Sortie du 2 décembre 2012 par afkalizebone Gorges de Daluis (Gorges du Var)

Très sympa sortie de fin d'automne où se mêle une très riche variété de coloris : la terre tantôt grise, brune, jaune, vert de gris et rouge... la végétation tout aussi contrastée... et les sommets tapissés d'un blanc manteau sous le bleu éclatant de ce jour sans nuage...

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Conditions météo

Superbe ciel bleu pour une journée assez froide, avec les sommets déjà enneigés et les versants ubacs bien pris par le givre.
Le soleil généreux sur les passages dégagés de toute végétation (en gros, vers les replats de pélite rouge au niveau du Point Sublime) nous a réservé une tiédeur que nous avons bien appréciée.
Des volutes de neige s’envolaient des sommets environnants, signe d’un fort vent balayant les crêtes, mais qui nous a épargné, notre boucle à travers ces gorges encaissées étant trop difficile à atteindre par ces courants d’air d’altitude.

Récit de la sortie

Les participants :

Emma, 6 ans, Julian, 8 ans, Nathalie et Marc (dont nous tairons les âges avancés !)

Le périple :

Nous sommes partis du parking près du pont de Cante vers 10 heures, dans l’ombre du vallon et donc dans le froid ! Dommage, les feuilles mortes et gelées encore accrochées aux branches ne font pas de bons sorbets, parce que ce n’est pas ce qui manquait dans cet ubac... Dans ce vallon nord, ce sont les résineux qui prédominent.

Assez rapidement après une première montée nous gagnons une courbe enfin ensoleillée. Je ne vais pas vous faire en détail le descriptif de la sortie, mais juste vous préciser que nous avons effectué ce tour dans le sens de rotation horaire (c’est à dire inverse de celui décrit dans le topo d’Alain, ou dans le guide Randoxygène CG 06 en lien ici).

Passage dans des montées raisonnables par les balises n°10, 9 et 8, cette dernière se situant sur le bord de la petite route goudronnée menant aux hameaux de Saussette et Villeplane. Nous suivons un petit moment cette bande d’asphalte avant de retrouver le sentier à la balise n°7. Le sentier se met à redescendre dans une végétation plutôt rase en arrivant dans la zone de terrain constituée de pélites rouges. Plus loin, nous arrivons à la balise n°7a à partir de laquelle nous effectuons un court aller-retour jusqu’au Point Sublime. Outre les à pics assez vertigineux à cet endroit, c’est pour ma part la vue des trous dans la montagne en face sous le hameau déserté d’Amen qui m’ont impressionné, reliques de l’exploitation minière débutée 2500 ans avant J.-C. (il y a un panneau explicatif au niveau du Point Sublime d’ailleurs concernant ces mines et le hameau). L’accès très raide pour atteindre les filons de cuivre a dû coûter la vie à plus d’un mineur...

Nous avons continué notre descente en suivant les panneaux (à l’envers) du sentier de découverte jusqu’à nous engager dans le Vallon de Berthéou où nous commençons à grimper à nouveau. Nous retrouvons ici le couvert des arbres, mais comme nous voilà en versant adret, ce seront des feuillus (chênes principalement) qui nous offriront le couvert de leurs branchages dégarnis et roussis. Nous passons sous les crêtes rocheuses des Beules à main droite, et nous nous installons sur un replat herbeux alors qu’il est midi passé pour nous restaurer.

Remontée vers le hameau de Saussette aux rares maisons. On croise la route D88 avant de plonger vers la descente qui nous ramène à flanc d’adret vers notre balise du début de boucle (n°9).

En conclusion...

Une belle sortie à effectuer en famille (la vue du Point Sublime motivera sûrement les plus jeunes à marcher, et l’insolite coloration des roches rouges suscitera l’intérêt de tout le monde). Un parcours accessible, au dénivelé raisonnable. Cependant, quel que soit le sens dans lequel on effectuera cette boucle, ménager des pauses pour les plus petits, car le cheminement est vallonné et alterne les descentes avec les montées.

