Topo de référence

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Conditions météo

La dissipation des résidus nuageux laisse place à une période très ensoleillée. Retour progressif des nuages en milieu d’après-midi. Température de -1°C au sommet à 13h30, vent faible. Parcours entièrement en neige à la montée (10 à 30cm jusqu’au col de la Bailletaz, 30 à 50cm entre le col et le sommet).

Récit de la sortie

Haute Tarentaise toute blanche au réveil, une neige aérienne est tombée la veille et la nuit passée. Quantité modérée en vallée mais annoncée plus importante à 3000m.

Il me faut aller vérifier cela, d’autant plus que les résidus de la perturbation s’évacuent rapidement, laissant place à un ciel bleu et limpide, d’abord du côté de la frontière italienne.

Je trouve donc le soleil peu après le départ des Planets. Sentier bien visible, relativement épargné par la neige et bordé d’herbes givrées. Neige si légère que de minuscules cristaux virevoltent et scintillent dans les airs, c’est fascinant.

À partir du Couart dessous (vers 2500m), l’épaisseur de neige augmente assez rapidement jusqu’à ce que le sentier ne soit plus décelable, aux environs de l’altitude 2650m. Connaissant bien le parcours, cela ne pose aucun problème et je passe en mode raquettes.

2750m, petite pause avec vue sur le lac (pas encore gelé) et la Pointe de la Bailletaz, constatant que la fin d’ascension ne sera probablement pas simple. Ce qui de fait, accroît ma motivation.

Au passage du pierrier, on devine un peu le sentier. Et c’est tant mieux pour cette traversée en dévers sur une neige qui ne porte pas.

Passage au Col de la Bailletaz. J’ai un peu froid aux pieds alors je me fais un petit massage (des pieds). Et puis ravitaillement car il reste un peu de route à faire.

Comme attendu, la quantité de neige augmente encore sur la large crête reliant le col à la base du sommet. Je serpente sinueusement afin d’aller chercher autant que possible les zones soufflées (surfaces granuleuses) où l’épaisseur est moindre.

Pour gravir la pointe, j’opte pour la montée en dévers (sud-ouest). Montée assez fastidieuse avec une bonne accumulation de neige qui n’accroche pas et une pente qui se redresse.

Sous le ressaut 3020m, impossible de continuer avec les raquettes. Je les quitte ainsi que les bâtons qui commencent à me gêner, puis contourne le ressaut par la gauche.

Sur le petit replat juste avant le sommet, je m’enfonce joyeusement de 50cm dans la neige. J’y plonge également les bras pour gravir le dernier passage un peu raide puis j’aperçois la douce pente finale, que je remonte sans trop approcher la corniche sur la droite.

Fin content de cette 5ème ascension de la Pointe de la Bailletaz, la première sur terrain en neige. J’observe un peu ce décor quasi-hivernal puis je mets les voiles, les nuages sont en approche.

Je reprends ma trace et trouve sous le ressaut une neige qui commence à se transformer, avec une meilleure portance.

Sous l’altitude 2650m, la pente bien exposée aux rayons du soleil laisse un sentier très glissant sur lequel la terre gorgée d’eau se mêle à la neige.

Une partie de la descente s’effectue avec des montées de brume. Un peu d’ombre appréciable, la tête commençait à chauffer sérieusement.

Et en-dessous de 2400m, il n’y a presque plus de neige sur ce versant sud. Toute autre ambiance que celle rencontrée le matin.

Dernière modification : 22 octobre 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Randonnée réalisée le 16 octobre 2015

Publiée le 17 octobre 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 19 octobre 2015 à 11h15

    Exraordinaires photos ! Pour avoir fait cette ascension , ainsi que celles de la Grande Aiguille Rousse (omniprésente sur ces photos) , la Grande Sassière et de la Sana, cet été, le contraste neigeux est saisissant ! MERCI !

  • par Le 19 octobre 2015 à 23h40

    Merci Agarock.

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