Pic du Mas de la Grave (3020m) par le Chazelet

Sortie réalisée le 16 août 2014.

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Un beau parcours vers un "3000" facile, et profiter ensuite de cadre verdoyant et de la vue sur la Meije l'après-midi.

Conditions météo

Beau mais froid le matin au départ, c’est tout blanc au-dessus de 2500m, le Soleil va faire fondre tout ça aux environs de midi. Jeux de brumes spectaculaires.

Récit de la sortie

Je ne passe pas loin de la correctionnelle. Ce Pic du Mas de la Grave (3020m), je l’ai gravé dans le marbre depuis un moment. Une fois ? La "marmotte cycliste" bloque l’accès. Deux fois ? Le Tour de France s’en mêle. Trois fois ? À un jour près, je tombais dans une sorte de rando/cyclo organisée depuis le Chazelet apparemment autour du Plateau d’Emparis... c’eût été la foire d’empoigne. J’ai hésité, pourtant, entre samedi et dimanche, j’ai failli choisir dimanche, j’ai eu le nez creux pour une fois en venant ce samedi.

Première aventure, la piste qui mène à la Buffe. 7 km, cahin-caha chaotique. Oh ! ça passe, m’enfin... Surtout la nuit, on a du mal à voir les difficultés. Faut traverser un petit pont de bois, un torrent, deux torrents, j’abandonne avant le troisième, juste avant l’arrivée. 30 minutes en voiture sur cette piste qu’on est content de ne pas faire à pied... Bon.

Je me gare, il fait très froid, mais le ciel est très beau. Étoiles filantes ! Je m’installe à contresens sur le siège passager, avec un immense hublot qui fait "planétarium". Le ciel est une vraie guirlande de Noël, ça clignote de partout, entre les étoiles, les filantes, les avions, les satellites...

Ouvrir les yeux sur la Meije, c’est toujours étonnant. Je ne pense pas que les hameaux traversés (les Rivet) soient encore habités (quoique ?), mais ils sont dans un cadre fou.

Surprise : c’est tout blanc au-dessus de 2500m. Givré. Bon. Je pars vers 7h, en prenant mon temps. Un gros cairn est visible du vallon, je l’atteins au moment où le Soleil nous atteint lui et moi. La suite du parcours, sur des pentes plus soutenues, est encore toute glacée. J’attends. J’hésite à aller voir le Plateau d’Emparis avant. Sans bouger, le vent donne trop froid, alors je décide de monter. Finalement, la petite couche blanche évite de glisser sur les schistes menant à l’antécime (alors qu’à la descente quand tout a fondu, c’est patinage sur schistes et gadoue...) La progression est facile. On atteint vite l’arête et une première vue sur les Aiguilles d’Arves.

Elles joueront avec la brume, apparaissant, disparaissant, et ainsi de suite dans une ambiance assez magique. Après l’antécime, un petit collet, et l’arête finale, plus aérienne, mais jamais exposée, et toujours facile. On peut rester sur le fil, en passant au-dessus de quelques blocs, et parfois passer sur un versant ou l’autre pour un cheminement plus facile. Dans le vallon en contrebas, des moutons paissent et bêlent.

Le sommet est tout petit. Il y avait une croix brinquebalante, je crois ; elle a disparu. La vue au nord est bouchée par les nuages. Heureusement, les Aiguilles d’Arves sortent régulièrement des nuages. La vue au sud est grandiose. Je passe un bon moment là-haut. Personne ! Si ce n’est 3 rapaces, que je prends d’abord pour des aigles, et selon toute vraisemblance, c’en est, qui tournent depuis 8h ce matin et que je retrouverai encore souvent.

Vers 11h, les Aiguilles d’Arves semblent bien prises par les nuages. Je décide de redescendre pour aller manger dans la verdure. Je croise quelques randonneurs qui montent enfin.

Grenouilles, un lièvre, des faucons crécerelles et des marmottes fuient à toutes enjambées, même les faucons, sur mon passage, je dois avoir un air d’Attila. Je trouve un "petit" promontoire donnant sur la partie ouest du Plateau d’Emparis, j’y pique-nique avant une petite sieste au soleil.

Et puis c’est la descente. Je suis, sur quelques mètres, le sentier me ramenant à l’itinéraire de montée, mais remarque la voiture là tout en bas, droit devant. A quoi ça sert, un sentier ? à rien ! Hop ! je longe un ravin diablement creusé par un torrent, et descend dans les pentes herbeuses jusqu’au lit de la rivière que je descends jusqu’à mon parking improvisé.

Dernière modification : 17 août 2014

Sortie publiée le 17 août 2014