Sortie du 5 juillet 2014 par michel Tête des Pras Arnaud (2617m) par le Pas de Paul

A l’écart des sentiers battus, le Pas de Paul emprunte un couloir jalonné par de grands escaliers taillés pour des géants ! Cette variante alpine permet d’atteindre la Tête des Pras Arnaud ainsi que le sommet le plus occidental du Plateau de Bure (La Tête de la Cluse).

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Conditions météo

Météo mitigée.

Récit de la sortie

Le Plateau de Bure :

J’ai découvert ce vaste désert minéral l’année de la construction de l’interféromètre de l’Iram (1985).
Aujourd’hui, le plateau de Bure est l’un des hauts-lieux de l’astronomie interférométrique. Les grandes antennes sondent le ciel profond et débusquent les pouponnières d’étoiles.

La Tête des Pras Arnaud par le Pas de Paul

Quelques recommandations sur l’itinéraire :

  • Les projectiles venus d’en-haut :

Le couloir du Pas de Paul est fréquenté par les chamois et le risque d’éventuelles chutes de pierres n’est pas à prendre à la légère. Casque recommandé.

  • La météo :

Le franchissement des nombreux ressauts peut se révéler exposé si le couloir est détrempé. Le Plateau de Bure est paumatoire lorsque le brouillard s’invite.

C’est parti !

Je quitte la pelouse verdoyante du parking des Sauvas en direction de la Fontaine du Vallon.

Il faut passer sous une barre rocheuse puis la longer par une succession d’éboulis et de pentes herbeuses. La terre grasse, encore imbibée des pluies de la veille, est particulièrement glissante lorsque la pente se redresse.

Le Pas de Paul se dérobe aux regards et les grandes parois verticales de Côte Belle prennent une allure de forteresse inexpugnable.

J’atteins enfin le pied d’un couloir rendu austère par les violents orages de la veille. J’aperçois de nombreux escaliers ruisselants.
La roche noire et humide se révèle très “patinée”.

  • A cet instant, je me demande si je ne suis pas complètement “barré” d’engager cette ascension !

Je grimpe en assurant mes pas et en gardant à l’esprit que rebrousser chemin sur un terrain aussi glissant ne serait pas aisé.

Plus haut, une nappe de brouillard engloutit le couloir en accentuant l’impression d’isolement.

Je sors du Pas de Paul, traverse une vire en flirtant une dernière fois avec l’abîme puis rejoins le sommet de la Tête des Pras Arnaud (2617m).

Je marche (seul) le long de la Crête des Bergers en direction de la Tête de la Cluse (2683m) .

« Les seules pensées valables viennent en marchant » Friedrich Nietzsche

Avant de plonger dans la Combe de Mai, je rends une petite visite à l’observatoire de l’Iram.

Dernière modification : 10 juillet 2014

A propos

Auteur de cette sortie :

Marcher en montagne : "je suis bien là, où je me dois d'être. C'était la question cruciale de la vie. La plus simple et la plus négligée." Sylvain Tesson

Randonnée réalisée le 5 juillet 2014

Publiée le 10 juillet 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 10 juillet 2014 à 15h39

    Salut Michel,

    Toujours de très belles photos de ce massif du Dévoluy, le tout avec des itinéraires pour chamois aguerris ;-). Bravo !!!

  • par Le 10 juillet 2014 à 16h43

    Salut Fabien,
    C’est un itinéraire pour baroudeurs !
    Les chamois (les vrais :) m’ont canardé à deux reprises dans ce secteur. Je me considère comme un intrus et j’essaye de ne pas les déranger. Cette fois, ils étaient du côté de la combe de Mai… donc pas de danger. Même sur les Alpes du sud, le temps n’est pas fameux !
    Je n’ai pas rencontré le moindre humain lors de cette boucle !

  • par Le 10 juillet 2014 à 17h26

    C’est beau, mais quand est-ce qu’on arrive au refuge ? Aux crêtes de Heidegger, je préfère les sommets de Nietzsche, au-delà desquels il n’y a rien, rien de plus haut à franchir, sauf par la vue, sauf à redescendre pour remonter encore plus haut...

  • par Le 10 juillet 2014 à 18h02

    Salut Galipette,
    Pas de refuge si ce n’est l’observatoire (en cas de coup dur). Le plateau de Bure et ses environs furent hélas le théâtre de bien des tragédies.
    En tout ça fait plaisir de voir que certains(es) lisent les textes !
    Par sa quête (illusoire) de liberté, Nietzsche fait partie des philosophes qui m’inspirent, il fut aussi un grand marcheur.

  • par Le 10 juillet 2014 à 20h18

    En général je lis les comptes-rendus pour la plupart moins basiques que les miens, ça ne m’inspire pas pour autant !

  • par Le 19 juillet 2014 à 07h48

    superbe ! jamais fait par là !

  • par Le 19 juillet 2014 à 21h28

    Magnifique et agrémenté d’une phrase de Nietzsche... les seules pensées viennent en marchant, d’où on pense avec les pieds. M’enfin, là, il faut les mains aussi.

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