Marseille - Cassis par les Calanques Sortie du 19 juin 2015

Sortie réalisée le 19 juin 2015.

ACCÈS et ITINÉRAIRE : Consulter le topo

Traversée des Calanques entre Cassis et Marseille dans la journée.

Conditions météo

Grand beau, du début à la fin avec chaleur écrasante au zénith mais très agréable en début et fin de journée.

Récit de la sortie

  • Le départ de la rando s’effectue du camping « Les cigales » à Cassis
  • L’arrivée se fait au petit port de Callelongue où une navette ramène à la place Castellane de Marseille pour ensuite prendre soit le bus soit le train pour le retour à Cassis.
  • Référence carte IGN : 82011 - LES CALANQUES DE MARSEILLE À CASSIS 1/15000eme
  • Distance : 31km
  • Dénivelée + : 2380 m
  • Dénivelée - : 2300 m (données recueillies par une application smartphone, donc pas forcement fiable à 100% vu qu’il y’ a souvent des zones où l’on marche au pied des falaises ou en ligne de crête, de forts écarts peuvent donc avoir lieu...)
  • Temps de ma sortie : 12h dont 1h de pause
  • Date et climat de la sortie : mi-avril et grand beau, du début à la fin avec chaleur écrasante au zénith mais très agréable en début et fin de journée

Avant de commencer le Topo :

Cette rando faite dans la journée ne permettra pas forcement de "profiter" des Calanques comme la plupart des gens le conçoivent (passer du temps à contempler la nature, se baigner).
Nous n’avons pas traîné, fait très peu de pauses, et surtout beaucoup, beaucoup marché.
Qui plus est, c’est une rando exigeante, avec certains pas qui peuvent sembler aériens, mais surtout exigeante car elle se fait quasiment constamment sans ombre et sans ravitaillement. Il faut donc être prêt à supporter le soleil cuisant au zénith et le fait de transporter 4/5L d’eau pour tenir la journée (en plus de tout le reste) le tout sur une distance assez longue et pas mal de dénivelée.

Je ne conçois pas de faire ce genre de rando au-delà du mois d’avril, mais ce n’est qu’un avis subjectif d’un mec "du nord".

Cela étant dit, c’est la seconde fois que je m’aventurai dans ce massif, tout est très bien balisé, tous les chemins sont excessivement bien tracés, du coup pas trop de risques de perdre votre chemin (enfin bon, cela ne nous a pas empêché de nous perdre...).

Tracé google map

Un lien pour mieux localiser l’itinéraire (Le tracé noir représente la portion que nous avons fait en trop lors de notre "égarement").

Le topo de la traversée :

Départ du Camping les Cigales.

  • Nous sommes arrivés la veille au camping, ils ne fonctionnent pas par réservation, et il est très prisé des sportifs fréquentant les Calanques donc, il faut bien tomber pour avoir de la place, mais en hors saison en général il n’y a pas trop de problèmes !

Le jour J, levés à 4h30, départ à 5h, de nuit pour profiter au maximum de la fraîcheur qui ne va pas durer, direction Port Miou.
La rando est facile, il fait bon. On trace donc rapidement dans les vallons d’En Vau puis au col de l’Oule.

Petit détail : nous arrivons au col à 7h. La vue est magique, le lever de soleil sur les Calanques est un moment assez magique, on s’est pas levés pour rien ! Direction maintenant la Calanque de Devenson et ses crêtes par le tracé rouge.

Après l’éperon de l’Eissadon le premier petit pas, quelques dizaines de mètres assez raides où l’usage des mains est relativement inévitable. Un pas qui peut paraître impressionnant et aérien mais qui se fait très bien.

Il faut ensuite longer les crêtes pour arriver au col de Devenson.
Du col, la vue sur la suite de l’itinéraire se laisse entrevoir, direction le col de la Candelle. Là encore le chemin pour y accéder parait d’en bas très aérien mais il se fait sans aucun problème.

Nous arrivons au col de la candelle vers 9h.
La vue du col est encore magnifique et elle laisse entrevoir toute l’étendue de ce qu’il nous reste à marcher, et ça fait peur !

Je dirais qu’en terme de difficultés, le plus dur à été fait pour ce qui est du terrain, nous avons bien fait de choisir ce sens car si nous avions fait le sens inverse nous serions tombés à 14h plus ou moins dans les parties les plus raides, ce qui n’aurait pas été du tout pareil à gérer...

