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Conditions météo

La saison de ski d’été était terminée à Tignes et les dameuses préparaient les pistes pour les entraînements des sportifs de haut niveau avant le début de la saison hivernale.

Récit de la sortie

Ce topo va un peu sortir de l’ordinaire.

Il ne va pas décrire une ascension glaciaire, mais va essayer de montrer à tous, alpinistes, skieurs ou simples visiteurs d’altituderando, les changements du superbe Glacier de la Grande Motte en l’espace de trois ans seulement.

Nous avions réalisé cette course le 29 septembre 2006.

La saison de ski d’été était terminée à Tignes et les dameuses préparaient les pistes pour les entraînements des sportifs de haut niveau avant le début de la saison hivernale.

La neige avait déjà fait sa première apparition sur les hauts sommets de Savoie et une pellicule de légère poudreuse agrémentait le glacier.

La quantité de neige fraîche était encore insignifiante et ne suffisait pas à combler les crevasses apparues durant l’été, elles restaient bien visibles, même à proximité immédiate des pistes.

Les 250 derniers mètres d’ascension, hors domaine skiable, se faisaient dans une ambiance haute montagne et la belle pente finale présentait une surface lisse et blanche immaculée.

Nous sommes donc revenus sur ce glacier le 23 août 2009.

Les pistes sont encore ouvertes pour l’été mais vont fermer à la fin de la semaine prochaine. Il y aura ensuite une courte période de repos puis, fin septembre, la station va rouvrir pour l’hiver.

D’ici là, malgré le soleil et les températures estivales du moment, le temps peut se dégrader et la neige peut arriver en altitude.

Cependant, je doute fort qu’elle puisse réparer significativement les dommages subis par le glacier durant l’été.

L’ensemble des personnels travaillant en ce moment sur ce site déplore l’état actuel du Glacier de la Grande Motte et l’on sent une grande tristesse chez tous ceux qui assistent à cette dégradation d’une année sur l’autre.

Changement climatique ?
Ravages dus au ski ?
Pas de polémique. De toute façon personne ne peut rien faire.

L’ensemble des glaciers subit le même phénomène (la Grande Casse est actuellement en glace dans sa partie basse et donc très dangereuse dans cette pente à 45° - le Glacier du Troquairou et celui des Volnets sous le Grand Bec sont en glace noire, idem pour celui de Bellecôte, ...) mais c’est moins flagrant sur un plus petit espace (Glacier du Grand Pisaillas, des Barmes de l’Ours ...) ou dans des pentes moins raides et nous y sommes donc certainement moins sensibles.

Les Glaciers de Haute Maurienne (Charbonnel, Albaron) semblent avoir échappé au désastre (peut être parce que les quantités de neige y ont été plus importantes l’hiver dernier), mais nous n’y sommes pas retournés ces jours ci.

Qu’en est il de ceux du Massif du Mont Blanc ? Les spécialistes pourront certainement répondre.

Voilà pour cet article un peu atypique.
J’espère que Vincent me pardonnera cette incartade.
Place aux photos qui parlent d’elles mêmes.

Dernière modification : 2 septembre 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Une alchimie particulière à laquelle je ne m attendais pas. Les montagnes de Savoie (et quelques autres en Isère) et mon cocker anglais Simba. Douze années de montagne partagées sans aucune exception. Quelquefois dans des lieux où il n aurait peut-être pas dû se rendre pour cause de territoire protege, mais quelquefois aussi dans des courses difficiles ou il semblait inimaginable d amener un tel (...)

Randonnée réalisée le 23 août 2009

Publiée le 23 août 2009

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 23 août 2009 à 19h35

    Sans commentaire.....

  • par Le 23 août 2009 à 20h32

    Eh bien... ça fait peur

  • par Le 24 août 2009 à 21h54

    Tes photos à 3 ans d’intervalle sont terribles et il est indéniable que le réchauffement climatique imputable, pour une large part, aux activités humaines porte un rude coup aux glaciers alpins.
    C’est d’autant plus surprenant que ce dernier hiver a été long et rigoureux avec un enneigement très supérieur à celui constaté les années précédentes.Cela étant, restons prudents car nous jugeons le changement sur une échelle de quelques dizaines d’années tout au plus.

    Quelques références intéressantes pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus :

    Thèse de M. Gerbaux "Reconstruction du bilan de masse des glaciers alpins et impact d’un changement climatique" (10/2005 - Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement - LGGE) où il est démontré que les bilans des glaciers suivis, tout en étant globalement négatifs sont fortement contrastés.

    "Glaciers - Forces et Fragilités" de Wagnon, Vincent, Francou et Six (Glénat)

    Pour apporter (j’en conviens, cela relève plutôt de la méthode Coué) une note d’optimisme à ton commentaire, se souvenir que :

    • le Glacier de Pré de Bar (frontière italo-suisse), après avoir fortement régressé, a été en expansion constante de 1954 à 1990. Il est à nouveau en phase de recul.
    • le "petit âge de glace" qui a touché la France du XV° au XIX° siècle (fin vers 1850) a permis une progression spectaculaire des glaciers alpins : le niveau de la Mer de Glace arrivait pratiquement à l’altitude de la Gare du Montenvers en 1820 et le front atteignait la vallée de Chamonix, et le Glacier des Evettes descendait la gorge de la Recula !

    Rêvons donc à un nouvel épisode climatique de ce type pour retrouver le blanc des glaciers même au plus fort de l’été !

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