Sortie du 10 avril 2016 par Agarock et Gégé56 Grand Coyer (2693m)

Topo de référence

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Conditions météo

Météo parfaite et neige bien compacte pour nos crampons.

Récit de la sortie

P.S : Cette ascension, contrairement au topo, a été réalisée sur une journée :

Départ de Peyresc à 9h00 du matin et arrivée un peu avant 18h00 avec une pause de 35 minutes environ pour le repas, et plusieurs petites pauses de 10 minutes.

Donc en gros, 8h00 de marche à allure correcte sur un parcours d’une distance environnant les 20 kilomètres.

Sur une journée, cette ascension constitue une très belle course et nécessite donc de l’endurance et nécessairement une très bonne condition physique.


Départ du village perché, et presque "fantôme" de Peyresc.

Notre périple commence par la traversée de celui-ci qui restera un moment un peu mystique, notamment par son côté désert.

Ensuite, on suit le balisage jaune qui monte dans les bois en direction du sommet du Courradour.

Là-haut, la végétation n’est plus, et un immense panorama nous dévoile une vue splendide sur le Plan de Rieu ainsi que l’ensemble des sommets encore bien enneigés, qui dominent cette plaine : Petit Coyer, Sommet du carton, sommet sans nom, Grand Coyer, Rocher du Carton.

Le Collet d’Emburles se situe au dessus d’une belle bosse qui se dresse devant nos yeux, bosse que l’on va gravir.

La montée est rude mais pas technique.

On atteint ensuite un grand replat sous le sommet sans nom, qui pourrait constituer une antécime à notre objectif du jour.

Un semblant de sente sur notre droite, nous permet d’éviter l’ascension de celui-ci et de le contourner par sa droite avec un dévers important.

La combe qui se présente face à nous est bien enneigée, et il nous faut "cramponner", pour notamment atteindre la "passe" du Coyer, petit passage entre le sommet sans nom et le Grand Coyer.

Ce passage est assez étroit, mais lorsque nous l’atteignons, la grande plaine des lacs de Lignin surgit avec l’apparition impressionnante du Sommet de la Fréma et de son voisin proche le Cairas, sublimes !

Là, débute l’ascension épique du couloir terminal vers notre objectif dont la pente est impressionnante.

L’ascension sur la neige dure de ce début de couloir est rude, et les 40° de pente nous persuadent de le gravir en zigzaguant.

Celle-ci se fait ensuite plus douce et le sommet est atteint avec délectation.

Ici, la vue est immense :
Les sommets du Mercantour à l’est, le Mont Saint Honorat juste à côté, le Pelat au nord, les Écrins au fond, l’Estrop au nord ouest, Cheval Blanc à l’ouest, le Mourre de Chanier et le Chiran au sud-ouest, etc. le pack complet des Alpes du sud !!!

L’air est frais au sommet, on ne traîne pas, et l’arête sud du Grand Coyer va nous servir de rampe pour atteindre le Plan des Mouches.

Ensuite c’est le plateau de Pra Mouret la traversée du ravin des Vallières et le retour au Plan de rieu.

La descente boisée, souple et confortable du Courradour nous est salutaire, car nos jambes comment à être un peu lourdes.

L’arrivée à Peyresc nous remplit de bonheur et le sentiment du devoir accompli domine.

Une journée magique de plus en montagne !

Dernière modification : 12 août 2018

A propos

Auteurs de cette sortie : ,

Randonnée réalisée le 10 avril 2016

Publiée le 12 avril 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par paul 1Le 12 avril 2016 à 17h25

    Bravo Cyril. Et voilà une répétition !

  • par Le 16 avril 2016 à 11h56

    merci Paul ! mais de quelle répétition parles-tu ?

  • par Le 16 avril 2016 à 13h05

    En montagne, la première cordée à faire un nouvel itinéraire à fait une première.
    La seconde cordée (et les suivantes) fait une répétition.
    C’est du jargon de montagnards.

  • par Le 19 avril 2016 à 15h46

    Ok merci Alain, je continue d’enrichir mon vocabulaire montagnard !

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