Pic de Valsenestre (2752m) du Désert-en-Valjouffrey Sortie du 12 août 2011

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Le Pic de Valsenestre : une cime qui se mérite, où il faut tracer son itinéraire sans l’aide de cairns ou balises. Un magnifique sommet type 'Oisans sauvage'.

Conditions météo

Beau temps. Visibilité correcte pour un mois d’août.

Récit de la sortie

Remarque : à la différence du topo, cette sortie est faite au départ de Valsenestre d’où le col de Côte Belle s’atteint sans aucune difficulté ; le dénivelé est légèrement moindre que depuis le Désert en Valjouffrey.

mi-Juillet 1975  : aidé de quatre ami(e)s j’encadre un camp mixte d’ados à Valsenestre, nous sympathisons avec notre voisin Jean-Michel (qui gratte bien la guitare), en résidence secondaire à Valsenestre. Constatant que les ados sont bien encadrés (aïe mes chevilles !) et en forme (Tête des Chétives avec nuit sous tentes (lourdes à l’époque !!!), Lac de la Muzelle en aller-retour dans la journée avec passage du col de la Muzelle dans les deux sens), il nous propose de nous conduire au Pic de Valsenestre. Notre vingtaine d’ados aura le bonheur d’atteindre cette cime et d’en revenir sans encombre. L’année suivante, j’emmènerai un autre groupe d’ados au Pic.

12/08/2011 : à peine descendus des voitures nous faisons quelques pas en entrant dans le village car je sais qu’on peut alors voir le sommet qui nous attend quelques 1450m au-dessus de nous.

Nous prenons plein est par la large piste qui rejoint le GR54. Je constate avec plaisir que le GR emprunte un nouveau tracé qui évite le bas de la combe des Echarrennes où son ancien tracé était quelque peu scabreux par temps très humide. De bons lacets sont tracés dans la pente orientée nord-ouest.

Nous rejoignons l’ancien tracé un peu en-dessous de cette curiosité géologique que sont les ‘orgues’ de Valsenestre, largement photographiées.

Nous arrivons bientôt au col de Côte Belle pour une bonne halte avant d’attaquer les choses sérieuses.

Nous traversons en direction de la Combe de l’Ourselaire. Nous rejoignons l’arête qui la surplombe au nord et je me rends compte que nous l’avons rejointe trop bas (c’est pourtant la 5ème fois que je monte au Pic !!!).

Nous revenons dans la combe et la remontons pour déboucher sur l’arête au ’collu’ caractéristique que je sais être le bon endroit pour attaquer l’arête.

Nous remontons l’arête et je retrouve la vire caractéristique dans le versant nord de l’arête où nous nous engageons à la grande surprise tout de même des ami(e)s que j’accompagne.

Nous poursuivons avec quelques passages ludiques sur le fil de l’arête ; l’absence de trace, même très discrète, est la preuve que ce magnifique sommet est rarement pratiqué.

Nous atteignons la partie très rocheuse où en fonction des longueurs de jambes, deux passages sont possibles … ce qui divise momentanément le groupe en deux.

Nous finissons par un passage beaucoup plus ‘à vaches’ dans le versant sud-est, et le cairn du sommet est atteint sans difficulté.
C’est le moment de la contemplation du spectacle gratuit qui nous attend et c’est le jeu habituel de l’identification d’un maximum de sommets. La visibilité n’est pas parfaite mais tout de même très bonne.

De retour au ‘collu’, après avoir essayé de reprendre jusqu’ici au mieux le tracé suivi à la montée, nous traversons le haut de la Combe de l’Ourselaire car il nous semble entrevoir ce qui pourrait être une vague sente que nous n’avons pas vue à la montée. Effectivement la sente est bien marquée et en la suivant nous venons, bien plus bas, buter sur le bas de zone rocheuse plus ou moins triangulaire sur la carte IGN.

Au col de Côte Belle, nous faisons détaler un petit groupe de chamois qui plonge dans le versant nord-ouest du col.
De retour aux voitures nous prenons le temps d’une petite visite au village (je retrouve avec nostalgie les locaux des camps d’ados de 1975 et 1976) … et surtout d’une visite à l’auberge pour partager un pot bienvenu.

Le Pic de Valsenestre : une cime qui se mérite, où il faut tracer son itinéraire sans l’aide de cairns ou balises. De mon point de vue, pourvu qu’il en soit encore ainsi longtemps. J’y retournerai.

Dernière modification : 30 juin 2015

Photos « Pic de Valsenestre (2752m) du Désert-en-Valjouffrey »

Aconit Napel en bord du chemin du départ Sur le beau sentier presque neuf ; Col de la Muzelle en arrière-plan. On fait face au col de la Muzelle, on aperçoit le sentier des Echarennes, le Pic est dans notre dos. Arrivée aux ’orgues de Valsenestre’. Les fameuses ’orgues’. Après avoir quitté le col de Côte Belle, on s’engage en direction de la Combe de l’Ourselaire. On est trop bas sur l’arête , on cherche le ’collu’ d’accès à l’arête. Arrivée au ’collu’ avec son gros bloc caractéristique. Olan en arrière-plan. Faire son chemin sur la crête. La vire à ne pas manquer. Aiguille des Marmes en arrière-plan. Il faut mettre un peu les mains. Là, sans les mains, c’est difficile ! Le sommet est proche. Pour terminer, c’est ’à vaches’ sur le versant Valjouffrey. Content(e)s d’être arrivé(e)s. Un sommet qui fait des heureux. Une photo de la photographe ; col de la Vaurze sur sa droite. Dévoluy sur l’horizon ; Valjouffrey tout en bas. Et Valsenestre ... tout en bas aussi , mais de l’autre côté. Un peu de désescalade au retour. Quelques dalles par ci, par là ; un petit saut de cabri de temps en temps. Sur la droite de la photo, ça plonge quand même pas mal. De temps en temps côté gauche, de temps en temps côté droit. Un peu de photo de fleurs pour se détendre. Des chamois dérangés au col de Côte Belle. Aiguille des Marmes : avis aux amateurs. Gentianes champêtres en cours de descente du col. Valsenestre : un beau village. Pas besoin de monsieur ou madame météo à Valsenestre !!!.