Pic de Panestrel (3254m) Sortie du 31 juillet 2014

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Il me tardait de renouer avec le charme des paysages de l’Ubaye, avec l’indicible beauté du Vallon des Houerts. Si la Pointe d’Escreins représente déjà un bel objectif, le caractère alpin du Pic de Panestrel comblera les amateurs de randonnées sportives.

Conditions météo

Beau temps, orageux en soirée.

Récit de la sortie

Les premières pentes s’élèvent vigoureusement dans les sous-bois. A cet instant, j’apprécie l’air vif de cette respiration matinale. Quelques lacets plus haut, je suis saisi par la fraicheur des eaux trépidantes.

La végétation se raréfie et les mélèzes clairsemés laissent entrevoir une paroi imposante. C’est l’escarpement spectaculaire du Sommet Rouge. Celui-ci rechigne à entrer dans l’objectif de mon appareil photo !

Je profite d’une portion plus plane pour admirer le torrent des Houerts qui dessine des méandres.
Le Pic de Panestrel se dévoile à son tour et les pics acérés qui l’entourent lui donnent un faux air d’invulnérabilité.

De bosses en replats, le paysage se dénude et la caillasse remplace peu à peu la pelouse alpine.

  • Je laisse le col des Houerts et la Pointe d’Escreins au temps des souvenirs, 13 ans déjà se sont écoulés.

En remontant vers la Conque de Panestrel, des névés tardifs viendront avantageusement recouvrir la caillasse. Je me sens quelque peu écrasé par la muraille de l’éperon sud-ouest.

Après l’épaulement, je poursuis sur une portion déclive. L’itinéraire grimpe à travers des monceaux de roches instables et de marnes sombres. Je remonte un couloir sur un terrain très friable, un empilement de roches craquelées. De-ci de-là, des gros blocs en suspension viennent agrémenter le parcours.

Des roches plus compactes, de couleur ardoise et ocre, ajoutent à ce décor fascinant une belle touche colorée.

Puis vint le temps de la contemplation.

Un vaste panorama se déploie et je ne suis pas loin de penser que cette cime offre l’un des plus beaux panoramas des Alpes du sud.

Le temps idyllique me permet d’identifier un grand nombre de sommets. L’Obiou, le Cirque de Morgon, les Écrins, les sommets de Chambeyron, le Viso et bien d’autres.

Je ne vois pas le Mont Blanc, je le cherche…mais où se cache -t-il ?

Je me décale sur la droite du sommet pour casser la croûte et c’est alors que je l’aperçois. Il jouait à cache-cache avec le Pic des Heuvières !

J’aperçois aussi le sommet que j’ai prévu de gravir le lendemain. Le Rocher de l’Eissassa et sa grande face ouest. Mais ça c’est une autre histoire !

La descente se fera par le même itinéraire. Toutefois, je rendrai une petite visite aux lacs Bleu et Vert !

Dernière modification : 10 août 2014