Pic de l’Aigle (1739m) - Montagne de Clairet (1735m) Sortie du 28 juillet 2015

Sortie réalisée le 28 juillet 2015.

ACCÈS et ITINÉRAIRE : Consulter le topo

Tout comme pour Chamousset, le sentier balisé vous mènera directement aux deux sommets voisins du Pic de l'Aigle et de la Montagne de Clairet en évitant une magnifique arête. Il m'était impossible d'envisager de joindre ces sommets sans m'aventurer sur celle de Côtebelle. Cette exploration, pour trouver où elle débute, ainsi que son cheminement, m'ont réservé de belles péripéties...

Conditions météo

Beau temps.

Récit de la sortie

PIC DE L’AIGLE (1739M) ET MONTAGNE DE CLAIRET (1736M) PAR L’ARÊTE DE CÔTEBELLE

Données

Difficultés

  • Recherche d’itinéraire hors sentier.
  • Très raide montée hors sentier dans les bois.
  • Passage d’une petite vire gazeuse.
  • Cheminement d’une arête sauvage.
  • Escalade facile d’un petit mur.

La sortie

Pourquoi de ne pas avoir écrit un topo ? Car je ne pourrais retranscrire l’itinéraire exact pour déboucher au début de l’arête, et je ne conseille pas la raide montée hors sentier dans les bois au premier venu non plus. Cette recherche d’itinéraire est assez aventureuse pour quelqu’un de préparé mais pourrait bien devenir périlleuse pour quelqu’un qui ne l’est pas... Je vais simplement relater ma sortie comme je l’ai vécu, et peut-être, donner vocation à certains aventuriers...

Lors de ma montée à la Pointe Feuillette par le col de Priau, j’avais remarqué au détour d’un lacet de la piste, dans le ravin de l’Aiglaire, un chemin qui pouvait s’orienter vers le début de l’arête de Côtebelle.

En cet fin du mois de juillet, je finis ma journée de travail vers 15h00, et décide d’aller voir ce fameux chemin de plus près... Départ vers 15h30 du centre de vacances, je me mets en marche vers les granges des Forêts et bifurque à gauche sur la piste menant au col de Priau.

Une demi-heure après être parti, je débouche au deuxième lacet et entame la suite sur le chemin qui semble très peu fréquenté car peu tracé. J’arrive très rapidement à une patte d’oie, le chemin à gauche descend et celui de droite monte, je suis mon flair et monte à droite sur un chemin envahi par les grandes herbes.

J’arrive très vite également au bout du chemin... plus rien... Je remonte dans les bois en hors sentier au feeling pour longer les parois rocheuses des Rangs, les pentes sont très raides, toute chute en arrière ne serait pas la bienvenue... Je franchis une étroite vire très exposé au vide et continue la montée hors sentier dans les bois.

Je tombe sur un balisage marqué d’un trait blanc sur les troncs d’arbres, je sens que l’arête n’est plus très loin. J’arrive de temps en temps sur des bouts d’arêtes mais les ressauts des Rangs m’oblige à contourner les parois rocheuses par les bois. Le paysage magnifique du cirque de la Jarjatte se laisse dévoiler également... ainsi que le nord de la barrière ouest dévoluarde jusqu’à l’Obiou.

J’atteins finalement l’arête où je commence par remonter une pente herbeuse qui débouche sur une partie fine. Des pins sont disséminés sur l’arête. L’ambiance est bien sauvage. Un ressaut m’oblige à prendre sur la gauche sur une vire puis de remonter une autre pente herbeuse pour regagner l’arête.

Puis elle se fait plus large et bien herbeuse, toujours bordée de pins vivants et de pins morts dépouillés de leurs aiguilles. Quelques fois elle s’affine, traverse le point haut coté 1738m, où l’on aperçoit pour la première fois au loin le Pic de l’Aigle, puis descend d’une soixantaine de mètres pour remonter après.

Cette remontée me mène face à un petit mur... de quoi s’interroger pour la suite... Est-ce que ça va passer partout après ce mur ? Que me réserve la suite ? A noter qu’un balisage rouge s’ajoute dorénavant au balisage blanc.

Je franchis ce petit mur aisément de façon ludique. Puis je tombe sur la plus belle partie de l’arête, elle se fait fine et particulièrement esthétique. Des minis ressauts composent cette section. Un autre plus grand se franchit bien.

Je prends une petite pause en haut du ressaut pour profiter de la vue arrière de l’arête parcourue car cette partie ne me sera plus visible par la suite. L’éclairage de fin d’après-midi est idéal pour contempler la grande barrière du Dévoluy. Je ne peux m’empêcher de scruter les Petites Charances et de me remettre en tête l’envie d’arpenter ce fameux sentier de la Baronne qui traverse cet énorme versant...

Puis je me remets en marche sur l’arête et débouche face au Pic de l’Aigle, il ne me reste que la descente au collet homonyme et je rejoindrai le sentier balisé. La fin de l’aventure est proche !

Je rejoins rapidement le collet puis entame la montée au Pic de l’Aigle qui jouit d’un magnifique panorama propice à une deuxième pause contemplative. Il est 18h30, il fait grand soleil, j’ai encore le temps d’en profiter.

Je continue vers la Montagne de Clairet et ne peut m’empêcher de reprendre une autre pause tant le panorama en cet fin d’après-midi est splendide.

J’entame la descente vers 19h45, le chemin dans l’alpage est discret puis rentre dans les bois, l’ambiance y est agréable. Le sentier coupe plusieurs pistes, je suis sur une non balisé puis rejoins la bonne, celle qui me ramènera dans le fond du vallon.

Retour par la petite route du vallon au coucher du soleil sous les aiguilles de la Jarjatte. Fin de la balade vers 21h15.

Ce fût une petite ascension en basse altitude mais forte en émotion et en aventure, j’en garderai un excellent souvenir !

Dernière modification : 14 août 2015