Sortie du 3 octobre 2014 par befakali Petit tour du Mont Lozère

Une bien belle randonnée débonnaire sur ce Mont Lozère aux allures de steppe mongole. Une superbe évasion empreinte de solitude et de méditation. Une randonnée au caractère sauvage certain !!!

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Conditions météo

Ciel variable... plutôt bien ensoleillé dans son ensemble. Température : 15°C environ.

Récit de la sortie

Après une belle nuit sous le brame des cerfs du secteur, nous voici avec Galice pour découvrir ce merveilleux Mont Lozère et son ambiance désertique qui rappelle parfois la steppe mongole.

Départ paisible du col de Finiels où nous empruntons une large piste en forêt avant de rejoindre les versants dénudés du Mont Lozère.

Ensuite, le cheminement est très agréable et parsemé de quelques montjoies. Rapidement, nous arrivons au Sommet de Finiels et à ses tables d’orientation. Là, malgré une météo indécise, le panorama sur le Massif Central n’avait rien perdu de sa superbe.

Nous continuons notre pérégrination en direction du Signal des Laubies pour ensuite déboucher sur une piste débonnaire qui va nous ramener jusqu’au col de Finiels.

Une bien jolie balade en résumé, qui permet de profiter d’un grand moment d’évasion.

Dernière modification : 9 octobre 2014

A propos

Auteur de cette sortie :

Site web : befakali youtube channel

Randonnée réalisée le 3 octobre 2014

Publiée le 9 octobre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 6 décembre 2014 à 01h27

    Salut Fabien.
    Juste un détail : il ne s’agit pas de menhirs, mais de "montjoies" : ces pierres dressées étaient / sont destinées à indiquer le chemin, soit qu’il soit noyé dans la végétation, soit qu’il soit enseveli sous la neige.
    Les chutes de neige en Lozère peuvent être importantes en quelques heures. Et quand souffle la burle ... D’ailleurs il était d’usage, lors des tempêtes de neige, de sonner les cloches des villages (et pas nécessairement sur un édifice religieux : on disait alors "clocher de tourmente")

    • A ce propos : une histoire vraie des soeurs Dupeyron (un monument le rappelle)
      Le jeudi 2 janvier, les deux soeurs partent en pleine nuit à l’aube. Le temps semble meilleur. Les voyageuses arrivent à Mende, où elles apprennent que le service des cars est arrêté. Qu’à cela ne tienne. Marthe frète un taxi qui va les conduire à Montmirat.
    • Nous irons ensuite à pied, dit la jeune institutrice à sa soeur.
      Il est trois heures de l’après-midi lorsqu’elles atteignent Montmirat. La tempête recommence à sévir. Le bourg apparaît dans un tourbillon de neige. A l’auberge où elles s’arrêtent, on essaie de les dissuader de leur projet.
    • C’est fou ! Vous ne trouverez pas votre chemin... Passez la nuit ici...
      ...
      A deux kilomètres de l’école, en terrain connu, elles préférèrent continuer. Elles ne devaient pas être très loin de la Vaissière lorsque survint la tourmente.
      Ce terrible fléau des hivers lozériens s’abat à l’improviste. Il provoque la presque totale paralysie des sens et d’abord fait perdre le sens de l’orientation. Les anciens ont tenté d’en prévenir les effets en utilisant des moyens plus touchants qu’efficaces : on prolongeait longuement la volée qui suivait le tintement de l’angélus ; on construisait un clocher dans les hameaux pour faire entendre que le secours était là... alors que les victimes succombaient parfois à quelques pas de leur porte.
      Comment la mort vint-elle frapper nos deux héroïques soeurettes ?
      Marthe et Pierrette ne donneront plus signe de vie. Le dimanche suivant, le 5 janvier 1941, soit trois jours après leur départ, il faudra que leur mère, affreusement inquiète, téléphone aux Bondons pour que l’on parte à leur recherche. Deux hommes des Bondons, parmi ceux qui les cherchaient, découvrirent les deux corps recroquevillés, se tenant par la main et recouverts de glace, au pied d’un arbre, dans un boqueteau de la colline de Colobrières.
      ... D’autre part, le phénomène est bien connu : les personnes qui marchent dans la neige, la nuit tombée ou dans la tempête, tournent en rond.

    Sources :
    Journal "Paris soir" du samedi 25 janvier 1941
    Journal "Lozère nouvelle" du 1er février 1991 - lcommémoration du 50ème anniversaire de ce drame.

  • par Le 7 décembre 2014 à 10h37

    Salut Hereme,

    Merci pour ta vigilance, j’ai corrigé la légende et le texte en ce sens.

    Toutefois, sur certains blogs qui parlent du Mont Lozère, il semblerait que ces ces montjoies peuvent aussi être appelés des lec’hs (la fonction serait la même).

    "Les gaulois s’en servaient comme bornes, elle relient villages et hameaux en suivant les drailles. Au 12è siècle, elles étaient utilisées par les Chevaliers de Malte pour délimiter l’immense territoire qui leur était octroyé sur le mont Lozère, et sont gravées pour la plupart des fameuses Croix de Malte. L’Ordre de Malte, anciennement Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (ou Hospitaliers), existe toujours, mais n’a plus ni la portée ni la puissance qu’il avait alors, balayées par l’Histoire et l’oubli ; les chevaliers ont déserté leur commanderie ; leurs propriétés ont été morcelées ; leur grandeur bafouée ; leur existence, ainsi que celle des Templiers, presque reniée. Mais subsistent les montjoies. Seules, dressées dans le vent, la neige et le silence. On en dénombre près de 150. On ne déterre pas un monolithe comme ça, encore moins une borne. Et surtout pas une balise. Même les rois jaloux de la puissance des Ordres s’y sont cassés les dents, car les montjoies guident : elles rassurent le berger, le voyageur de passage, le gardien de troupeau dans sa transhumance. Même les paysans d’aujourd’hui s’en servent de piquet pour accrocher leur clôture."

    Extrait de "Au fil de Montjoies" http://www.runtheplanet.fr/2011/02/au-fil-des-montjoies.html

    Merci aussi pour cette histoire vraie relativement récente. Pour info, il y a quelques panneaux sur le Mont Lozère qui déconseille de s’y aventurer en cas de chutes de neige ou de risque de chutes de neiges.

  • par Le 7 décembre 2014 à 17h57

    Le llech (vieux gallois), le lec’h (breton) rejoignent la lexicologie celte (cf crom lech gallois, lec’h dans de nombreux toponymes bretons, ...).
    Le terme est plus générique que "montjoie", ce dernier étant plus "français" (francique en l’occurence : cri de guerre des Capétiens). Mais on trouve aussi des montjoies en Bretagne, de même signification que les "Bre Levenez", ce dernier terme se retrouvant également en Cornouaille et en Pays de Galles.

    Quant à "mont-joie", masculin et féminin, le mot a eu comme sens, entre autres : un tas de pierres, une bannière royale, un oratoire, .... Il s’agit toujours, dans tous les cas d’une délimitation géographique ( route, territoire, col, domaine, ... - francique "mundgawi" = "protection de territoire" ??).

    Historiquement, étymologiquement, humainement, tout se recoupe.

    Quelques sources : "Roy Looy escrie Montjoie ! Diex aïe !" dans la chanson de geste "Guillaume au court nez" du 12e siècle. "Roman de Rou" de Wace (12e siècle) :" Francheis crient Montjoie ! et Normans Dex aïe" à la bataille de Tinchebray.

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