Pic de Rochebrune (3321m) Sortie du 28 août 2015

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Roche pourrie sous le cagnard, le Rochebrune se mérite !

Conditions météo

Franc soleil et chaleur en cette fin de mois d’Août.

Récit de la sortie

Après avoir longtemps hésité entre la Font Sancte et le Rochebrune, je porte mon dévouement sur cette pyramide déchiquetée si imposante depuis la vallée du Guil. Le départ se fait tranquillement avec le lever du soleil, depuis le col de l’Izoard.

Le sentier est évident jusqu’au col des Portes où l’on parvient rapidement sur ce dernier. J’en profite pour faire le plein de Génépi que je trouve, avec surprise, en quantité dans les pierriers menant au col. L’arrivée au col des Portes m’offre une vue magnifique sur l’ensemble du parc du Queyras, avec, droit devant, la masse du Viso qui apparaît comme une ombre à contre-jour.

Du Col, la trace se fait plus discrète et le terrain, un immense tas de pierres instables, n’est pas très engageant. Je me perds deux ou trois fois pendant l’ascension mais j’arrive finalement à franchir l’étroit couloir qui mène à la base de l’ultime paroi, en me repérant à l’aide de cairns.

L’escalade finale, ludique, s’effectue grâce à une corde fixe qui sécurise les quelques mètres un peu délicats. Le cheminement jusqu’au sommet se fait dans un décor minéral assez vertigineux, l’erreur est interdite.

On débouche enfin sur la cime découpée offrant un panorama à 360° sur l’ensemble du Queyras, des Ecrins, et de la Vanoise. J’ai même observé, au loin, plus loin que la barrière de la Vanoise, une série de sommets enneigés qui semblaient situés plus à l’Est dans l’arc Alpin ; Je les soupçonne d’appartenir au massif du Mont-Rose, ce qui vérifierait les dires des habitants du pays qui affirment que par beau temps, on observe, depuis les plus hauts sommets du Queyras, jusqu’aux montagnes Helvètes.

La descente s’effectue par le même itinéraire. J’y déloge malencontreusement un important bloc qui ricoche le long de la face pour venir s’exploser dans les pierriers 500m plus bas dans une forte odeur de souffre. Heureusement que j’étais seul ce jour-là.

De toutes mes ascensions, celle du Rochebrune est celle pour laquelle j’ai trouvé le terrain le moins engageant. C’est à se demander comment ce monolithe tient encore debout tellement la roche est instable.

Retour au parking à 14h.

Dernière modification : 29 décembre 2015

Photos « Pic de Rochebrune (3321m) »

Dans la montée au col des Portes L'arrivée au Col Aperçu de l'infâme pierrier vers le sommet Dans le couloir En haut du couloir - côté Queyras En haut du couloir - côté Briançonnais Corde fixe pour l'escalade finale Le sommet Ambiance Avec les sommets enneigés, à droite de l'image Vue sur la masse du Viso