Suivre le GR pour monter et descendre du col de la Candelle. Suivre le GR jusqu’au couloir qui mène au pied de la falaise des Toits.

Du col de la Candelle, il faut ensuite viser la Calanque de Sugiton, un coin paradisiaque, parfait pour faire la pause de midi (enfin plutôt 10h30/11h lorsque vous vous levez à 5h...).

Et ça tombe bien, car avant d’y arriver nous avons fait un sacré détour, revenant quasiment sous le col en suivant un chemin tracé en rouge qui nous a fait longer la côte pendant plus d’une demie heure.... Le temps de se rendre compte de notre erreur, (nous avions choisi le mauvais tracé rouge et nous étions en train de revenir en arrière...) et de retrouver le bon itinéraire rouge qui fait passer par le pied de la falaise des Toits (accès par un petit couloir bien encaissé et encombré) nous avons perdu 1h30. Mais bon, un voyage parfait n’en est pas un si l’on ne s’égare pas (c’est ce qu’on se dit pour éviter de trop râler...) !

Le midi se fera donc à Sugiton alors que nous avions visé Morgiou à la base. Ce n’est pas plus mal avec du recul tant Sugiton est paisible et magnifique quand il n’y a personne (ce ne doit pas être la même en pleine saison là-bas...).

Après 3/4 d’heures de repos avec la grosse tentation de quitter les chaussures et de piquer une tête, la marche continue direction Morgiou.

Une échelle attend à la sortie de la calanque pour passer un petit ressaut rocheux. La transition entre les deux Calanques est la moins aisée, avec des pas pouvant sembler aériens et un peu expo... Mais ils sont vite mis derrière nous et nous rejoignons le petit port de Morgiou.

Il faut ensuite traverser le hameau pour retrouver un chemin qui nous mène au lieu-dit ’le Carrefour’, non loin des crêtes de Morgiou et redescendre en direction de Sormiou.

Nous arrivons à Sormiou sous la chaleur qui arrive avec le tout début d’après-midi. La montée au col de Sormiou va alors faire assez mal... Ça tape fort, il n’y a pas d’ombre, le bruit des voitures n’arrange rien, bref on a hâte de ressortir de la civilisation et retrouver un semblant de forêt comme on connaît chez nous (avec des arbres et de l’ombre !).

Arrivé au Col de Sormiou, il faut encore monter un peu pour atteindre le Col de Cortiou. Nous allons pouvoir marcher le reste de l’après-midi avec un terrain moins agressif.

  • A ce point là, il ne reste quasiment plus de dénivelée positive à faire, quelques montées ombragées ne feront pas le poids face à ce qui a déjà été affronté plus tôt !

Direction maintenant... Et bien on ne sait plus trop à vrai dire, nous avons fait tous nos objectifs intermédiaires, il semblerait que le prochain soit l’arrivée.... Mais elle est encore loin sur la carte !
Quoiqu’il en soit le chemin est facile, plus ombragé qu’avant donc on roule...

Plus ou moins à la hauteur de la calanque de l’Escu, on se rend compte qu’il est 15h passé, cela fait maintenant plus de 10h que nous marchons.

Le reste de la sortie est jolie, mais n’a quand même rien de comparable avec ce qui a été vu avant... Et le mal cumulé des montées/descentes + soleil ne nous fait plus trop nous concentrer que sur notre but final : "arriver le plus vite possible à Callelongue pour arrêter de marcher !"

Nous arrivons au port autour de 16h30/17h, contents mais crevés.
On s’était dit qu’on ferait trempette quelque part, histoire de dire qu’on était pas venu dans le sud sans au moins s’être baigné, mais nous n’avons pas eu la motivation de trouver un coin ou se poser à Callelongue, et la navette arrivant au même moment nous a un peu poussé à en finir le plus vite possible !

La journée se finit à 22h, une pizza à Cassis et au lit. Une très longue journée. Comme on en ferait pas tous les jours.

Dernière modification : 6 juillet 2015

Photos « Marseille - Cassis par les Calanques »

1-Le matin 2-Eperon de l'Eissadon 3 - Ligne de crête 4- Ligne de crête 5- Col de la Candelle 6- Vue sur Morgiou 7- Pause déj 8- Sugiton 9- Sormiou 10- La fin se fait sentir 11- Callelongue