprendre pied sur le pierrier, je vire sur ma droite et là surprise, des jeunes bouquetins et une femelle plus âgée, ils sont un peu étonnés de me voir arriver. La surprise passée ils vont remonter doucement vers les crêtes, me laissant tout le temps de mitrailler ! Les plus jeunes doivent avoir tous juste un an, la femelle doit probablement allaiter encore, ses pis sont assez gonflés et visibles.

Une chose m’avait étonné avant de monter le couloir, sur la droite il y avait tous les mâles adultes, sur la gauche les femelles et les plus jeunes, l’axe de partage de territoire étant le couloir nord.

Passé le col du point 2250 je traverse direction la Résinière puis descente à Plan Vallon au pied de la magnifique barre de Roche Close, impressionnant.

Tranquillement je coupe ensuite vers le Cougnet de l’Alizier, au-dessus des pâturages de la cabane de Couloubroux, ici les volumes sont tout en douceur, tout est serein, une sorte de paradis pour vaches...

Enfin je rattrape le sentier qui fait le tour du Tourtourel et direction la cabane des Mulets sous les arbres.

Une balade qui m’a encore enchanté, et plus de douleur au genoux depuis.

Dernière modification : 28 juillet 2019

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

Site web : Sculptures

Randonnée réalisée le 26 avril

Publiée le 28 juillet

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 29 juillet à 08h02

    Tous ces bouquetins ! Il faudra vraiment que je finisse par aller crapahuter par là-bas... C’est vraiment magnifique.
    Merci pour ce récit enthousiaste (quel dommage pour le sandwich !) et ces très belles photos.

  • par ninouLe 29 juillet à 13h51

    bonjour jpé belles photos par contre ce ne sont pas des mulets mais des ânes

  • par Le 29 juillet à 22h05

    @Ozenn, merci pour ton com. sympa,
    n’hésitez à venir, les bouquetins seront content et surpris de rencontrer des bretons-haut-alpins, ça leur changera de leur quotidien. ;-)

    @minou,
    bonsoir, vous avez raison ce sont des ânes (et moi aussi) les mules et mulets sont plus grands, avec des pattes plus fines et ressemblent davantage aux chevaux, le lieu s’apelle la "cabane des Mulets" on a donc vite fait de prendre des vessies pour des lanternes, oups !

  • par Le 29 juillet à 22h07

    Re oups, @ninou, désolé ! :-)

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