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Conditions météo

Très beau, puis nuages bourgeonnants dès la fin de matinée.

Récit de la sortie

Lors de mon ascension de cette montagne, par la forêt de Saoû en 2011, j’avais repéré cette minuscule sente qui remontait un étroit couloir entre les hautes parois de la face est des Trois Becs.

Depuis, cet itinéraire esthétique me tentait beaucoup. J’avais seulement peur de m’égarer dans la forêt.

Et puis, Zorro est arrivé ! Ou plus exactement, Johnny, dont c’est l’itinéraire favori, est arrivé.

J’ai trouvé sans problème, le petit cairn, le muret, les vieilles marques à la peinture bleue. J’ai trouvé le petit belvédère et je suis resté un moment à contempler la mer de brouillard sur la vallée de la Roanne. Une pause bienvenue, car le sentier dans la forêt ne s’embarrasse pas de lacets superflus. C’est du "dré dans l’pentu" !

Ensuite, plusieurs sentes divergent, sans doute pour aller au pied des parois. L’une, se dirige vers le pierrier, sans doute une trace de descente.

Dans ce printemps, remarquablement pourri, ces quelques jours de beau temps sont les bienvenus. Mais c’est un beau temps relatif. Ciel clair au lever du Soleil, apparition de nuages bourgeonnants dès la moitié de la matinée, puis orages, parfois violents l’après-midi.

Je suis donc parti aux aurores du village de Mirabel et Blacons. départ du parking à 7h00, alors que la face est des Trois Becs flamboie au Soleil levant et arrivée au pied du couloir à 8h00.

L’ambiance est fantastique avec la paroi du Signal, absolument verticale et haute de 350 mètres. La chaude lumière matinale est un délice.

L’ascension est très ludique, sans véritable difficulté pour les randonneurs qui ont le le pied montagnard. Les autres, prendront l"l’autoroute" du Pas de Siarra. Bien que d’apparence facile, le passage est raide et exposé et ne permet pas une glissade.

En un peu moins de vingt minutes, je suis au sommet du couloir.

Je m’aperçois que j’ai manqué le petit détour vers l’arche de Picourère. Ce sera pour une autre fois.

Il est 8h20 et de fins voiles de vapeur apparaissent et se dissolvent aussitôt. Mais je sais bien que ce jour, les nuages vont gagner la partie.

Je ne vais donc pas au sommet de Roche Courbe, je monte directement au Signal en me tenant le plus près possible la falaise. Ce que je n’avais pu faire lors de mon ascension de 2011. Le Mistral était particulièrement violent et je ne suis pas un adepte du "base jump"...surtout sans parachute.

Je ne vois pas de chamois. En cette période, les femelles viennent de mettre bas et ils fréquentent davantage la forêt que les vires herbeuses.

En revanche, je vois beaucoup de rochers percés, du simple trou aux arches de plus d’un mètre.

Après le Signal, montée au Veyou, toujours en suivant la crête.

Le panorama sur les Alpes est un peu occulté par les nuages qui ont déjà envahie les cimes. De plus, elles sont à contrejour. Le mont Ventoux est visible dans une atmosphère un peu brumeuse.

Au nord-ouest, je peux voir la ligne bleue du massif Central jusqu’au mont Pilat. Il reste un névé sur le mont Mézenc.

Suivant les conseil de Johnny, je redescend du Veyou en longeant la falaise pour voir de plus près ce qui du Grand Delmas, nous apparaissait comme une gigantesque baume.

En suivant une discrète sente, j’arrive à l’arche du Veyou, si c’est bien son nom. Elle est magnifique. Environ quatre mètres de haut, deux de large et elle semble fine et délicate comme de la dentelle.

Le meilleur angle pour la photographier se trouve sur une très étroite vire qui court au-dessus du vide. Un peu trop exposée à mon goût. Aller sous l’arche est déjà un peu exposé. Au Soleil couchant, l’ombre de l’arche se projette sur l’impressionnante face sud du Veyou, formant un éléphant en ombre chinoise.

Ensuite, je rejoint le Pas de Siarra et l’autoroute. Je ne vais pas à Roche Rousse. J’en suis à mon quatrième jour consécutif de randonnée. Je m’économise pour le lendemain.

Je descends alors que les randonneurs et les nuages montent.

Retour par la petite route qui, loin d’être fastidieuse, permet d’observer tout à loisir cette fantastique paroi, large de plus de deux kilomètres.

Installé dans une chaise camping, avec de grosses jumelles et une grosse lunette d’approche, un monsieur guette les oiseaux. Il recherche un couple de faucons pèlerins. Mais sa recherche est vaine. Les oiseaux ont été très perturbés par le mauvais temps. Il m’explique que beaucoup d’insectivores ont perdu leurs oisillons ; il faisait trop froid, il n’y avait pas d’insectes, c’était la famine.

Après cette enrichissant échange, je regagne mon véhicule les yeux fixés sur les parois.

Dernière modification : 12 juin 2013

A propos

Auteur de cette sortie :

Randonnée réalisée le 6 juin 2013

Publiée le 12 juin 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par JohnnyLe 13 juin 2013 à 13h47

    Superbe reportage !
    Il faudra quand même que je me décide à aller voir cette arche à Picourère !
    Et aussi à descendre du Veyou autrement qu’en courant !
    Toujours très enrichissant de voir le ressenti de quelqu’un d’autre à propos d’un endroit que l’on croit pourtant bien connaître.
    A plus tard.

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