Roc de Bassagne (3220m) Sortie du 23 août 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Une course dans un bel univers minéral, renforcé par la présence des pointes de Bazel et de Calabre.

Conditions météo

Très beau temps, chaud et sans nuage
et sans neige en cette fin de saison.
J’ai effectué la course d’un bout à l’autre en tee-shirt.

Récit de la sortie

Départ du pont Saint Charles, en direction de l’entrée des gorges de Malpasset.

Au alentour de 2190m d’altitude, je quitte le sentier du Prariond pour prendre à gauche une belle sente, que je suis pour remonter la raide pente des cavales.

Vers 2660m la pente s’adoucit brusquement, j’entends des voix sur ma gauche et après quelques recherches, je repère 2 à 3 personnes sur une vire dans la paroi de la pointe de Bazel.

Pendant quelques centaines de mètres la pente reste douce, on traverse ce qui ressemble à un lac asséché, que les énormes éboulis, qui soutiennent la pointe de Bazel, viennent lécher.

On entre ensuite de plein pieds dans l’univers minéral, et la sente beaucoup moins bien marquée disparaît parfois ; quelques cairns permettent de garder la direction générale.

Vers 2900m le lac glaciaire se découvre, en même temps que la suite de l’itinéraire qui aurait dû l’être lui aussi, glaciaire ! Je comprends que je vais trimbaler mes lourds et vieux Charlet Moser, sans avoir besoin de les chausser ; ce matin, j’ai bien fait de laisser le piolet dans le coffre de la voiture.

Après une pause et une séance photo, je remonte la combe au-dessus du lac par sa gauche, comme le conseille Alain et je rejoins la terrasse constituée d’éboulis assez instables, car là, ni neige, ni glace pour la recouvrir.

Arrivé au bout, je remonte vers le collet qui sépare les 2 sommets, en saluant au passage, un guide et ses 4 clients qui redescendent.

Je rejoins le sommet, duquel j’ai tout loisirs d’admirer un magnifique panorama, par un ciel sans nuages, ni nébulosité. Loin au nord, le Grand Combin, vers le sud, encore plus loin, le massif des Écrins (grande Ruine, pic Gaspard et la Meije).

Je quitte le sommet pour la pointe secondaire, de là on surplombe le glacier de Bassagne, que l’on remonte des yeux jusqu’au sommet de la pointe de la Galise.

Quelques souvenirs de presque 40 ans me reviennent à l’esprit. J’espère que la glace tiendra encore quelques années, car je compte bien y emmener ma fille qui n’a encore que 8 ans.

Arrive le moment de redescendre ; j’ai observé que le guide a choisi un itinéraire plus au sud, rive gauche du glacier, enfin de ce qu’il en reste (quelques plaques d’à peine quelques centaines de m², et d’une faible épaisseur, semble t-il).

Je décide de suivre le même trajet, et bien m’en prendra, car je n’y ai rencontré aucun éboulis instables (sur la carte, au niveau du B de col de Bassagne, puis entre les côtes 3000 et 3129, pour rejoindre la crête surplombant le lac).

On franchi l’exutoire du lac pour remonter de quelques mètres sur une belle terrasse herbeuse, où je retrouve le guide et ses clients en train de partager leur repas.

Après 150 à 200 mètres, je remarque une belle sente un peu en contrebas ; la première faiblesse dans les barres rocheuses me permettra facilement de la rejoindre.

La sente orientée à l’est, prends ensuite la direction du sud au niveau du ruisseau issue du lac glaciaire, pour pénétrer dans le vallon du Niolet.

Une fois le torrent du Niolet traversé, on retrouve l’itinéraire qui monte vers le Glacier de Bassagne, puis celui des Cols de la Galise et de la Loze.

Le refuge est vite atteint, puis la plaine du Prariond, ou je prends le temps d’un petit repas bien mérité.

Je traverse ensuite les gorges de Malpasset pour retrouver la voiture après 6h20 d’effort.

Je ne sais pas si cela est permis, mais vous pouvez retrouver la trace GPS sur le site de l’application que j’utilise (Sity trail)

Dernière modification : 24 septembre 2016