Mont Viso (3841m) Sortie du 25 septembre 2015

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

L'ascension mythique du "Roi de Pierre", le plus haut sommet des Alpes du Sud au départ de Castello avec nuit en refuge au Quintino Sella. Montée par le Pas des Sagnettes et descente par le Vallon Forcioline et le Bivouac Bérardo.

Conditions météo

Conditions météo idéale, temps clair et vue complètement dégagée au sommet.

Récit de la sortie

Le Mont Viso : des années à le contempler, et à l’admirer depuis ces différents secteurs que j’ai parcouru : Ecrins, Ubaye, Queyras, Mercantour, Briançonnais, Vanoise, et bien maintenant que celui-ci a été gravi, je ne le regarderai plus jamais de la même façon, mais avec toujours autant de respect !!!

Une ascension que j’imaginais longue et difficile, et je n’ai pas été déçu ! j’avais autant mal aux bras qu’aux jambes de retour chez moi, mais qu’est ce que c’était bon !!!

Premier jour : 1200 mètres de dénivelé de Castello au refuge Quintino Sella en découvrant un beau sentier dans les alpages ainsi que les jolis lacs Bertin et Longo.

La face sud-est du Viso et sa voie normale se dévoile lors de la descente du "Passo Gallarino".
L’itinéraire de demain est déjà en vue.

Il n’y a pas foule au refuge Quintino Sella, et c’est tant mieux !
La saison estivale est bien terminée, mais la météo est encore clémente en ce début d’automne, et c’est tant mieux pour nous.

Deuxième jour : réveil 5h00 du matin, petit déjeuner pris, et nous "décollons" à 5h50 avec pour premier objectif, en mode nocturne, le pas des Sagnettes.

Il fait froid et dans la nuit noire, reflète la lumière des villes italiennes de la plaine du Pô, c’est féérique !

Puis c’est la montée vers le pas des Sagnettes, équipée de chaînes, que j’ai trouvé très ludique, alors que le soleil commence tout juste à faire son apparition.

La suite est bien plus rude, notamment cette zone d’éboulis et poussiéreuse de la montée vers le bivouac Andreotti.

Le Joli bivouac "6 couchettes" atteint, on en profite pour faire une pause et alléger nos sacs pour l’ascension finale.

L’habituel névé au dessus du bivouac est réduit à "peau de chagrin" en ce début d’automne, et sa traversée se fait sans crampons, restés au chaud dans nos sacs.

La suite, c’est du rocheux, de l’escalade facile...ou pas ! mais la prudence est de mise, et les grandes marques jaunes qui jalonnent l’itinéraire de la voie normale vers le sommet, nous sont salutaires.

Il faut vraiment être concentré et lucide afin de chercher de bonnes et solides prises pour nos mains ainsi que des appuis fiables pour nos pieds, lors des nombreux pas d’escalade et couloirs rocheux.

Puis, après une dernière vire, c’est l’apparition : la croix sommitale, juste au dessus de nous, si belle et si désirée.

La toucher, pour moi, fût un moment intense, mais pas autant que le bonheur d’admirer le panorama et la sublime vue dégagée sur toutes les Alpes.

Une petite pause photo, et c’est la très longue et délicate descente des 2200 mètres de dénivelé vers Castello, qu’il a fallu effectuer, et mes genoux s’en souviennent encore...

Néanmoins, deux journées de pur bonheur !!!

Dernière modification : 2 octobre 2017