Le Pilat Sortie du 22 février 2012

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le Pilat : les Crêts de la Perdrix (1432m) et de la Chèvre (1427m) par le Saut du Gier. Itinéraire pour baroudeurs.

Conditions météo

Journée lumineuse. Un petit vent frais au sommet.

Récit de la sortie

Accès

De Saint-Chamond, il faut prendre la direction du village de la Valla-en-Gier. La route, longe en rive gauche le Barrage de Soulages, construit sur le Gier. Puis, elle passe sur la digue du Barrage de la Rive.

500m plus loin, on laisse partir à droite, la route de La Valla-en-Gier, pour prendre la direction de La Croix du Planil, col à 846 m d’altitude, qui permet de rejoindre la vallée du Dorlay.

On longe la rive gauche du Gier et le Barrage du Piney mis hors service.

La route passe en rive droite de la rivière. 600m plus loin environ, dans une épingle, on prend une petite route en direction de La Scie du Bost, point de départ de la randonnée. Petit parking sous le hameau.

Difficultés

  • Entre le Saut du Gier et la grande piste d’exploitation forestière qui traverse tout le flanc nord-ouest du Pilat, l’itinéraire est presque intégralement hors sentier, très raide et très sauvage, bien davantage en hiver
    • L’expression "itinéraire pour baroudeurs" est un peu exagérée, je le reconnais volontiers
    • Vous ne verrez que peu de monde à la base de la seconde cascade

Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 2933ET
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 810m
  • Distance : 12km
  • Dénivelée : 700m

Du parking au Saut du Gier

Dans le hameau, une balise indique le Saut du Gier. Le chemin, d’abord plat, devient très raide en forêt. Il coupe de nombreuses pistes d’exploitations forestières et le balisage blanc/marron, a un peu vieilli.

On s’approche d’un Chirat, l’un des plus grands du Pilat.

Après quelques raides lacets en forêt, on revient près d’un autre Chirat et on atteint le Saut du Gier.

Du Saut du Gier à la Jasserie

Remonter à la droite de la cascade, le chirat assez raide, de manière à contourner le mur rocheux que franchit la chute. Arrivé au-dessus de ce mur, partir à gauche par une sorte de large vire.

On aperçoit la cascade supérieure. Descendre parmi les blocs pour aller à la base de la chute.

Revenir à la partie haute et continuer l’ascension, en longeant la base des rochers que franchit la cascade supérieure.

On passe facilement une petite zone rocheuse, pour arriver dans la forêt.

Continuer à flanc du vallon où coule le Gier, en légère ascendance et parallèlement au ruisseau.

On parvient sur un sentier horizontal. A droite, il va rejoindre le sentier balisé normal du Saut du Gier. Prendre à gauche. Le sentier va rejoindre le Gier que l’on franchit à gué.

Remonter le chemin plus large vers le nord. On parvient assez vite à une bifurcation. Tout droit, le chemin va rejoindre le GR 7. Prendre à droite, le sentier qui remonte le vallon parallèlement au Gier. Le sentier disparaît, mais continuer en tirant de niveau, pour arriver vers un petit canal.

Suivre ce canal pour parvenir à la grande piste d’exploitation forestière qui traverse tout le flanc nord-ouest du Pilat.

  • Option 1

Prendre à gauche, puis presque aussitôt, à droite, un chemin qui arrive à la Jasserie. Principalement à découvert, cette option est moins intéressante quand il fait chaud.

  • Option 2

Prendre à droite. Le Gier passe sous la piste. Après environ 200m, on va croiser l’itinéraire normal du Saut du Gier, que l’on va emprunter.

Bien repérer le sentier qui va partir à gauche, étroit, raide, balisage blanc/marron, assez ancien, sur un arbre. (photo)

Suivre ce sentier jusqu’à la Jasserie. Principalement forestière, cette option est intéressante quand il fait chaud.

De la Jasserie au Crêt de la Perdrix

Il suffit de traverser les prairies et de monter au Crêt de la Perdrix, doté d’une table d’orientation.

On peut ensuite, se rendre au Crêt de la Chèvre, qui offre un panorama plus dégagé sur la Vallée du Rhône et les Alpes, mais plus limitée sur le Massif Central dont, Pierre-sur-Haute. Les Alpes, sont visibles des Dents du Midi jusqu’au Mont Ventoux. Situés au sud, le Mont Mézenc et le Mont Gerbier de Jonc apparaissent à contre-jour.

Retour

  • Option 1

On peut redescendre par l’itinéraire normal du Saut du Gier, qui part de la Jasserie, plein ouest, balisage blanc/marron. Mais attention en période d’enneigement, ou même pluvieuse il est raide et glissant.

  • Option 2

Redescendre à la Jasserie, traverser le parking en se dirigeant plein nord. Tout de suite après les bâtiments, chemin se dirige au nord, passe entre deux prairies, et pénètre en forêt.

On arrive vers une très vaste clairière, en fait un pâturage clôturé.

