Les Rouies (3589m) par le Valgaudemar et le refuge du Pigeonnier Sortie du 16 juin 2014

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Pluie continue lors de la montée au refuge. Neigeote en fin de nuit lorsque nous sommes partis pour le sommet, puis éclaircies. Conditions de regel très médiocres et de plus en plus mauvaises en montant.

Récit de la sortie

Le Valgaudemar, c’est bien. C’est beau !

C’est pas trop loin de chez nous (les Marseillais), c’est vert, c’est plein de cascades, bref, c’est au poil. Mais il n’y a pas de sommets majeurs, ou si peu...

Enfin, il y en a un dont la voie normale, orientée sud-est, est à mon sens la plus belle course de neige du massif (avec la Meije orientale ?).

Après une semaine de canicule (34°C à l’ombre en journée) où je suis resté cloitré, je décide Roland à partir pour les Rouies, même si on doit mettre 4 couches imperméables.

Nous montons par la variante du lac du Lauzon (2020m) dont je trouve le parcours admirable et romantique avec ses petites cascades et ses jolis cours d’eau. Tout baigne dans la brume tandis que nous montons sous une pluie fine mais pas froide.

Après le lac, désert, on "chevauche" un névé suspendu au-dessus du torrent, et la prudence voudrait presque que l’on y aille encordé. Et ensuite, plus de passerelle pour traverser le torrent. Je jette quelques pierres pour aménager un passage que nous franchissons en trempant à peine nos godillots.

L’aigle qui survole la vallée en quête d’un accident d’ongulé nous émerveille. il passe près de nous tandis que nous nous reposons au refuge.

4hoo.. debout pour un départ à 4h45. Il neigeote doucement mais il ne fait pas froid, pas assez froid. Les premiers névés à traverser approchent vite et le regel se fait moyen. En fait, ce sera de plus en plus mauvais au long de l’ascension.

Le couloir est vierge de traces. On s’enfonce de 20 cm et la lame du piolet ne sert à rien. Une belle pente avec les 100 derniers mètres à 40/45° dans une belle ambiance.

Pas de flash, cette fois-ci, au sommet du couloir, où la pointe du vallon des Etages, curieusement timide de bon matin, se dérobe derrière un manteau de brume. Elle sera moins timide un peu plus tard, dominant fièrement notre descente, comme pour nous réveiller de nos errements à la confondre avec l’aiguille du Plat de la Selle.

Le glacier nous demande quelques efforts dans une neige assez souvent pourrie, et voilà les 3480m, la rimaye et la pente finale, toute en neige, mais elle aussi en condition très moyenne.

Rare moment de bonheur que cette arrivée au sommet dans la neige vierge et profonde.

Tout de suite, Roland le remarque. Il est là, très net et magnifique : le spectre de Broken dans sa "gloire". Il restera bien en face de nous, malgré un petit vent froid qui nous oblige à mettre les cagoules et une deuxième paire de gants.

Tout en prenant les précautions d’usage sur le glacier et dans la première pente, nous cavalons pour une descente expresse. En deux heures nous sommes au refuge malgré les portions de traversées. Super.

Vraiment une course qui offre un maximum de plaisirs avec ses deux pentes déjà sérieuses, évitables pour la première. Son glacier majestueux, et un panorama sur le massif qui ne cesse de m’étonner.

C’était ma quatrième ascension des Rouies.

Je pense que j’y retournerai.

Dernière modification : 17 juin 2014

Photos « Les Rouies (3589m) par le Valgaudemar et le refuge du Pigeonnier »

sourire malgré la pluie verte ambiance décor se lèvera ? décor Lauzon ambiance perdue dans le blanc Pigeonnier 4h48 : neigeote le couloir yes ! on y est ! Roland à l’attaque plus haut pente sommitale A la rimaye Au sommet le spectre et sa «gloire» Plat de la Selle et Soreiller majestueuse aiguille putain t’as vu la veste !?