Topo de référence

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Conditions météo

Grand beau, un peu brumeux, températures tout juste positives. Petite couche de neige récente, se transformant ou regelant parfois en surface selon les versants.

Récit de la sortie

L’hiver n’avait pas dit son dernier mot la semaine passée, mais Pâques a décrété le retour de l’anticyclone, et il faut vite profiter des dernières hivernales de moyenne montagne avant que la neige ne parte définitivement pour cette saison.

Départ vers 15h30 en raquettes pour cette belle petite chaîne calcaire dominant le plateau des Glières, dont le faible dénivelé est idéal pour une sortie de l’après-midi. Après une rapide montée au plan du Loup, on quitte l’"Autoroute" en direction du plateau des Auges pour bifurquer à droite en direction du col de l’Ovine, beaucoup moins parcouru.

Ma petite idée derrière la tête : Explorer le parcours depuis le col de l’Ovine de la crête passant par la Pointe de l’Ovine et la Pointe de la Balme, pour tenter de rallier la Pointe de la Québlette par cet itinéraire esthétique, dont je n’ai trouvé aucune description.

La montée à la pointe de l’Ovine, débonnaire, se fait sans problèmes. Mais derrière, la crête se fait étroite, et on enlève les raquettes pour continuer dans ce mélange de rochers, de broussailles et de neige. Ça passe sans trop de difficultés, mais il faut faire attention car le terrain est quand même exposé... La Pointe de la Balme, point culminant de cette crête, est ainsi atteinte.

La crête continue derrière, plus sèche, mais aussi plus tourmentée et exposée. Ça semble passer, mais hélas, mes "boots" de neige, trop grosses et molles, n’offraient aucune assurance sur ce genre de terrain. On fera donc demi-tour, en se promettant de revenir en été poursuivre l’exploration avec un équipement plus adapté...

17h30, retour sur la crête... Entre temps, avec l’heure tardive, le versant sud-est de la montagne avait plongé dans l’ombre, et la neige des raides versants sous la crête regelait, supprimant le risque de coulées, principale raison pour laquelle la Pointe de la Québlette est peu parcourue l’hiver.
On s’échappe de la crête par une faiblesse pour y remonter plus loin au point au point bas sous la Pointe de la Québlette. A partir de là, la crête se remonte sans difficultés jusqu’au sommet.
Petite pause pour profiter du panorama, mais mes instincts touristiques reprennent vite le dessus pour explorer la crête sud-ouest plus loin, et redescendre un peu en direction de la Pointe de Dran.

18h30, on commence le retour... Celui-ci se fera rapidement, sur une neige durcie par le regel. Retour au col de l’Ovine, mais il reste encore une heure avant le coucher de soleil, juste assez pour un rapide aller-retour à la Pointe de Puvat... Belle ascension dans la lumière jaunissante de la fin de journée. J’y retrouve les traces d’un petit autochtone qui semble m’avoir devancé dans le parcours intégral des crêtes entre la Pointe de Puvat et celle de la Balme... La seule petite difficulté sera le couloir sommital final un peu compliqué par la neige.

20h, retour au col de l’Ovine, dans la lumière rouge du soleil couchant. On profite du paysage, puis on plonge droit dans les raides pentes pour rejoindre directement la plateau sans passer par le plan du Loup. Traversée du plateau des Mouilles dans le calme du soir, puis retour vers 21h.

Dernière modification : 8 avril 2015

A propos

Auteur de cette sortie :

Des paysages sauvages, même si il faut marcher loin... Des panoramas grandioses, même si il faut grimper haut... Des couchers de soleil colorés, même si il faut redescendre tard...

Randonnée réalisée le 7 avril 2015

Publiée le 8 avril 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

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  • par Le 8 avril 2015 à 21h59

    Couleurs magiques...photos magnifiques.

  • par Le 8 avril 2015 à 22h32

    Quelqu’un peut-il identifier le petit animal m’ayant précédé sur le parcours de toute la crête (traces photo 39, également visibles photos 14 et 17) ?

  • par Le 9 avril 2015 à 11h50

    Traces : pas facile d’après les photos. Regarde ce site :

    http://svt-barcelo.fr/detente/traces/fiches_traces.php

  • par Le 9 avril 2015 à 13h27

    Merci pour le lien !

    Comme je ne vois pas de griffes apparentes et que je ne pense pas qu’il s’agisse du chat du voisin, je pencherai pour un lynx... Y en a-t-il dans la région et à ces altitudes ?

  • par Le 10 avril 2015 à 00h57

    J’ai aussi penché pour le lynx après avoir regardé moultes autres photos

    Après consultation de la carte de présence du lynx (cocher la case "lynx") ( http://carmen.carmencarto.fr/38/grands-carnivores.map ), on note la présence irrégulière d’un lynx à 700m environ à l’ouest de la pointe de la Québlette (carte gérée par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage)

    Pour consultation du réseau "Lynx" :
    http://www.oncfs.gouv.fr/Bulletin-d-information-du-Reseau-Lynx-download131

    Pour tout autre animal (toujours l’ONCFS) :
    http://www.oncfs.gouv.fr/Cartographie-ru4/Le-portail-cartographique-de-donnees-ar291

    • Une histoire de lynx : extrait d’un texte du capitaine Enschingen sur la situation de la chasse sur le ban communal (lettre au comte de Hanau-Lichtenberg, le 23 décembre 1638) :

    « Très noble comte et gracieux seigneur,

    L’écrit de Votre Excellence en date du 20 de ce mois n’a été remis que le 23 dans la nuit. En la lisant, j’ai compris que, en ce qui concerne le gibier, la chasse ou le tir n’avait rien rapporté, mais il est arrivé que, alors que le forestier est sorti pour attraper un peu de gibier, il a rencontré par hasard un lynx qui avait attrapé un jeune chevreuil. Celui-ci en avait déjà mangé une bonne partie. Ainsi, il en avait dévoré un cuissot et un morceau de la selle. Mais comme le forestier s’approchait de lui, le lynx s’est enfui et le forestier a pris le jeune chevreuil. »

    « Après cela, il a poursuivi le lynx pour l’obtenir aussi. Mais parce que, Gracieux Seigneur, le forestier comme moi avons supposé que Votre Excellence souhaiterait passer ici pour les jours de fête, le forestier a pris ce qui était encore récupérable pour le remettre à Votre Excellence ce qui restait de bon, aussi bien du chevreuil que du lynx. Pour ma part, je doute que le lynx soit consommable par Votre Excellence, mais comme le forestier souhaite vous l’envoyer, je n’ai pas voulu m’y opposer. »

    « Le forestier et moi prions humblement Votre Excellence de ne pas nous faire subir votre déplaisir parce que certaines portions du gibier manquent, car comme dit, le lynx en a mangé une partie. D’autre part, en ce qui concerne le lynx, il a été atteint par balle à deux reprises et des morceaux de chair ont été arrachés. Quant au reste, comme on peut le voir, il sera livré. De tout cela, je ne devais, Votre excellence, rien vous cacher.
    J’implore pour vous la protection et la sauvegarde du tout puissant.
    De votre Excellence, l’humble et obéissant Philippe Jacques d’Enching »

    (Archives départementales du Bas-rhin E 1979, texte original traduit par Philippe Jéhin.)

  • par Le 11 avril 2015 à 00h22

    Merci pour la petite histoire !

  • par Le 22 août 2015 à 11h59

    VRAIMENT BEAU J AI BEAUCOUP AIMÉE C EST TERRIBLEMENT BEAU++++++

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