Pointe de la Foglietta (2930m) par le lac du Clou Sortie du 28 juin 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Plein soleil le matin, pas mal de cumulus l’après-midi mais le soleil brille en permanence. Température de 8°C au sommet à 12h30.

Récit de la sortie

Énième passage au Monal et toujours le même plaisir en traversant ce hameau. Ciel limpide sans un souffle d’air, les conditions sont bonnes pour choper un reflet du Mont Pourri dans le petit lac.

Et de pourri, cette montagne n’en n’a que le nom. Le mystère demeure sur l’origine de son nom, on sait juste qu’elle fut appelée Mont Pourry, Mont Thurria ou encore Mont Tourné au XIXème siècle, avant que son nom actuel ne devienne définitif suite aux premières ascensions (un peu de lecture pour approfondir).

D’ailleurs, je serais bien curieux de connaître les noms que cette incontournable cime de Haute Tarentaise a pu porter aux cours des siècles, alors que des générations de voyageurs pouvaient l’admirer en empruntant la voie romaine qui reliait Milan à Vienne via le col du Petit Saint-Bernard.

S’ensuit un court passage par le vallon du Clou, désert et bien vert, pour monter au lac du Clou. Un petit vent ride sa surface, pas de reflet pour cette fois.

J’enchaîne la partie hors sentier avec cette première pente assez rude, notamment sur la fin. Pente libre de neige, aucun souci. Court arrêt sur le replat près de la pointe cotée 2651m, j’observe la suite du parcours. Pas mal de neige, bien plus qu’attendu ! Et pourtant, toutes ces pentes sont exposées plein sud.

Autant que possible, j’évite d’abord les névés mais chaque passage sur leurs bordures est désagréable, c’est là que l’on s’y enfonce allègrement, de 30 voire 40cm. J’opte alors pour une montée en plein milieu des névés, là où la neige est la plus ferme.

Les pentes sont par endroits soutenues mais sans excès, ça grimpe tranquillement jusqu’à l’altitude 2730m. À partir de là, ça se corse un peu. Derrière une cuvette se trouve la partie la plus raide de la randonnée, il est temps de sortir les crampons.

En approche de la crête sommitale, je cherche à repérer la Pointe de la Foglietta mais je ne vois qu’une longue corniche de neige. Plus à l’est, la Pointe du Grand Soliet est libre de neige et m’invite à la rejoindre.

Ça tombe bien, c’est un sommet que je n’ai pas encore foulé qui culmine à 2928m, soit 2 mètres de moins que la Pointe de la Foglietta. Le panorama est équivalent au sud et au nord, avantageux vers l’est pour la Pointe du Grand Soliet, avantageux vers l’ouest pour la Pointe de la Foglietta.

Après longue pause au Grand Soliet, j’enfile à nouveau les crampons et engage une traversée de la crête sommitale, histoire de passer sur la Pointe de la Foglietta.

Parallèlement et à distance de la corniche, j’atteins la croix (qui n’en est plus une) située à l’extrémité ouest de la crête. C’est d’ailleurs là que se trouve le cairn de la Foglietta, quelques mètres en contrebas du véritable sommet.

Puis je reprends ma trace pour la descente, enlève les crampons à l’altitude 2730m et m’offre un peu de glisse sur une neige ferme et moelleuse à la fois.

Après avoir quitté le vallon du Clou, je reste sur le chemin qui descend vers Chenal via les chalets de la Legettaz et le hameau du Fenil.

Dernière modification : 8 juillet 2016