Grand Bérard (3046m), tour et ascension Sortie du 31 août 2015

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Ascension réalisée au départ du pont de Bérard par le vallon homonyme pour contempler le lever de soleil sur le versant est du Grand Bérard, et descente par le vallon de Parpaillon.

Conditions météo

Beau temps le matin, se couvrant au fil de la journée.

Récit de la sortie

Dernier 3000 de ma série "trois jours, trois 3000" : le Grand Bérard, le point culminant de ce petit chaînon.

Réveil vers 5h30, le temps de se réveiller, de manger un bout et je suis sur le pied de guerre à 6h00 pétante. Le soleil se levant dans une heure, j’aurai le temps de sortir de la forêt pour assister à ses premiers rayons sur le versant est du Grand Bérard.

J’attaque dans les bois de bon train à la frontale. J’en sors une demi-heure après et j’arrive en vue du Grand Bérard. Je traverse encore une partie peu boisée bien paisible. L’aube prend de plus en plus place et le soleil ne devrait plus tarder à se lever.

A 7h00 pile, les premiers rayons enflamment les sommets de la Chalanche et du Grand Bérard puis c’est le versant est et l’arête nord de ce dernier qui s’embrasent à leur tour.

Je suis au soleil vers 8h15 juste sous le pas du Reverdillon que j’atteins 15, 20 minutes plus tard. L’arête sud du Grand Bérard s’impose devant moi, mais l’ascension va se dérouler à contre-bas dans l’ombre du versant ouest.

L’ascension finale me prendra 45 minutes pour atteindre le sommet. L’itinéraire est indiqué par des cairns mais lorsque que l’on monte, il n’est pas aisé à les distinguer dans cette empilade de caillasse, je recherche plusieurs fois mon chemin, tente une vire, fait demi-tour, puis grimpe en escalade facile quelques escarpements exposés. Puis j’arrive finalement en vue du signal géodésique caractéristique du sommet, il est 9h25, presque 3h30 d’ascension.

Un voile brumeux masque l’horizon, seul les massifs voisins se laissent apercevoir. La veille, du Cimet, la vue était d’une limpidité remarquable et elle portait loin. Des petits nuages commencent à apparaître également. Je reste presque trois quart d’heure au sommet avant d’entamer la descente.

Les cairns se distinguent bien mieux à la descente qu’à la montée rendant moins hésitante la progression. A 10h30, je suis de retour au pied de la face. Un randonneur, une sympathique personne âgée, arrive du vallon de Parpaillon et me demande comment cela passe pour monter au Grand Bérard. Je lui explique quelques détails et le laisse à son ascension.

Je prends une petite pause au pas du Reverdillon avant d’entamer le retour par le vallon de Parpaillon. Début de descente dans le pierrier avant de rejoindre l’intersection pour le col de la Pare. Puis partie mixant caillasse et touffes d’herbes avant de retrouver la belle pelouse du fond du vallon.

La longue descente de ce dernier est bien paisible, les marmottes gambadent et sifflent, les oiseaux chantonnent et virevoltent. Je reprends une petite pause au Plan de Parpaillon pour contempler ce beau vallon de retour.

Je rejoins la piste, reprends le sentier du GR dans les bois. Ce passage en forêt est bien agréable. A noter qu’une partie du sentier s’est effondré, un sentier de substitution contourne l’éboulement.

Retour au pont du Bérard vers 14h00, et voilà mes trois jours de rando consécutifs prennent fin et marquent également la fin de ma saison estivale. Cette dernière fût amplement comblé d’ascensions, petites comme grandes, faciles comme difficiles, mais toujours superbes.

Mon retour à la montagne sera pour l’automne qui approche, dorénavant, à très grand pas...

Dernière modification : 9 septembre 2015