Pic des Trois Evêchés (3116m) Sortie du 30 juillet 2012

Sortie réalisée le 30 juillet 2012.

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Enfin du beau temps sur ce sommet.

Conditions météo

Quelques bancs résidus nuageux, dus à une perturbation passe, puis journée lumineuse.

Récit de la sortie

Troisième visite ou tentative de visite pour ce sommet.

La première, nous étions partis un peu en amont de Bonnenuit. Nous avions remonté la combe de Mortavieille dans le brouillard, sur un bon chemin.

Un trop bon chemin en vérité. Car lorsque celui-ci a commencé à monter, nous l’avons suivi. Et puis, j’ai cru entendre un bruit de voiture dans ce secteur où, il ne devrait pas y avoir de véhicules. Quelques instant plus tard, un autre. Là, j’ai commencé à avoir un sérieux doute. Quelque chose n’allait pas ! Finalement nous sommes arrivés sur une route. Dans le brouillard, nous n’avions pas remonté le bon vallon. Nous sommes arrivés sur la rote du col du Galibier à la cote 2405, le Colomban Noir. Le temps n’étant pas beau, nous avions fait demi-tour.

Quelques années plus tard, je suis revenu avec l’intention de partir de la cote 2405 et de descendre bivouaquer dans le vallon. Mais je suis arrivé sous la pluie. Plus question de bivouaquer.

J’ai commencé la nuit dans ma voiture puis, la pluie cessant, dans l’herbe. je n’ai pas beaucoup dormi. La route du col de Galibier n’est pas beaucoup fréquentée la nuit, mais il suffit d’une voiture par demi-heure pour gâcher la nuit.

Au matin, le ciel était dégagé et je suis parti faire l’ascension de ce pic qui à une belle allure. Un "vrai pic", avec des parois raides, des arêtes raides et un sommet exigu.

En arrivant sous l’arête sommitale, la brume à commencé à monter depuis le vallon de Maurian, là où se niche le lac du Goléon.

Au sommet, la seule vision que j’ai eue était celle d’un magnifique spectre de Brocken. Mon premier. Mais pas de Meije, ni d’Écrins.

Parti à 4h00, j’étais au sommet à 6h00 et de retour au petit parking à 8h00. Et je l’ai échappé belle ! A 9h00, à la Grave, le ciel s’est entrouvert, l’orage a éclaté et un déluge s’est abattu.

Juillet 2012, je reviens sur ce sommet.

Je pars du camping de Villar-d’Arène, je franchit le col du Galibier et me gare au petit parking de la côte 2405.

A 6h20, je commence ma descente dans le vallon. 200 mètres qu’il faudra remonter au retour, en plein soleil.

Parvenu au fond du vallon, je remonte le "Vallon du Fond". Assez vite, je trouve des névés qui vont faciliter la progression dans ce vallon sans sentier.

Les quelques bancs de nuages, restes de la perturbation de l’avant-veille se dissipent. J’arrive sur la ligne de crête avec la vision étincelante de la Meije.

L’ascension de l’arête finale, raide mais facile est ludique et parfois aérienne. J’atteins le sommet à 9h15. Et c’est vérifiable en regardant les "propriétés" des photos. Ce n’est pas un temps de marcheur moyen. Mais un marcheur moyen n’a pas sa place aux Trois Évêchés : c’est quand même un peu raide !

Le sommet est très étroit. De la place pour 4 ou personnes et à condition de ne pas être trop remuant.

Cette montagne, méconnue, est vraiment intéressante.

Panorama exceptionnel avec le massif des Ecrins, les Aiguilles d’Arves, visibles toutes les trois. La Vanoise, le pic de Rochebrune, le Viso, complètent le panorama alors que le Mont Blanc est en train d’évacuer les dernières nuées.

Je reste longtemps au sommet, profitant au maximum du paysage et du Soleil et puis j’ai dû attendre des années avant de pouvoir la gravir dans de bonnes conditions.

Je reste un peu dubitatif en observant la face sud du Goléon, mon objectif pour le lendemain. Mais la face est peu engageante et pas du tout conforme à mes souvenirs. Finalement je n’irai au Goléon que le surlendemain.

La descente, n’est qu’une formalité. Surtout en présence de névés qui permettent de descendre en "ramasse".

Ce qui n’est pas une formalité, c’est la "remontée de 200 mètres". ET c’est le gros défaut de cette belle montagne.

Dernière modification : 6 août 2012