A droite, c’est le chemin qui redescend à Doizieux. A gauche, c’est le GR 7. (photo)

Prendre le GR 7, balisage blanc/rouge. Le chemin, va effectuer un lacet et parvenir sur la grande piste d’exploitation forestière qui traverse tout le flanc nord-ouest du Pilat. Prendre à droite, panneau, en direction du Planil.

On va traverser le Grand Chirat, par une magnifique portion de sentier en balcon, puis, on va arriver dans la clairière de Pomey ou Paumey, carrefour de nombreux sentiers. Prendre la direction de la Scie du Bost (photo). Le sentier, n’est pas balisé et on va rencontrer plusieurs croisements. Il faut toujours garder une même direction sud.

On traverse le Gier à gué avant d’arriver au hameau.

L’itinéraire "normal"

Cliquer ICI

L’ascension

La journée s’annonce lumineuse. Hier je suis monté à Pierre-sur-Haute en skis de fond. Aujourd’hui je vais donc marcher.

Après les très fortes gelées du début du mois, je pense que le Saut du Gier doit être encore gelé. L’hiver dernier, le froid n’avait pas été suffisant pour qu’il soit entièrement en glace.

Je quitte le petit hameau de la Scie du Bost sous le Soleil. Mais cela ne dure pas très longtemps : dans ce versant nord-ouest, le Soleil ne brille pas beaucoup en hiver.

La neige est omniprésente et je monte dans une froide ambiance bleutée. Plus je m’approche du Saut du Gier et plus le paysage devient beau. D’immenses sapins poudrés, et derrière, les rochers de la rive droite du Gier, dorés par le Soleil. Et puis, complètement dans l’ombre, apparaît la coulée bleutée et figée du Gier.

La cascade est entièrement gelée. Jamais, je ne suis allé voir la cascade supérieure.

Je monte donc dans le raide chirat à droite de la cascade. Avec précaution, car la neige dissimule les trous entre les blocs de pierre.

Je contourne le mur rocheux et par un passage assez raide, je parviens sur une arête dominant le Gier.

Un petite descente assez facile et je suis au pied du bombement de glace de la cascade supérieure. J’ai une pensée pour les jeunes du Team et pour Paul : ils s’amuseraient dans ces goulottes !

Je remonte sur l’arête et je continue ma progression vers le haut. Un passage raide se présente. Il me faut me tirer sur des branches et des genêts pour parvenir sur une vire de neige. Pas très académique comme passage !

La vire est étroite et débouche sur une dalle lisse infranchissable. Demi-tour, légère descente et remontée un peu plus loin.

J’arrive vers des rochers assez facile que je surmonte, pour arriver dans la forêt. La neige est croutée, et mes chaussures n’adhèrent pas et ne transpercent pas non plus la croûte. De plus, quelquefois, une fine couche de neige recouvre de la glace d’eau.

Où est mon piolet ? Dans mon garage évidemment !

Qu’importe, dans la partie raide après le chirat, mon bras enfoncé dans la neige à servi de piolet. Ici, une branche morte va me permettre de perforer la croûte de neige et de repérer les zones de glace. Pas très académique non plus ! Mais efficace !

Enfin, j’arrive au bord du ruisseau que je franchis pour atteindre le versant ensoleillé.

La montée à la Jasserie, avec des jeux d’ombres et de lumières dans la forêt, puis sur les crêts, avec une végétation qui a retenu la neige soufflée par le vent, créant d’étranges et éphémères sculptures, est beaucoup plus sereine.

La fontaine de la Jasserie est prise dans la glace, mais coule tout de même. Elle aussi, offre au regard une sculpture de glace différente chaque hiver et changeante au gré des jours gel et des jours de redoux.

La luminosité est quasi parfaite sur l’est et les Alpes, à peine plus brumeuse vers le sud et le Mézenc. Vers l’ouest, les Monts Dore et les volcans du cantal ne se laissent que deviner. Encore une journée magique.

Ce sont les vacances scolaire et on trouve beaucoup de monde sur les différents crêts. Sous le Crêt de la Perdrix, le vent a dégagé une plaque d’herbe, dont la rousseur tranche avec le blanc et le bleu.

Mais quelle n’est pas ma surprise, de rencontrer un couple qui consulte AltitudeRando avant de faire une ballade ! Autrement dit j’ai rencontré deux de mes lecteurs. Des gens forcément très sympathiques.

Quand le ciel est aussi lumineux, il faut aller au Crêt de la Chèvre, la vue sur les Alpes est plus directe. Tout le monde s’extasie sur la beauté du spectacle. Et c’est à qui reconnaît telle ou telle pointe, là-bas, au loin, dans les Alpes, étincelantes en manteau d’hiver, barrant l’horizon est, au-dessus de la brume.

Pas de brouillard sur la vallée du Rhône ce jour. Mais cette fine brume plaquée par l’anticyclone. En bas, les panneaux autoroutiers demandent aux véhicules de réduire leur vitesse pour cause de pollution à l’ozone. Ce que presque personne ne fait j’en suis certain.

Pour le retour, je vais descendre par l’itinéraire plus long et moins raide du GR 7 et la bifurcation de Paumey.

Encore une inoubliable journée dans le Pilat.

Dernière modification : 28 février 2012