Dernière modification : 6 décembre 2012

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

Auteur de cette sortie :

Site web : Rando Terres d’Azur

Bonjour, Je suis installé à Allos dans les Alpes de Haute Provence. Accompagnateur en montagne, je vous propose des randonnées dans le Haut-Verdon et dans tout le Mercantour. Rendez-vous sur le site "randoterresdazur.fr" ou la page facebook "Rando Terres d'Azur". A bientôt ! Marc

Randonnée réalisée le 2 décembre 2012

Publiée le 6 décembre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 2 janvier 2015 à 23h56

    Hello Marc,
    Je n’ai mis que 2 ans à percuter !
    Il me semble, sauf erreur de ma part que sur les photos on ne peut pas voir la rivière de Daluis. Elle n’existe pas. C’est le Var qui coule au fond des gorges !

  • par Le 3 janvier 2015 à 10h47

    Bonjour Alain,
    Heureusement que tu relis les topos ! Moi, je ne me suis rendu compte de rien.
    J’ai rectifié les légendes des photos. C’est idiot quand même ces gorges qui n’ont pas le nom de la rivière qui les traverse. Remarque le Var qui coule au fond ne passe même pas par son département. Ils sont fous ces méridionaux !

  • par Le 4 janvier 2015 à 02h14

    Salut Marc.
    Petite rectification : le Var ne coule PLUS dans son département.
    Jusqu’en 1800, environ, aucun pont ne franchissait ce fleuve ; il marquait ainsi la frontière entre la France et le royaume de Piémont-Sardaigne.
    Au Moyen Âge, le cours moyen du Var était appelée Tinée.
    Lors de la création des départements français en 1790, la rive droite du Var formait la limite orientale du département homonyme et sa rive gauche la frontière avec le Royaume de Sardaigne. Ce rôle de frontière disparaît entre 1793 et 1814 avec l’annexion du Comté de Nice, qui devient alors le département des Alpes-Maritimes, mais reprend après la chute du Premier Empire. Il faudra attendre l’année 1860 et le second rattachement du Comté de Nice pour que le fleuve perde définitivement cette fonction de limite administrative.
    Avec la constitution d’un nouveau département des Alpes-Maritimes englobant cette fois-ci l’arrondissement de Grasse, le Var ne borde plus le département auquel il a donné son nom8, cas unique en France. Il coule maintenant presque entièrement dans les Alpes-Maritimes à l’exception d’une brève incursion dans les Alpes-de-Haute-Provence à Entrevaux (wiki).

    Voir aussi http://www.valleeduvar.fr/index.php?page=ancien_lit&PHPSESSID=f90c96ac031cac6df289475696936db1

  • par Le 4 janvier 2015 à 12h23

    merci pour toutes ces informations Hereme, je me doutais un peu qu’il s’agissait d’un problème de découpage de territoire, mais sans en connaître l’origine ! J’en reviens aux gorges de Daluis : sais-tu s’il est courant que des gorges portent un nom et la rivière qui les traverse un autre ?

  • par Le 4 janvier 2015 à 14h01

    C’est plutôt rare, Marc
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gorges
    Gorges du Pont du Diable, Holzarté, Malpasset (Isère, vers refuge Prariond), Enfer (Pyrénées), certainement d’autres...

  • par Le 4 janvier 2015 à 16h41

    Merci pour les infos Alain, je serai plus vigilant à l’avenir :)

  • par Le 4 janvier 2015 à 19h07

    De manière générale, il y a :
    "la(les) gorges" + "de" + toponyme (région, village, montagne, ...) : pas de rivière en vue.
    "la(les) gorges" + adjectif déterminatif, catégorie article (du, de la, des) + hydronyme (nom de rivière, fleuve, ...)
    Quant à "les gorges" ou "la gorge", il s’agit bien d’une question de nombre : les gorges des Alpes suisses (vu comme un ensemble géographique : on doit trouver plusieurs gorges), les gorges du Tarn (plusieurs gorges séparées par des passages plus larges), mais la gorge de Gourfouran dans les Hautes-Alpes (longueur 800 m, appelée improprement gouffre (canyon eut été plus judicieux, mais c’est un mot d’étymologie espagnole), creusée par la rivière Byaisse)
    Il y a une tendance abusive injustifiée à utiliser la forme plurielle.
    Et bien sûr, comme pour toute langue qui se respecte, il y a des exceptions.

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