Pic de Bure (2709m) par la Combe Ratin Sortie du 21 août 2015

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Retour au plateau de Bure, cette fois-ci par la combe Ratin, plus sauvage et préservée de la foule que la voie normale de la combe d'Aurouze. Montée directe à la Tête de la Cluse complètement désertée par les randonneurs se lançant tous à l'assaut du célèbre Pic de Bure, puis traversée du plateau lunaire jusqu'à ce dernier, tout de même immanquable lorsque l'on monte à Bure. Descente par la même combe puis par le tour de la Corne.

Conditions météo

Beau temps le matin, se couvrant au fil de la journée.

Récit de la sortie

Après plusieurs hésitations, la veille, sur l’ascension du lendemain, le Vieux Chaillol, le Grand et le Petit Ferrand par la crête de l’Etoile... Je choisis finalement un retour au Pic de Bure par la combe Ratin.

Je trouve un endroit idéal, au dessus du départ du télébenne de l’IRAM, pour passer la nuit et pour peut-être contempler un lever de soleil sur le magistral pilier est du Pic de Bure.

Lever après 6h00, je prépare mes affaires ainsi qu’un petit café en attendant les premiers rayons de soleil. 6h50, le sommet du Pic commence à rougeoyer puis c’est toute la face nord-est qui s’enflamme peu à peu... Magnifique ! La journée commence bien !

Je reprends ma voiture et continue jusqu’au parking après la station de l’IRAM. Départ à 7h15, c’est un peu tard pour espérer être tranquille au sommet du Pic de Bure... D’ailleurs deux personnes me harponnent rapidement, ils discutent assez fortement perturbant la quiétude des lieux, je ralentis puis m’arrête pour les laisser passer et prendre de l’avance.

Je redécouvre cet endroit sans neige, le vallon de Corne quoi que dominé par les câbles du télébenne, est bien agréable avec cette belle pelouse parmi les parois austères de la Corne et de la Baume Noire. Je reste à hauteur sur la gauche au dessus de la dépression de Denflairar et rejoins le col 2048m du tour de la Corne.

Là où je m’étais arrêté cet hiver à cause de la neige, je continue sur le sentier qui donne accès à la combe Ratin. La traversée de la barre rocheuse donne sur un raide dévers qui doit être bien exposé lorsqu’il est enneigé.

La première partie de la combe avec son espace de pelouse est bien agréable à remonter cela contraste avec le pierrier de la
deuxième partie qui offre un avant-goût de l’ambiance lunaire du plateau de Bure.

Je débouche finalement au niveau de l’observatoire vers 9h20, un peu plus de deux heures pour la montée au plateau, je suis surpris, je voyais la montée plus longue.

Afin de trouver un peu de solitude sur ce magnifique plateau, je me dirige plein ouest vers la Tête de la Cluse. Pas de sentier tracé contrairement au Pic de Bure, l’ambiance y est bien plus sauvage. Il me faut trente minutes pour atteindre la croix sommitale. L’espace de pelouse autour de cette dernière est bien inattendu parmi la rudesse de cette caillasse.

De plus, du sommet de la Tête de la Cluse par rapport au Pic, le panorama sur la grande barrière dévoluarde est bien plus large et magnifique. Le vallon de l’Abéou dominé par les impressionnants Garnesier n’en ressort que mieux. Du Pic, ces derniers dépassent à peine du plateau... De même pour le coin du col des Aiguilles et des arêtes de la Tête de Vachères et de la Rama.

Je reste plus d’une heure, seul au sommet, à contempler ce paysage de toute beauté...

Des nuages commencent à se manifester dans le ciel, j’entame alors ma traversée du plateau jusqu’au Pic de Bure. Je rejoins le sommet une heure après dans un bain de foule. Je rencontre trois personnes qui sont montés par les Echelons, une voie typiquement dévoluarde dans la face est entre randonnée et escalade. Pour l’une des trois, c’est sa deuxième fois en Dévoluy, sa première étant l’Obiou en traversée par l’arête de Fluchaire, le Malpasset et la voie normale... Quelles premières immersions dans ce merveilleux massif !

Je les laisse, me pose à contre-bas du sommet le temps d’une petite pause avant la descente finale. Le temps s’est bien couvert et des nuages recouvrent presque l’ensemble du plateau, le soleil perçant quelques fois de ses rayons à certains endroits. La Tête de la Cluse semble toujours déserte au retour vers l’observatoire.

La combe Ratin se descend bien, le sentier dans le pierrier est bien tracé, elle me ramène au col 2048m où je continue par le vallon coincé entre la Corne et la muraille de Coste Belle. Je continue par l’alpage par le petit sentier contrairement à cet hiver où j’avais traversé à vue jusqu’à la bergerie.

La surprise de ce retour est le sentier dans le raide dévers ramenant au parking de l’intersection coté 1536m, insoupçonnable l’hiver où l’on traverse directement par la trouée en dessous de la bergerie.

Retour à la voiture avant 16h, encore une belle journée en montagne pour ma troisième fois au Pic de Bure et ma quatrième au plateau ! Mais j’ai encore d’autres itinéraires en tête comme la combe de la Cluse, le confidentiel escalier dévoluard du pas de Paul et la montée hors sentier par Pré la Pare et sa crête...

Dernière modification : 23 août 2015